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Les Français fĂȘtent leur 14 juillet ce soir Ă @comediedemontreal #humour #fete #specatcle (Ă Théùtre La ComĂ©die de MontrĂ©al) https://www.instagram.com/p/CRVBPJ-Hodg/?utm_medium=tumblr
Collaboration de la CCBN au spectacle théùtral Sur les traces de La Corrivaux
La Commission des champs de bataille nationaux (CCBN) est ravie de collaborer pour une sixiĂšme annĂ©e consĂ©cutive au spectacle théùtral Sur les traces de La Corrivaux, prĂ©sentĂ© par la municipalitĂ© de Saint-Vallier. GrĂące Ă une centaine de bĂ©nĂ©voles de lâendroit, la lĂ©gende revivra le samedi 25 aoĂ»t prochain Ă lâĂ©glise de Saint-Vallier, Ă Saint-Vallier de Bellechasse, lieu de naissance et de rĂ©sidence de Marie-Joseph Corrivaux.
Faits en bref
Musiciens, comĂ©diens et figurants incarneront les diffĂ©rents protagonistes de lâĂ©poque et viendront tour Ă tour raconter lâhistoire dramatique de celle qui a laissĂ© son nom dans lâhistoire et dans la lĂ©gende de La Corriveau. Sur les traces de La Corrivaux met en contexte les faits vĂ©ridiques du procĂšs, lâexĂ©cution et les lĂ©gendes qui sont encore bien vivantes dans lâimaginaire collectif. DĂ©couvrez la vĂ©ritable et tragique histoire de cette femme qui a Ă©tĂ© reconnue coupable du meurtre de son deuxiĂšme mari, Louis-Ătienne Dodier.
La mise en scĂšne et le scĂ©nario ont Ă©tĂ© créés par lâĂ©quipe dâanimation de la Commission des champs de bataille nationaux alors que la distribution sera assurĂ©e, en grande partie, par les citoyens de Saint-Vallier. Une cinquantaine dâentre eux seront en costume dâĂ©poque et incarneront les personnages prĂ©sents au procĂšs de Marie-Joseph Corrivaux.
Le samedi 25 aoĂ»t 2018, Ă lâĂ©glise de Saint-Vallier. Animation sur le parvis de lâĂ©glise dĂšs 19 h 15 et spectacle Ă 20 h. Billets en vente au coĂ»t de 35 $ (siĂšge rĂ©servĂ©). Non recommandĂ© aux 13 ans et moins.
Information et réservation : lacorrivaux.net,  stvallierbellechasse.qc.ca, 581 748-3024.
"Autour de Leonardo avec Cyrano ou l'amour infini Ă EAUBONNE
âAutour de Leonardo avec Cyrano ou lâamour infini Ă Â EAUBONNE
âCyrano ou lâAmour infiniâ Fresque théùtrale rĂ©alisĂ©e par la troupe âAutour de Leonardoâ
Câest une version grand spectacle de la cĂ©lĂšbre piĂšce dâEdmond Rostand telle que vous ne lâavez jamais vu que vous propose lâAssociation âAutour de Leonardoâ reprĂ©sentĂ©e par sa pPrĂ©sidente Monique POTEL-DERIEZ.
A mi-chemin entre le Théùtre et le cinĂ©ma. JouĂ©e en direct par 150 artistes et escrimeurs sur unâŠ
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Vérino au Banane Comedy Festival !
Mercredi 9 avril, au Rolex Learning Center pour le Banane Comedy Festival, câest le trĂšs talentueux et adorable VĂ©rino qui a pris possession de la scĂšne. Mais avant quâil conquĂźt le public, il nous a fait la prĂ©sentation non pas de LA premiĂšre partie mais des DEUX premiĂšres parties de son spectacleâŠ
 Câest dâabord le bosniaque naturalisĂ© suisse, Samir Alic, qui est venu faire son show sur scĂšne. La particularitĂ© de Samir, câest quâil nous fait voyager Ă travers le monde grĂące Ă ses anecdotes qui regroupent des personnes de toutes les origines possibles. Il y a toujours ce petit cĂŽtĂ© comparatif entre la Suisse et les autres pays et cela fait rire le public. Quand les spectateurs se sentent concernĂ©s, quand ils voient de quoi lâartiste parle, il est bien plus simple de faire rire et ça, Samir lâa trĂšs bien comprisâŠ
 CâĂ©tait ensuite au tour du grand gagnant du Tremplin de FrĂ©quence Banane 2014 de venir nous faire rire. Alexandre Kominek a trĂšs bien relevĂ© le dĂ©fi avec son humour noir et je me rĂ©jouis de voir ce quâil nous rĂ©serve Ă lâavenir :)
 Ensuite, il y a quand mĂȘme VĂ©rino qui est venu nous prĂ©senter son spectacle. Son humour dâobservation va du test de grossesse, Ă la diffĂ©rence sur la pisse entre hommes et femmes en passant les joies de la paternitĂ© et de la masturbation (lâordre est un peu alĂ©atoire, mais câest juste pour que vous vous fassiez une idĂ©e de lâĂ©tendue des sujets que ce cher VĂ©rino peut prĂ©senter en riantâŠ)
Ce que jâadore chez VĂ©rino, câest ce cĂŽtĂ© trĂšs naturel, trĂšs « partageant ». Par « partageant », je veux dire quâimporte ce quâil fait durant le spectacle, tu as juste lâimpression dâĂȘtre Ă une soirĂ©e avec un pote qui te raconte des petites anecdotes de la vie, quâil partage son vĂ©cu de maniĂšre dĂ©tournĂ©eâŠ
VĂ©rino a vraiment assurĂ© Ă fond ! CâĂ©tait dĂ©jĂ la troisiĂšme fois que je voyais ce spectacle, et lĂ , il a carrĂ©ment fait 40 minutes dâimpro ! Il sâest vraiment appropriĂ© ce Learning Center en parlant de ce lieu habitĂ© par des Ă©tudiants trop intelligents (ou qui nous font croire quâils le sont en tout cas). Il rĂ©ussi Ă nous faire rire avec nos banques et nos chocolats, juste avec des idĂ©es qui lui venaient sur le coup. Il a eu tellement des idĂ©es dingues cette soirĂ©e-lĂ , quâil sâest mĂȘme mis Ă imiter le Toblerone, et croyez-moi, cette image restera dans la mĂ©moire des personnes prĂ©sentes ce soir-lĂ .
 Je nâai pas envie de vous en dire plus, je vais plutĂŽt laisser VĂ©rino en parler. En effet, jâai eu lâimmense honneur dâinterviewer cet artiste que jâapprĂ©cie beaucoup. Pour un dĂ©pucelage dâinterview, jâai vraiment Ă©tĂ© bien servi⊠Bonne lecture ! Et pour ceux qui prĂ©fĂšrent Ă©couter lâinterview, jâai mis un lien Ă disposition :
 Jâai donc eu la chance de poser quelques questions Ă VĂ©rino dans sa loge avant quâil joue son spectacle au Rolex Learning Center. Une bonne partie de son staff Ă©tait aussi prĂ©sente, donc vous verrez quâau fil de lâinterview, ils interviennent parfois. CâĂ©tait une super expĂ©rience et jâespĂšre que jâaurai lâoccasion de la renouveler encore souvent :)
 Bonsoir VĂ©rino ! Ăa va ? Comment te sens-tu juste avant de monter sur scĂšne ?
Ben Ă©coute, bonsoir Aylin ! Ăa va, je me sens trĂšs trĂšs bien, comme tous les jours avant de monter sur scĂšne. Je suis ravi dây aller, je suis mĂȘme un peu impatient parce que jâaime bien ce taf, donc du coup, tant que je ne le fais pas, je suis un peu malheureux. Donc lĂ , je suis dans un Ă©tat de manque, tu vois, comme un droguĂ© qui attend de prendre sa dose. Je suis le canapĂ© en faisant « heeeeeee laissez-moi monteeeeeez » (bruit de droguĂ© en manque. Câest dur Ă retranscrire, jâespĂšre mâen ĂȘtre sorti comme il le fallait. Si vous voulez entendre ce que ça donne, cliquez ici). VoilĂ oĂč jâen suis Ă une demi-heure du spectacle.
 As-tu un pire souvenir dâun passage sur scĂšne ?
Heu, ouais, jâai un pire souvenir. Quoi que, avec le recul il est un peu bon quand mĂȘme. Câest un jour oĂč un mec, je lui parlais pendant le spectacle, et il a refusĂ© un truc, je ne sais plus ce que câĂ©tait⊠Je lui dit : « Ben, tâes pas sympa. »  et il me dit : « Tu ne me tutoies pas. » Je me suis dit : « Tiens ! Ăa sent mauvais. » Et aprĂšs il mâa dit « Tâes pas drĂŽle. Et toute la salle le pense. » Et lĂ , dâun coup, tu sais quand tâentends ça, tu te dis « Si ça se trouve, câest vraiâŠÂ » Ăa faisait deux ans que je jouais, donc jâĂ©tais vraiment trĂšs perturbĂ©. Peut-ĂȘtre quâil a raison, peut-ĂȘtre que machin et ça a foutu un froid dans la salle. Du coup, les gens ne savaient pas sâil jouait avec moi ou pas et en fait, câĂ©tait trĂšs trĂšs drĂŽle. A un moment, il y a eu une espĂšce de violence et ensuite je lâai vouvoyĂ©, je lâai pris pour une princesse. Jâai jouĂ©, vraiment : « Excusez-moi de vous dĂ©ranger, asseyez-vous. BienâŠÂ » Je lui ai proposĂ© de quitter la salle en disant que de toute façon sâil nâaimait pas le dĂ©but du spectacle, il y a peu de chance quâil en aime la fin. Et il a voulu rester. Donc lĂ , autant te dire que je me suis marrĂ© parce que chaque vanne finissait par « Quâest-ce que tâen penses Michel ? » (rires) Et lui, au fur et Ă mesure du spectacle, il finissait par se tasser. Et donc au final je ne vais pas dire que câest un bon souvenir parce que quand mĂȘme câest trĂšs heurtant et câest violant un mec qui te dit que tâes pas drĂŽle pendant que tu es en train de jouer. Il y a un moment oĂč tu finis par te demander si tu lâes vraiment ou⊠Tu vois ? Il y a toujours ce questionnement. Et puis câest aussi la premiĂšre fois oĂč jâai fini par me dire que, de toute maniĂšre, personne saura si je suis drĂŽle ou pas tant que je ne parle pas. Et donc il faut reprendre la main, il faut ĂȘtre meilleur quâun mec qui vient foutre le bordel.
 Et donc, le meilleur, câĂ©tait lâOlympia ou tu as un autre meilleur souvenir ?
Ecoute, ouais, jâai une flopĂ©e de bons souvenirs parce que jâai vraiment pris souvent du plaisir sur scĂšne. Et lâOlympia, Ă©videmment, pour toute la symbolique, parce que câest le moment oĂč tu rĂ©alises ton rĂȘve de gamin. Tâes sur la scĂšne de lâOlympia, il y a ton nom sur la façade tu te dis « Aaaaah, oh mon Dieu ! » Et puis, ça a Ă©tĂ© fait de la plus belle des maniĂšres, parce quâon nâavait pas de communication, ce sont juste les gens qui ont tweetĂ©, retweetĂ©, qui en ont parlĂ© et câest ce qui a fait que la salle Ă©tait pleine, pleine Ă craquer ! CâĂ©tait un moment magique, Ă©videmment. Mais jâai aussi ma toute premiĂšre scĂšne qui est un souvenir gĂ©nial. Ma toute premiĂšre scĂšne je lâai faite au Palais des Glaces. Je ne savais pas quâil y avait des petites salles. Je dĂ©barque de Province, tu vois, moi jâĂ©tais Ă Nancy et quand jâai dĂ©barquĂ© Ă Paris et que jâai jouĂ© pour la premiĂšre fois au Palais des Glaces, qui fait quand mĂȘme 500 places, je me suis dit : « Oui, câest normal. » Jâai fait rire les gens, les gens Ă©taient contents, ils sont sortis en disant que câĂ©tait super drĂŽle et je me suis dit : « Oui, câest normal. » Et aprĂšs, je suis passĂ© Ă la vraie carriĂšre : le moment oĂč tu rentres dans des salles de 20 places et que lĂ , câest normal de jouer devant une salle de 20 places qui nâest pas pleine. Parce que, câest ça aussi le truc : tu as que 20 places Ă remplir mais en vrai, il nây a que 4 personnes dans la salle. Et mĂȘme lĂ , jâai pris du plaisir. En fait, jâai pris du plaisir Ă chaque moment dans ma carriĂšre parce que je crois que mon objectif nâest pas la rĂ©ussite. Il y a une conscience de ça, Ă©videmment, mais mon objectif câest dâabord de faire rire et donc jâai jamais Ă©tĂ© malheureux pendant toute ma carriĂšre, mĂȘme pendant mes plus grosses galĂšres.
 Ce soir tu joues devant un public plutĂŽt jeune car le festival est organisĂ© par des Ă©tudiants mais lors de tes reprĂ©sentations en gĂ©nĂ©ral, on trouve des gens de tout Ăąge. Comment expliques-tu que ton univers intĂ©resse des personnes de toutes les tranches dâĂąge ?
Parce quâen fait je travaille Ă la sensation. Câest-Ă -dire, que je veux apporter aux gens le ressenti que jâai dans une situation donnĂ©e. Donc, ça peut ĂȘtre de lâennui Ă la FNAC quand tu regardes les piles, ça peut ĂȘtre de la peur au moment oĂč tâes chez Zara et que ta meuf ouvre le rideau⊠En fait chaque histoire est juste une excuse pour coller une sensation Ă lâintĂ©rieur du spectateur. Et donc, câest ça qui fait que tout le monde est touchĂ© parce que quel que soit lâhistoire que je raconte, mon but câest quâils soient touchĂ©s et quâils vivent ça avec moi. Donc, que je parle de mon fils ou que je parle de ma femme, que je parle de ma teuf chez les voisins, je vais Ă chaque fois extĂ©rioriser le truc pour que tout soit bien clair pour chacun. Câest ça qui fait, je pense, que je sois assez large. Câest pas un but Ă la base, enfin, je ne veux pas dire que ce nâest pas un but totalement parce que jâaime bien ne pas exclure les gens. Jâaime bien que quand un mec a payĂ© sa place quâil ne se dise pas « Oh putain, il y en a pour une heure comme ça ? » Et donc, câest rare que je déçoive car il y a toujours un petit truc qui intĂ©resse. Mais oui, pour rĂ©sumer, ça vient de la sensation, du fait que je travaille ça.
  Dâailleurs, comment est le public suisse ? Est-il diffĂ©rent du public français ou des autres publics francophones en gĂ©nĂ©ral ?
Je dirais, sans vouloir ĂȘtre non plus trop tranchĂ©, que câest une belle bande de bĂątards en fait (rires). Il y a que des cons en Suisse, câest hallucinant cette capacitĂ© Ă tout un peuple Ă ĂȘtre dĂ©bile ! (Rires) Evidemment, câest un public particulier, mais comme chaque public en France est particulier. Je le trouve trĂšs agrĂ©able le public Suisse parce quâil est exigeant et il ne pardonne rien. Quand câest pas drĂŽle, il ne rit pas mais par contre, quand câest drĂŽle, il rit. Il peut sâĂ©teindre en deux secondes. A Lyon, câest un peu la mĂȘme chose : ce sont des gens, tu fais une vanne, ils rient, ils applaudissent mais tâen fais une mauvaise, la salle se calme direct. Il nây a pas de « Oh, on est avec toiâŠÂ », non. Tâas jamais gagnĂ© dans un spectacle en Suisse et câest ce que jâadore. Ce qui me fait plaisir, câest dâarriver Ă la fin dâun spectacle avec la sensation du travail bien fait. Et je sais que la premiĂšre fois que tu mâa vu, câĂ©tait Ă Payerne si je ne me trompe pas ?
 Non, câĂ©tait au Lido Ă LausanneâŠ
Tu nâĂ©tais pas lĂ le soir oĂč il y avait un mec vieux en train de mourir ?
 Si si ! JâĂ©tais lĂ Â !
CâĂ©tait super drĂŽle ! (Sâadressant Ă son staff : ) Je te jure, le mec, 86 ans, et Ă la fin, standing ovation et je le vois lui qui est comme ça : (imite le vieux en train de tenter de se lever) (rires) Alors, visuellement, ça ne donne rien, puisquâil nây a pas de visuel, mais le mec, je lâattaque en disant : « Merde ! Faut que quelquâun lâaide Ă se lever ! Il en a envie ! » Et le lendemain, il mâenvoie un tweet ! 86 ans ! Je reçois un tweet du mec : « Câest moi le mec de 86 ans ! » CâĂ©tait gĂ©nial ! Et donc, ça câest un de mes bons souvenirs dont je nâai pas parlĂ© au dĂ©but.
 Tu nous présentes, ce soir, ton deuxiÚme spectacle. En quoi est-il différent du premier ?
En fait, je fais croire aux gens que câest le deuxiĂšme, mais en rĂ©alitĂ©, câest le mĂȘme spectacle. (Rires) Tâimagines le bĂątard ? Alors les histoires du nouveau spectacle, ça parle avant tout de Zara⊠(rires) Non, effectivement, câest un 100% nouveau, je voulais que ce soit intĂ©gralement nouveau. Enfin, peut-ĂȘtre quâil y a des gens lĂ , ce soir, qui vont dĂ©couvrir des histoires ou redĂ©couvrir des histoires dont ils ont dĂ©jĂ entendu parler parce que jâai commencĂ© Ă tester des trucs sur scĂšne quand jâĂ©tais en Suisse, notamment, au festival de Morges Sous Rires, lâannĂ©e derniĂšre. Et donc, il y a quelques histoires que peut-ĂȘtre certains vont redĂ©couvrir. Mais par rapport Ă la version de lâOlympia, Ă©videmment, câest 100% neuf. Il est diffĂ©rent du premier parce que chaque mot est diffĂ©rent en fait. Jâai aucune histoire qui est comparable mais par contre, ça reste dans la mĂȘme lignĂ©e. Câest toujours de lâhumour dâobservation, câest toujours du travail de sensation, câest toujours du VĂ©rino en fait. Les gens ne vont pas ĂȘtre complĂštement dĂ©routĂ©s. Câest un peu plus trash que le premier spectacle, il y a quelques histoires qui sont un peu plus⊠Enfin, voilĂ quoi, lĂ , il y a quelques personnes qui peuvent saigner du nez. (Rires)
 Tu es aussi rĂ©cemment entrĂ© dans le monde du cinĂ©ma avec le film « Fonzy ». Y a-t-il dâautres projets cinĂ©matographiques en cours ?
Ben oui ! Câest ça qui est merveilleux dans le cinĂ©ma, tâas toujours des projets. Peut-ĂȘtre quâil va se faire un truc, peut-ĂȘtre machin⊠Donc il y a pleins pleins de projets. Maintenant, la question est : Est-ce quâils vont aboutir ou pas ? Si ça se trouve, je suis en train de dire quâil y a pleins de projets et dans 5 ans je nâaurai toujours pas tournĂ© dans un nouveau film. Mais en mĂȘme temps, je nâai pas dâattentes particuliĂšres par rapport Ă ce monde-lĂ . Moi, ce que jâaime dans le milieu de lâhumour câest que justement, je suis Ă lâorigine de tout, (se tournant vers son staff : ) Ă©videmment, jâai une Ă©quipe merveilleuse qui mâentoure maisâŠ(rires). Ils sont prĂ©sents lĂ . Mais ce que je veux dire, câest quâĂ la base, jâai créé la planĂšte Terre. Ăa va, on nâa pas le droit de se prendre pour Dieu 10 minutes avant de monter sur scĂšne ? Ce que je veux dire, câest que jâai une libertĂ© par rapport au cinĂ©ma. Au cinĂ©ma, il faudrait que jâĂ©crive un scĂ©nario pour ĂȘtre libre. LĂ (dans le one man), câest moi qui Ă©crit mon propre scĂ©nario, câest moi qui Ă©cris mes textes et ensuite je donne du travail Ă mon metteur en scĂšne sinon il est au chĂŽmage (rires du staff), ensuite, je donne du travail Ă mon rĂ©gisseur. Entre parenthĂšses, jâai vraiment une Ă©quipe top : Thibault Evrard, mon metteur en scĂšne nâest pas au chĂŽmage, Ă©videmment, sâil travaille sans moi, et lĂ , il bouffe gratos le salaud pendant que moi je suis en train de parler. Nicolas BĂ©nier, qui nâest pas que mon rĂ©gisseur, puisque câest lui qui a composĂ© les musiques du spectacle, qui sont extraordinaires et Marie Savon, on ne sait pas trop Ă quoi elle sert (rires). Câest ma productrice, enfin, une de mes productrices, puisque moi je ne travaille quâavec des meufs. Alors, il y a dix meufs qui me produisent. Elles se sont dit : « On met du pognon lĂ -dessus ! » (Interruption de Marie : Parce quâon veut coucher avec lui !) (Rires) Moi-mĂȘme jâai envie de faire lâamour avec moi. Hey ho ! On nâa pas le droit de se prendre pour Dieu on avait dit ? Donc câest toute une Ă©quipe de gens motivĂ©s mais Ă la base, câest mon Ă©criture qui dĂ©clenche ça, alors quâau cinĂ©ma, ce nâest pas mon Ă©criture qui dĂ©clenche un film et donc, je suis dĂ©pendant de trop de monde pour ĂȘtre libre. Moi ce qui mâintĂ©resse, câest la libertĂ©. Si les gens ont rĂ©ussi Ă aller jusquâau bout de cette rĂ©ponse, fĂ©licitations !
 Le public te connaĂźt surtout grĂące à « On ne demande quâĂ en rire ». Que tâa apportĂ© lâĂ©mission pour la construction de ce spectacle ou pour tes expĂ©riences en gĂ©nĂ©ral ?
Câest marrant, parce que tout le monde croit que jâai fait lâĂ©mission alors que je nây ai jamais participĂ©. Câest un mec qui me ressemble qui lâa faite en prenant mon nom⊠Je plaisante, elle mâa apportĂ© pleins de choses cette Ă©mission. La notoriĂ©tĂ©, Ă©videmment. On joue, ce soir, dans une salle de 600 places et sans cette Ă©mission et sans le travail, bien sĂ»r, de toute lâĂ©quipe du festival, grĂące Ă SĂ©bastien CorthĂ©sy du Banane Comedy Festival, spĂ©cial cace-dĂ©di mon pote, la salle ne serait pas complĂšte. Et donc, cette Ă©mission nous a apportĂ© Ă tous, Ă©videmment, une rigueur, une angoisse⊠Hier, jâai enregistrĂ© un sketch qui a Ă©tĂ© diffusĂ© aujourdâhui. En sortant de lâenregistrement, je me suis dit : « Aaaaaaah, putain, il y a des trucs qui me déçoivent ! » Et puis, on a regardĂ© la vidĂ©o tout Ă lâheure et, en fait, non. Evidemment, chacun est devenu trĂšs exigeant et câest bien, câest ça que ça nous apporte. On peut ĂȘtre déçu par quelque chose qui a dĂ©jĂ un certain niveau mais, du coup, on a progressĂ©. On veut sans cesse plus, sans cesse monter, sans cesse ĂȘtre meilleur. Pour le coup, elle mâa apportĂ© Ă©normĂ©ment : mâadapter au format tĂ©lĂ© et puis travailler quoi. Travailler fort fort fort fort fort sinon tâes mort.
 Que penses-tu du retour de lâĂ©mission ? Quâapporte-t-elle au monde de lâhumour selon toi ?
Et ben, du travail ! Et de la visibilitĂ©, chose qui est trĂšs trĂšs rare dans ce milieu. Il y a trĂšs peu de chaĂźnes, trĂšs peu de producteurs qui ont rĂ©ussi Ă apporter ça Ă la tĂ©lĂ©. Enfin, mĂȘme, il y en nâa pas : il y a Jamel et puis il y a Laurent Ruquier. Ăa nous apporte vraiment chaque semaine du travail. Il faut quâon bosse, il faut quâon avance. Ăa nous apporte du monde dans la salle donc câest trĂšs trĂšs bon. Et puis, ça nous apporte aussi une certaine humilitĂ©. Je pense que tout le monde lâa plus ou moins dans le milieu, enfin, tâes forcĂ©ment humble quand tu fais ce mĂ©tier parce que câest un mĂ©tier violent, un mĂ©tier dans lequel tu es sans cesse jugĂ© et dans lâĂ©mission, on lâest pour de vrai. Il y a un vrai dĂ©briefe, des gens qui te disent : « Oh lala, tâas merdĂ© ton sketch lĂ , tâĂ©tais nul, non ? » Et donc pour ça, câest vachement bien. Et que lâĂ©mission revienne, quâelle donne sa chance Ă tout le monde, câest super ! Jâai pleins de potes qui ne lâont jamais faite avant et qui se disent : « Putain, ça revient, cette fois-ci, on ne passe pas Ă cĂŽté ! » Câest vraiment bon pour tout le monde. En plus, je pense que les gens sont contents de lâavoir cette Ă©mission-lĂ . En fait, on a une espĂšce de quantitĂ© qui est apportĂ©e, une quantitĂ© dâhumoristes, une quantitĂ© de sketch, une quantitĂ© de matĂ©riel qui nâexistaient pas avant. Et pour ça, câest vachement bien parce que ça augmente le niveau. Les humoristes sont sans cesse meilleurs les uns que les autres et en plus, nous on a une chance qui est une malchance cette annĂ©e, câest que je fais partie des mecs qui ne sont pas notĂ©s, je fais partie des mecs qui passe en quatriĂšme (Note de moi-mĂȘme : depuis cette annĂ©e, 3 humoristes sont notĂ©s par Ă©mission et ensuite, câest un habituĂ© des Ă©ditions prĂ©cĂ©dentes qui vient faire un sketch qui nâest pas notĂ©, pour lequel il nây a pas dâenjeu compĂ©titif) et on dit : « Attention ! Ceux-lĂ , ils sont plus drĂŽles que tout le monde ! MĂȘme pas besoin de donner de note ! » Et du coup, tu as une pression supplĂ©mentaire mais qui est bonne encore, qui est toujours bonne.
 Dâailleurs, ce festival permet aussi Ă de jeunes humoristes de se faire connaĂźtre avec le tremplin de FrĂ©quence Banane. Quels conseils donnerais-tu Ă des jeunes qui dĂ©butent dans le mĂ©tier ?
Ben, en fait, on est toujours dĂ©butant, câest ça qui est gĂ©nial, ça ne sâarrĂȘte jamais ! Pour moi, ça fait 10 ans que je fais ce mĂ©tier et la plupart des gens aujourdâhui me dĂ©couvrent seulement maintenant. « Oh câest bien, un pâtit jeune qui dĂ©marre ! » Mais non, ça fait 10 ans que je cravache et je me suis plantĂ©, jâai Ă©chouĂ©. En fait, faut se dire que quel que soit la voie que lâon choisit, il faut accepter de chuter. Et ce mĂ©tier-lĂ , câest encore plus flagrant parce quâon a le droit de se tromper, on a le droit dâĂȘtre nul, on a le droit dâĂȘtre mauvais, mais lâimportant, câest le long terme. Il faut juste travailler, sâamĂ©liorer. Il faut juste aimer ce mĂ©tier pour ce quâil est et il finit forcĂ©ment par sourire un jour. JâespĂšre.
 Et toi ? Quâest-ce quâon peut te souhaiter pour la suite de ta carriĂšre ?
Ben que ça continue comme ça, parce que je suis trĂšs trĂšs content de lâaccueil du nouveau spectacle qui fonctionne. Le premier, dĂ©jĂ , jâĂ©tais ravi, mais câĂ©tait mon premier donc câĂ©tait mon pâtit bĂ©bĂ© que jâai pu lĂącher au bon moment. Je suis trĂšs content de ça aussi, dâavoir pu accepter de le lĂącher aprĂšs un Olympia, câest gĂ©nial. Et ce soir, câest le deuxiĂšme enfant, on sâest dit « Bon, câest pas grave ! » Non, au contraire en fait, ce deuxiĂšme spectacle est encore plus important parce que, dĂ©jĂ , le challenge câĂ©tait de savoir si jâĂ©tais capable dâĂ©crire un deuxiĂšme spectacle. Mine de rien, dans le premier, jâai tout mis. Et dans le deuxiĂšme, je me rends compte, en fait, que non. Câest aussi Louis Iquier qui dit ça : en fait, Ă©crire beaucoup, ça te permet de creuser encore plus Ă chaque fois, plus profondĂ©ment en toi et de voir ce quâil y a dâintĂ©ressant et dĂ©couvrir chaque fois de nouvelles choses. Je suis content dâavoir entamĂ© ça, et donc jâespĂšre le continuer en fait, jâespĂšre ĂȘtre capable dâen Ă©crire un troisiĂšme, puis un quatriĂšme et puis peut-ĂȘtre 15 au final, jâespĂšre, jâaimerais bienâŠ
 Voilà , ça sera tout pour moi, je ne sais pas si tu as envie de dire quelque chose encore ?
Tu viens de nous faire une sortie de stand up de ouf ! « Ăa sera tout pour moi, câĂ©tait Aylin merci Ă tous ! »
Encore un immense merci à Vérino de m'avoir accordé ces quelques minutes pour cette interview. Merci aussi à Sébastien Corthésy pour le petit coup de pouce et encore un immense bravo à toute l'équipe du festival pour nous avoir offert une semaine dont on se souviendra encore longtemps :)

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