Tu sais ça fait 4 mois, que je pense Ă lui Ă©crire. Aujourdâhui, Ă 23h35 il a reçu un message, une toute nouvelle conversation sâest ouverte.
Tu sais, ça fait 4 mois, que je pense Ă lui Ă©crire. Jâai revu sa photo en lui envoyant le long message. Jâai frissonnĂ©. Le souvenir de cette soirĂ©e tient dans un frisson.
Tu sais, ça fait 4 mois, que je vois mon violon, et que je pense Ă lui. Je repense au poĂšme quâil mâa inspirĂ©, je repense au soleil qui se lĂšve et Ă nos longues discussions passionnĂ©es, sur le balcon. Nous dansions sur des bouts de verres cassĂ©s, nous avons eu de la chance. Certains se sont fait mal, nous avons eu de la chance. Nous nous sommes souris de trĂšs prĂšs, nous avons eu de la chance.
Tu sais, ça fait 4 mois, mais je pensais pas. Je ne compte plus le temps des agendas. Tout se mesure en humeur maintenant tu sais. Tu sais ça fait 4 mois, le frisson est intact.Â
Tu sais, ce soir je lui ai Ă©crit. Je me suis excusĂ©e dâapparaĂźtre comme ça, et je lui ai dit âreprends la flĂ»te traversiĂšre sâil-te-plaĂźt, le temps cicatrise la dure sĂ©paration avec lâinstrument, mais nous le fait oublier surtout. Câest si puissant, tu sais, de jouer de nouveau. Il faut jouer, il faut jouer. On se lâĂ©tait promis.âÂ
Câest tout. Rien de plus. Rien sur le poĂšme. Rien sur la danse dangereuse. Rien sur le frisson. Je prĂ©fĂšre jongler seule avec mon imaginaire.Â
Je lui ai demandĂ© de reprendre la flĂ»te traversiĂšre.Â
Le genre de relation que je préfÚre.