Michel Houellebecq — Présence humaine (2000, re. 2016)
Coil — Musick to play in the dark vol. 1 (1999, re. 2021)
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Michel Houellebecq — Présence humaine (2000, re. 2016)
Coil — Musick to play in the dark vol. 1 (1999, re. 2021)

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カタストロフ/La proie et l’ombre(獲物と陰)
CATASTROPHE: La proie et l’ombre Tricatel (RTMCD-1711)
ルトラン・ブルガラやエティエンヌ・ダオといったフランス音楽界の要人たちのサポートを受け浮上したパリのアーティスト・コレクティヴ、2025年新作。フレンチ・ポップの伝統とメロウなダウンテンポ・サウンドを統合、そこに仄かなサイケデリアを注入してシネマティックでアヴァンギャルドな唯一無二の音世界を構築。
【試聴・ご購入】 https://li.sten.to/rtmcd1730
レオ・ブロモフ/ブロモヴィーニョ
Leo Blomov: Blomovinho
Tricatel (RTMCD-1689)
「蝶のキスのように軽やかな12曲」 ― ルイ・フィリップ
「(ブラジル音楽の)古き良き時代の非の打ちどころがない美しさをいとも簡単に引き継いだ作品」 ― ショーン・オヘイガン(ハイ・ラマズ)
ベルトラン・ブルガラの薫陶を受けるフランスの新進自作自演アクト注目の第三作はフレンチ&ボサノヴァ&AORのパーフェクト・マリアージュでまた新たな領域に突入!
【試聴・ご購入】 https://li.sten.to/rtmcd1689
イングリット・カーフェン/ハイジ・ブンバイジ ― 16・モーメンツ・ドゥ・マ・ヴィ
INGRID CAVEN: Heidschi Bumbeidschi, 16 moments de ma vie
Tricatel (RTMCD-1675)
ダニエル・シュミット監督作品への出演で知られるドイツの大ベテラン俳優、イングリット・カーフェン驚きの新作音楽作品が、90年代からフランス音楽の「いま」を体現し続けてきたベルトラン・ブルガラ主宰レーベル「トリカテル」からリリースに。退廃的な艶をたたえたカーフェンの歌声、気怠くもシネマティックなエレクトロ・サウンド、長いキャリアが醸し出す得体の知れぬ凄み、それらが混然一体となって、まったくオリジナルな音の磁場が作り出されております。
【試聴・ご購入】 https://li.sten.to/rtmcd1675
Christophe Chassol est un musicien et compositeur français d’Ultrascore : prenez des sons de la rue, des images, et il en fait ça.

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COMATEENS ARE BACK
Tricatel réédite, pour la première fois en physique et numérique, les trois albums mythiques du trio new-yorkais. Sortie le 29 novembre en triple vinyle deluxe, avec les textes de Laurent Chalumeau et Jean-Eric Perrin, photos inédites et pochettes d’origine.
Pour commander:
COMATEENS - 1980 / 1985
http://tricashop.com/boutique/product.php?id_product=92
Tricatel fêtera la réédition exclusive des trois albums des Comateens aux Bains, en présence des artistes et de leurs amis le 12 novembre entre 19h et 22h. Entrée libre.
■ Est-ce que vous avez peur de la mort ?
Blandine : Oui, mais je crois que continuer à avoir peur ça me fait agir.
Pierre : Moi, je crois que j’ai peur de ne pas réussir à finir…
Blandine : Alors ça te fait agir aussi. Au-delà de nos ressentis individuels, l’idée de la fin, elle est très présente dans Catastrophe, on commence le spectacle en rappelant que ce qui va se passer ne reviendra pas. Ce n’est pas juste une belle phrase, moi quand je dis ça, je le pense vraiment, chaque concert c’est aussi la fin de ce concert-là. Il y a un vrai tragique là-dedans.
Pierre : C’est ce qui n’existe pas avec un disque, c’est pour ça que la scène nous ressemble tant que ça.
Blandine : Idéalement on ferait des disques qui s’autodétruiraient !
Arthur : Ce qu’on pourrait faire, ce serait un morceau qu’on ne pourrait écouter que 10 fois par exemple. Un morceau, tu l’achètes et tu ne peux l’écouter que 10 fois. Par exemple, imaginons, je l’écoute une première fois chez moi. Je l’écoute une deuxième fois parce que je l’adore, et à un moment je vais vous dire « Hey les gars, on va se poser et écouter un morceau, ce sera la troisième fois que je l’écoute, je veux partager ça avec vous »… et il faudrait garder des écoutes avant la fin.
Pierre : Eh, mais c’est une super bonne idée, ça !
Blandine : Est-ce qu’on serait pas encore dans l’écologie ? Dans l’écologie musicale ?
Pierre : La musique est un peu maudite parce qu’elle est immatérielle, c’est aussi pour ça qu’économiquement c’est aussi dur, parce qu’il n’y a plus de physicalité et je pense que ça dévoie beaucoup la qualité de l’écoute des gens…
Arthur: C’est comme le mot léger, quelque chose peut être léger, c’est-à-dire qu’il va voler plus facilement, et en même temps ça implique qu’il ne va pas avoir assez de poids, de consistance. On est dans une espèce d’ère légère…
Blandine : La même chose qui nous fait jouir nous fait souffrir. Nous c’est comme ça qu’on voit l’époque dans laquelle on vit. Tout meurt en permanence. Une suite de deuils qui dansent ? Voilà la vie. Interview intégrale ici
Catastrophe / Maison de la Poésie - Scène littéraire / Paris Photos : Abba Zaba Interview intégrale : L’imprimerie Nocturne ■ Comment vous définiriez Catastrophe à des gens qui ne connaîtraient pas le projet?
Arthur : Catastrophe c’est un groupe de personnes plutôt dans une tranche d’âge en-dessous de 30 ans, basé à Paris, et on se rejoint pour créer des objets qui sont de la musique ou de la scène ou du texte, où on essaye de ne rien s’interdire.
Blandine : Et moi je préciserais qu’on est 7, quand on est tous ensemble. 6 sur scène, et 7 quand on peut.
Pierre : Au-delà de faire de la musique, d’écrire des choses, je crois que ce qui nous intéresse le plus c’est de réaliser des idées qui nous excitent, qui nous enthousiasment, et si possible qui n’ont pas été encore faites.
Blandine : Et si possible qui troublent un peu le réel, la perception qu’on en a. Pas juste de faire un joli album ou un beau livre, mais fabriquer des événements. ■ Parmi les idées que vous formulez, il y a celle que « tout change à chaque instant ». Depuis la sortie du disque et du livre, il y a un peu plus d’un an, comment cette tournée vous a-t-elle transformés?
Pierre : Ça nous a intensément transformés.
Blandine : Je dirais qu’on s’est rendu compte qu’en fait, on faisait tout ça pour la scène. Personnellement, c’est le trouble principal que j’ai eu : avant je croyais qu’on faisait un disque et que ponctuellement on allait faire tel ou tel événement, alors que je me suis rendu compte que non, on faisait tout ça pour faire de la scène, pour rencontrer des gens, que c’est ça la finalité.
Arthur : On s’est rendu compte que c’était au cœur de ce qu’on faisait, le fait d’aller au contact, à la rencontre des gens, de villes qu’on ne connaît pas.
Blandine : Donner autant d’énergie et d’attention à la scène, ça a changé la musique qu’on fait, ça a changé ce qu’on dit aussi. Par exemple, on s’est rendu compte que certains mots sont cryptiques, on ne s’en rend pas forcément compte quand on les écrit, mais quand on les dit c’est frappant. L’épreuve de dire quelque chose à quelqu’un est immédiate, on sait tout de suite si la personne comprend ou pas. Et ça ça nous a beaucoup aidés à écrire et à trouver de la musique, à imaginer des événements… On se rend compte des endroits où le vocabulaire est trop littéraire ; ça ne nous intéresse pas d’être trop littéraires sur scène, ce qui nous intéresse c’est de parler à des gens. Parfois on cherchait absolument le bon mot, mais en fait si ça nous met à distance des gens, ça ne va pas. Il vaut mieux avoir un mot qui est juste à côté, et dont on va infléchir le sens par la manière dont on l’amène, plutôt que d’avoir un mot que personne ne comprend. Pierre : Je pense que ça a changé complètement notre rapport à la musique. Sur le disque on était dans une démarche de home-studio, de production assez froide et digitale, alors que, sur le prochain projet, on va avoir quelque chose qui consiste beaucoup plus à jouer et à chanter ensemble, tous dans la même pièce, on va être beaucoup plus dans quelque chose de chaud, de vivant. On va enregistrer tous dans la même pièce, ensemble. On va vraiment fonder le prochain projet sur cette expérience-là.
Blandine : L’important c’est l’adresse. Les choses sont belles, efficaces, elles fonctionnent quand elles sont vraiment adressées. J’ai aussi réalisé à quel point faire de la musique et de la scène, créer des événements, c’était prendre part à la société. On en avait l’intuition, mais ce n’était qu’une idée ; et là soudain, on rencontre des gens très différents. On a joué avec des publics qui n’ont pas les mêmes références, qui ne se ressemblent pas, qui n’ont pas les mêmes âges, les mêmes situations sociales…
Arthur : Par exemple à Marseille, avec les Francofolies de la Rochelle et Francoéduc, on a été invités à venir écrire des chansons, avec des enfants entre 8 et 12 ans. On était dans les quartiers Nord pendant une semaine et on a écrit un morceau avec eux, on est venus avec de la musique, eux ont vraiment écrit le texte et on les a accompagnés jusqu’à la fin. Il y a eu un concert au Cabaret Aléatoire et on a rencontré des gens qui étaient profondément marqués, c’était leur premier concert, ils se rendaient bien compte que c’était pas anodin d’aller dans les quartiers Nord de Marseille faire cette opération, parce que c’est des quartiers qui sont globalement abandonnés… et donc la musique mûrit grâce à ça aussi.
Blandine : Maintenant cette idée, on essaye de la pousser au bout, on a fait ça très sérieusement, on va sortir le morceau le 17 avril, un morceau vraiment produit, on a travaillé avec un graphiste, un photographe… on voulait pas faire une mission strictement sociale, on voulait aussi qu’artistiquement il y ait une valeur. On est allés jusqu’au bout de ça. Mais ouais faire des choses avec des gens qui ne vivent pas comme nous, faire des choses dans des pays étrangers avec des gens qui ont pas notre âge… à chaque fois on est stupéfaits de ce que ça nous enseigne.