Léopold Rabus
        Les individus représentés par Léopold Rabus sont malheureux, horribles, maladroits ou fous, mais dans leurs représentations il y a toujours une note d’humour. L’art contemporain qu’il exerce, évoque les traditions et les coutumes locales puis il les peint comme pour en faire un tableau comique.
C’est toujours dans un contexte « banal » qu’il réalise ses oeuvres : un bois, un hangar désert, un sous-sol, une chambre ou encore une maison en bois. Il travaille sur les lieux dans lesquels il vit.
 Ce qui le fascine c’est le contexte et les traditions locales qui disparaissent.         La scène de chasse, par exemple, ne sont pas une scène héroïque, mais un spectacle tragi-comique de deux chasseurs laids avec des cornes et des fusils, accompagné par une meute de chiens qui sont occupés à déchirer un renard.
Léopold Rabus (Suisse, 1977- ),  Neige et Renard (Schnee und Fuch), 2007, huile sur toile, dyptique, 230 x 300cm, Stuttgart, galerie Adler.         Dans l’oeuvre « l’homme aux gros doigts dans ma maison » il représente le corps d’un nain atrophié avec le visage du fils de ses amis. En déclinant l’espace, il rend la scène absurde.
Léopold Rabus, L’homme au gros doigts dans ma maison, 2006, huile sur toile, 220×240 cm,Art Collection of Julius Baer, courtesy Artrepco Gallery, Zurich.
Léopold Rabus, La bergère et le bucheron (The shepherd and the lumberjack), 2006, oil on canvas, 200 x 240 cm, Art Collection of Julius Baer, courtesy Artrepco Gallery, Zurich.
        On pourrait penser que ses personnages sont réalisés de manière caricaturale. Malgré que les paysage ou que les fonds soient souvent représentés de manière réaliste. Les individus ont souvent une tête énorme et un corps minuscule, il travaille leurs disproportions. Les personnages sont souvent en train de vivre une situation quotidienne, le fait de donner un aspect caricatural les décrédibilisent et rend leurs occupations pittoresques et futiles.
L’artiste créé une atmosphère inquiétante, un univers imaginaire qui déstabilise.

Léopold Rabus, La Maison des Oiseaux (The house of birds), 2005, mixed technique on canvas, 190 x 230 cm, Gemeentemuseum Den Haag.
Léopold Rabus, La mise en terre du renard (The burial of the fox), 2007, oil on canvas, 270 x 380 cm (diptych, 270 x 190 cm each), Gemeentemuseum Den Haag.         Il peint de façon à ce que ses traits soient précis, il se dégage plus clairement les scénographies qu’il établit dans ses tableaux. Cela permet au spectateur de pénétrer dans un monde cauchemardesque et leur imposer une imagination débordante dans laquelle ils se fondent.

Léopold Rabus, Le Point d’Eau (The standpipe), 2008, oil on canvas, 240 x 300 cm, courtesy Galerie ADLER, Frankfurt.
Art tattler, Art tatare internationnal. « Finding the Humor in Traditions and Customs Found off the Beaten Path ».
http://arttattler.com/archiveleopoldrabus.html , 11/12/15.


 Boum Bang, Boum Bang. JEAN-PAUL GAVARD-PERRET, « Léopold Rabus, service compris », 20/05/14.
 http://www.boumbang.com/leopold-rabus/ , 11/12/15.















