Ce que nous font les outils quand nous construisons
Une réflexion ce jour sur la manière dont les outils ouvrent nos horizons pendant que nous apprenons à construire.
Evidemment, je suis en train de construire ma tiny en apprenant tout et n'ayant pas acquis de compétences de construction avant. Alors je serais curieuse d'avoir le point de vue d'étudiants, de compagnons maçons, de professionnels du métier.
Pour ma part, j'apprends les outils uniquement quand j'en ai besoin. Non pas qu'ils soient difficiles d'apprentissage ou d'usage dans le cadre de la construction de cette tiny house, mais c'est juste qu'en apprendre un correctement est déjà quelque chose.
D'autre part, et cela rejoint une philosophie personnelle et que certain.e.s ne trouveraient pas complètement cartésienne, mais j'aime bien fabriquer quelque œuvre que ce soit avec le moins d'outils possibles quand je le peux.
En général, j'utilise les outils les plus basiques. Puis je n'ai plus le choix que d'utiliser un nouvel outil soit que son efficacité est une évidence, soit que sans l'outil en question, je ne peux plus du tout avancer.
J'ai fini par acheter une scie sur table parce que j'avais besoin de pouvoir déligner vite des montants ou des solives. J'ai dû laisser la scie 3 semaines sans la monter tant elle m'impressionnait quand elle est arrivée dans son carton, alors que j'avais déjà utilisé celle de Fieke au hangar.
Fred m'a prêté un trusquin en plus de bien d'autres outils - comme une très grande équerre en métal et d'autres choses essentielles. Et bien, j'ai besoin que le trusquin soit sous mes yeux un certain temps avant de l'adopter comme une normalité et un geste simple.
Après, j'aime bien aussi utiliser des outils de manière ingénieuse et pour cela, j'ai une préférence pour les outils maniables, quitte à être moins "propre". Par exemple, j'adore utiliser la mini scie circulaire. Elle est légère et rapide à sortir et ranger, là où mon autre scie circulaire - une grande, ne m'enthousiasme à utiliser que quand je n'ai pas d'autre choix.
D'un autre côté, j'ai trouvé moyen de faire mes bouts d'écharpes en bois qui maintiennent mes murs à toute vitesse en utilisant la scie à onglet, là où avant, je le faisais à la scie japonaise (très efficace par ailleurs).
Mais revenons à nos moutons, que me font ces outils avec l'acquisition de ces nouveaux gestes ? Parce que pour tout vous dire, mon monde a bien changé depuis que je peux agir avec.
Après tout, nous visons dans des constructions, sommes entourés en permanence par des murs, des cloisons, des fenêtres, des portes, sans parler des meubles etc.
Je n'ai maintenant plus les mêmes obstacles qu'avant devant une porte défaillante (à part la flegme de m'occuper de la porte coulissante de mon placard, allez savoir pourquoi)
quand j'aurai fait l'électricité et la plomberie de ma tiny, il sera plus simple de comprendre un problème électrique où que je sois.
Quand on construit, ces nouveaux outils nous rendent bioniques - ce sont des prothèses et des robots très puissants qui m'aident à construire. Qui ont aussi leurs dangers d'ailleurs, mais qui avant tout m'aident.
La scie onglet est définitivement ma meilleure amie sur le chantier. La visseuse dévisseuse aussi. La mini scie circulaire. Ces derniers jours, l'usage de l'échaffaudage fait plus que jamais sens.
Mais évidemment aussi : niveau, marteau et maillet, ciseaux, pinces, poinçon, et l'inévitable équerre. Et l'équerre 3D, cette merveille qui change tout de mon point de vue.
Et plus discrètement des outils de mon enfance à l'école : crayon, gomme, règle, papier, rapporteur, équerre plastique. C'est drôle d'acheter ces derniers au rayon des fournitures scolaires !
Dans mon collimateur des outils que je dois encore apprivoiser, j'ai le trusquin, la défonceuse, le multitool, et tout simplement le fil à plomb.
Avec tout ça, je ne vous ai pas dit précisément ce que j'ai l'impression que ça peut me faire, comment ça peut changer un esprit. Une autre fois, c'est promis












