Le retour du souverain - Arthur/GueniĂšvre
Re-salut le fandom Kaamelott ! Voici ma fic pour le Secret Santa 2021, Ă©crite pour @yumeka-chan!Â
RĂ©sumĂ©: aprĂšs avoir rĂ©cupĂ©rĂ© la Bretagne des griffes de Lancelot, Arthur sâĂ©tait embarquĂ© dans une tournĂ©e de lâĂźle pour montrer au peuple quâil Ă©tait bel et bien de retour. AprĂšs de longs mois passĂ©s loin des ruines de Kaamelott, il Ă©tait sur le point de retrouver ce quâil restait de sa maison. Mais ce qui lâenchantait surtout, câĂ©tait la perspective de retrouver sa femme...
100% fluff du couple royal, avec la brÚve participation de quelques chevaliers et de notre enchanteur préféré!
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Sur la route qui le ramenait Ă Kaamelott, Arthur, emmitouflĂ© dans lâamas de fourrures, Ă©charpes et autres vĂȘtements de laine que GueniĂšvre lâavait forcĂ© Ă emporter, se demandait ce qui lâattendait Ă son retour.
Il Ă©tait parti il y avait dĂ©jĂ plusieurs mois, laissant derriĂšre lui les ruines Ă peine dĂ©blayĂ©es de son ancienne demeure et des ordres pour la faire reconstruire. Sa mĂšre et sa belle-mĂšre avaient jugĂ© bon quâil entreprenne de faire le tour de lâĂźle afin de montrer Ă tous que le roi Ă©tait de retour en Bretagne, avec sa fidĂšle Excalibur, sa fidĂšle femme et ses fidĂšles chevaliers. Arthur nâavait rien trouvĂ© Ă redire Ă cette idĂ©e sur le plan politique, bien quâune tournĂ©e des patelins miteux de son royaume soit lâexact opposĂ© de ce quâArthur dĂ©sirait faire aprĂšs dix ans dâabsence. Il Ă©tait donc parti un peu Ă reculons, mais il avait refusĂ© dâemmener GueniĂšvre avec lui. Dâabord parce quâil supportait mal lâidĂ©e quâelle gĂąche encore du temps Ă le suivre dans une quĂȘte futile qui ne lui apporterait rien, mais aussi car elle Ă©tait la seule personne en qui il avait confiance pour assurer la bonne marche des opĂ©rations Ă Kaamelott. Il lâavait donc quittĂ©e encore une fois, mais en lui promettant de revenir, les bras chargĂ©s de cadeaux et la tĂȘte emplie dâhistoires Ă lui conter.
-       Sire, sire !! Droit devant !!
La voix de Merlin, qui Ă©tait en tĂȘte du petit groupe traversant la forĂȘt, tira le roi de ses pensĂ©es. Il lĂącha du regard la nuque de son cheval et leva la tĂȘte. Devant lui, Ă une quinzaine de pieds, Merlin gigotait vivement, agitant un bras en direction de la route. A ses cĂŽtĂ©s, Gauvain semblait encore plus Ă©garĂ© que dâhabitude, tournant la tĂȘte dans tous les sens dans lâespoir dâapercevoir ce que Merlin tentait tant bien que mal dâindiquer. Pour une fois, Arthur avait de la compassion pour son neveu ; lui non plus ne voyait rien.
-Â Â Â Â Â Â Â Merlin, je vous jure, si vous nous faites un foin pareil pour une biche boiteuse ou un liĂšvre en crise dâapoplexie, je vous retire votre titre dâenchanteur.
-       Mais quand est-ce que vous allez vous mettre en tĂȘte que je suis druide, enfin !! Et que quand je vous appelle câest pour des choses importantes comme, je sais pas moi, Kaamelott droit devant ??
Arthur eut Ă peine le temps de se mordre les doigts dâavoir Ă nouveau Ă©tĂ© blessant envers son ami avant de voir, juste lĂ oĂč Merlin lâavait indiquĂ©, dans une petite trouĂ©e entre les arbres, de la fumĂ©e Ă©manant dâun grand chantier qui commençait Ă ressembler Ă une muraille en bonne et due forme. Sa vision fut rapidement obstruĂ©e par la tĂȘte de Gauvain, qui sautillait sur place dans lâespoir de voir quelque chose, visiblement sans rĂ©sultat probant. LâĂ©motion qui frappa Arthur de plein fouet resta avec lui bien plus longtemps que la distante image de Kaamelott. Il ne lâadmettrait probablement jamais en public, mais il Ă©tait Ă©mu Ă lâidĂ©e de retrouver sa maison, la seule quâil ait jamais vraiment connue. Plus que ça, il Ă©tait excitĂ© comme une gosse de pouvoir amĂ©nager sa maison avec sa femme, ensemble, en famille. Pendant un instant, il rĂ©ussit Ă totalement oublier la liste de raisons pour lesquelles il Ă©tait parti il y avait tant dâannĂ©es, et la liste encore plus longue de raisons â pas toujours bien logiques â pour lesquelles il nâavait pas voulu revenir.
Une voix tira encore le roi de ses pensĂ©es, mais câĂ©tait une voix pour laquelle Arthur avait toujours eu plus de patience quâĂ son habitude.
-       Oui, Perceval ?
-       Vous allez dormir oĂč ?
-       Comment ça ? Cette nuit, vous voulez dire ? Ben comme dâhab-
-       Non non, je veux dire quand on sera Ă Kaamelott. Parce que moi avant je dormais sous la Bretagne avec Karadoc, mais comme on a dĂ©truit les tunnels Karadoc a dit quâil allait construire une cabane le temps quâon rĂ©cupĂšre nos chambres Ă Kaamelott. Vous avez dit quâil faudrait des annĂ©es pour reconstruire alors je me demandais sâil vous fallait un endroit, je veux dire si vous voulez dormir avec moi je peux dire Ă Karadoc de dĂ©gager de la cabane.
Arthur eut un bref sourire.
-       Câest gentil Perceval, mais je ne voudrais pas que Karadoc soit privĂ© de votre compagnie plus longtemps. Je suis sĂ»r quâil y aura de la place pour moi dans la tente de ma femme.
Deux jours plus tard, le roi, son enchanteur et ses deux fidĂšles chevaliers arrivĂšrent Ă Kaamelott. Le chantier Ă©tait entourĂ© dâune palissade en bois, derriĂšre laquelle trĂŽnaient une demi-douzaine de machines de guerre en tout genre. Au loin, Arthur vit LĂ©odagan, visiblement en pleine inspection de son systĂšme de dĂ©fense. Arthur se retint dâaller lui demander pourquoi il mettait autant dâĂ©nergie Ă garder un tas de pierres et de planches, ne souhaitant pas irriter lâhomme qui lui avait en partie permis de rĂ©cupĂ©rer son trĂŽne. Il ne souhaitait pas non plus attiser la colĂšre du roi Burgonde ; bien que ce dernier nâaie jamais reprĂ©sentĂ© une menace Ă proprement parler, lâĂ©tat actuel de ses dĂ©fenses ne permettait pas de faux pas, si petit soit-il.
Le site Ă©tait sĂ©parĂ© en trois parties : le chantier mĂȘme, oĂč une vingtaine dâouvriers, maçons, et charpentiers sâaffairaient sans relĂąche ; les ateliers, oĂč des artisans Ă©taient occupĂ©s Ă forger, sculpter, tisser, cuisiner et organiser les diverses tĂąches permettant Ă la construction de poursuivre son cours ; enfin, les habitations, qui nâĂ©taient quâun maigre groupe de tentes lorsquâArthur Ă©tait parti, et qui Ă©taient devenues un amas de huttes et de chaumiĂšres commençant Ă ressembler Ă un petit village. En voyant cela, le roi eut chaud au cĆur. Tous ces gens travaillaient, vivaient lĂ dans le mĂȘme but, consciemment ou non : faire de la Bretagne une terre meilleure quâelle ne lâavait Ă©tĂ© sous Lancelot, et mĂȘme sous Arthur avant lui. Etrangement, il recommençait Ă croire que câĂ©tait possible.
GueniĂšvre lâattendait sur le pas de la porte dâune des plus grandes maisons, bien que de lâextĂ©rieur il Ă©tait Ă©vident quâelle ne pouvait contenir plus de deux piĂšces. Arthur ne fut pas surpris de la trouver lĂ Â : depuis quâil avait dĂ©passĂ© la palissade, la nouvelle de son arrivĂ©e avait sembler le prĂ©cĂ©der, et de nombreuses personnes Ă©taient postĂ©es de part et dâautre de son chemin pour saluer le roi. GueniĂšvre, elle, Ă©tait assise sur un petit banc devant la maison, et elle sauta presque sur ses deux pieds lorsquâelle aperçut enfin son Ă©poux. Arthur descendit de son cheval et resta lĂ , Ă quelques mĂštres dâelle, ne sachant trop comment la saluer, surtout en prĂ©sence de la dizaine de badauds qui gravitaient autour du couple royal. Il aimait GueniĂšvre, il en Ă©tait certain, mais on ne pouvait effacer tant dâannĂ©es dâindiffĂ©rence â rĂ©elle ou affectĂ©e - si facilement.
GueniĂšvre, elle, nâavait que faire du passĂ© houleux de sa relation avec son mari, ou des regards trop curieux de la foule. Elle combla les quelques pas qui la sĂ©paraient dâArthur et passa son bras dans le creux du sien, lâemmenant rapidement vers la maison.
-       Vous voilĂ enfin ! JâespĂšre que vous avez fait bon voyage ! Mais vous devez ĂȘtre gelĂ©, entrez vous rĂ©chauffer prĂšs du feu !
La porte se referma sur le couple royal, et Arthur vit devant lui sa nouvelle demeure temporaire. Comme il lâavait supposĂ©, la piĂšce dans laquelle il se trouvait nâĂ©tait pas bien grande. A en juger par les lĂ©gumes et assiettes disposĂ©s sur une table Ă cĂŽtĂ© de lâĂątre et par les deux chaises qui lui faisaient face, il se trouvait tout Ă la fois dans sa salle Ă manger, sa cuisine et son salon. Un pot de chambre dans le coin le plus Ă©loignĂ© de la piĂšce lui indiqua, comme il pouvait sây attendre, que lâarchitecte de la bĂątisse nâavait pas jugĂ© nĂ©cessaire dây intĂ©grer des latrines.
En voyant le regard calme dâArthur se poser sur la piĂšce, GueniĂšvre sembla prise dâun accĂšs de panique.
-       Oui, je sais, nous sommes bien loin du confort auquel vous Ă©tiez habituĂ©âŠ
-       Je suis habituĂ© Ă des camps militaires et Ă des quartiers dâesclaves, croyez-moi, je nâai pas lâhabitude de faire le difficile.
-       Tout de mĂȘme, vous ĂȘtes le roi ! Je trouve cela intolĂ©rable que vous ayez Ă partager un espace aussi petit avec moi.
-Â Â Â Â Â Â Â GueniĂšvre.
Le ton dâArthur avait soudainement changĂ©, comme sâil parlait Ă une enfant apeurĂ©e par une tempĂȘte, et non Ă sa femme quâil nâavait jamais hĂ©sitĂ© Ă rembarrer sans scrupules. Il sâĂ©tait tournĂ© vers elle et la regardait avec tendresse, et ce qui semblait ĂȘtre une pointe dâamusement. Comme si cela ne suffisait pas Ă faire rougir GueniĂšvre, il ajouta :
-Â Â Â Â Â Â Â Cette maison pourrait ĂȘtre deux, trois fois plus petite, je mâen fiche. Ce qui mâimporte câest de la partager avec vous, justement.
Une fois nâĂ©tait pas coutume, GueniĂšvre ne sut que rĂ©pondre. Elle aurait voulu lui dire quâelle partageait son sentiment (ce qui Ă©tait vrai, mĂȘme si elle aurait tout de mĂȘme prĂ©fĂ©rĂ© un confort matĂ©riel un peu supĂ©rieur Ă celui quâelle avait connu dix ans durant Ă la tour), quâelle Ă©tait prĂȘte Ă faire des pieds et des mains pour rendre la maison aussi agrĂ©able que possible, que tout ce qui lui importait vraiment câĂ©tait de le voir heureux, quâil lui avait plus manquĂ© pendant ces mois dâabsence quâelle ne lâavait cru possible. Mais sa gorge Ă©tait nouĂ©e dâĂ©motion, et elle ne voulait pas pleurer devant Arthur, pas maintenant, ils avaient trop de choses Ă se dire et Ă faire. Elle leva ses yeux embuĂ©s vers son Ă©poux, qui sembla comprendre en cet instant tout ce quâelle souhaitait exprimer. Lentement, dĂ©libĂ©rĂ©ment, Arthur sâavança vers elle et, pour la premiĂšre fois depuis ce qui leur semblait une Ă©ternitĂ©, ils sâembrassĂšrent.
Arthur ne tarda pas Ă sâendormir ce soir-lĂ , Ă©puisĂ© par le voyage et par lâeffort physique quâil avait fourni au cours des deux derniĂšres heures. Il aurait Ă©tĂ© incapable de dire sâil Ă©tait assoupi depuis quelques minutes ou plusieurs heures, mais son esprit embrumĂ© fut tirĂ© de sa torpeur par de petits craquements qui semblaient Ă©maner de la piĂšce principale. Il ouvrit les yeux et constata quâil Ă©tait seul dans le lit de la petite chambre.
-       GueniÚvre ?
Une petite voix se fit entendre de la piĂšce attenante.
-       Oh pardon ! Je ne voulais pas vous réveiller, rendormez-vous mon ami !
-       Quâest-ce que vous faites ? Revenez vous coucher, le lit refroidit sans vous.
GueniĂšvre passa sa tĂȘte dans lâembrasure de la porte et sourit Ă Arthur, penaude.
-       Il est presque cinq heures du matin, jâallais ouvrir lâenclos des chĂšvres et des moutons, et chercher des Ćufs et des lĂ©gumes.
-       Mais enfin, il fait encore nuit dehors ! Vous pouvez pas faire ça plus tard ?
-       Je pourrais, oui, seulement aprĂšs il faut que jâaille chercher de la laine chez Guethenoc pour les tisseuses et que je passe au chantier vĂ©rifier que les ouvriers ne manquent de rien. Et puis jâai promis Ă ma mĂšre de discuter des plans du deuxiĂšme Ă©tage du chĂąteau aujourdâhui, puisque le premier est presque terminĂ© et quâelle sâobstine Ă vouloir mettre une baignoire au deuxiĂšme Ă©tage, ce qui me semble une trĂšs mauvaise idĂ©e pour les pauvres servants qui ont autre chose Ă faire que de transporter toute cette eau-
En voyant le regard amusĂ© que lui jetait son Ă©poux, GueniĂšvre sâinterrompit, visiblement gĂȘnĂ©e de lâembĂȘter avec ses affaires triviales. Arthur, lui, nâĂ©tait pas du tout de cet avis.
-       Merci de faire tout ça, vraiment. Je suis certain que la construction ne serait pas aussi avancĂ©e sans vous. Mais je suis lĂ maintenant, je vais pouvoir vous aider avec tout ça. Revenez vous coucher une heure ou deux, et ensuite je mâoccuperai du chantier et de votre mĂšre pendant que vous ferez le reste, si ça vous convient.
-       Oh câest gentil !!
GueniĂšvre rejoignit Arthur dans leur couche, qui nâĂ©tait pas assez grande pour maintenir la distance habituelle que les Ă©poux avaient toujours observĂ©e. Cela importait peu maintenant, puisquâaucun dâeux ne souhaitait rester trop longtemps Ă©loignĂ© de lâautre. Les pieds et les mains de GueniĂšvre Ă©taient froids, et Arthur tenta tant bien que mal de les rĂ©chauffer en la serrant contre lui. Sa femme poussa un soupir de satisfaction et posa un baiser sur lâĂ©paule dâArthur. Ils restĂšrent ainsi un moment, dans un silence tranquille. Arthur Ă©tait sur le point de se rendormir, quand la voix de GueniĂšvre chuchota :
-       Pour la baignoire et ma mĂšre vous faites comme vous voulez, câest votre chĂąteau aprĂšs tout, et si jâai pris des dĂ©cisions qui ne vous plaisent pas en votre absence, vous pouvez Ă©videmment changer tout ce qui vous semble inadĂ©quat.
-       Non, non, non. Je vous fais confiance, et je suis sĂ»r que le premier Ă©tage est somptueux, et que le deuxiĂšme le sera aussi. Lâemplacement de la baignoire je mâen fiche pas mal, ce qui compte câest quâil vous plaise Ă vous. Que vous vous sentiez chez vous Ă Kaamelott. Avec moi.
Arthur se trouvait maladroit, et bĂȘte, tellement bĂȘte ! Il avait lâimpression dâĂȘtre Ă nouveau un adolescent, de ne pas savoir sâexprimer correctement. Il avait peur de la frustrer, quâelle rĂ©alise quâelle mĂ©ritait mieux quâun mari qui ne lâavait jamais considĂ©rĂ©e Ă sa juste valeur, quâelle dĂ©cide quâil Ă©tait trop tard pour lui pardonner toutes ses erreurs.
GueniĂšvre, elle, avait pardonnĂ© Arthur il y avait longtemps. Elle nâavait jamais cessĂ© de lâaimer, et son cĆur sâemplit de joie en entendant son Ă©poux exprimer maladroitement son affection pour elle. Elle murmura un « merci » qui serait restĂ© inaudible si elle nâavait pas Ă©tĂ© collĂ©e Ă lâoreille dâArthur, et lâembrassa Ă nouveau, avant de poser sa tĂȘte sur le torse du roi.
AllongĂ© sur leur couche, Arthur sentit Ă nouveau le sommeil appeler son esprit fatiguĂ©. Il faisait chaud dans la chambre, et la prĂ©sence de GueniĂšvre le rĂ©confortait. Ca allait ĂȘtre une belle journĂ©e. Il allait visiter lâĂ©bauche de sa future demeure, gueuler un bon coup sur sa belle-mĂšre (ce qui contribuait toujours Ă le mettre de bonne humeur) et rendre visite Ă Bohort, qui ne lâavait pas accompagnĂ© dans son long pĂ©riple. Et aprĂšs, une fois ses devoirs de souverain accomplis, il rentrerait chez lui pour retrouver sa femme, et ils passeraient des heures Ă se raconter toutes les histoires quâils avaient vĂ©cues ces derniers mois, et ils iraient se coucher ensemble la nuit venue. Arthur espĂ©rait de tout son cĆur quâil pourrait encore vivre des centaines de journĂ©es comme celles-ci, entourĂ© de ses amis et aux cĂŽtĂ©s de GueniĂšvre. Mais pour le moment, le futur ne le prĂ©occupait pas. Pour le moment, il sâendormait aux cĂŽtĂ©s de la reine, et câĂ©tait tout ce quâil voulait vraiment.