SKY 56 : l’audace dans l’architecture et les usages !Â
Un immeuble en quatre blocs, lumineux et très ouvert vers l’extérieur. Une architecture marquée que l’on remarque au premier coup d’œil. Voici ce qui vient à l’esprit lorsque l’on découvre les premières images de SKY 56. Un projet qui viendra délimiter l’entrée sud du quartier de la Part-Dieu, à l’angle de l’avenue Félix Faure et de la rue du Général Mouton-Duvernet.
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Nous avons rencontré l’architecte en charge de sa réalisation, Frédéric Carrasco, qui œuvre sous la direction de Rémy Van Nieuwenhove au sein du cabinet Chaix & Morel et Associés.
Le parti pris architectural de SKY 56 est plutôt audacieux, pouvez-vous le détailler ?
Frédéric Carrasco : La forme de SKY 56 est très singulière pour un immeuble de cette envergure : les pics et crevasses dessinent une silhouette forte, identifiable instantanément. Nous avons réalisé un travail particulier sur son élancement et ses quatre failles qui fragmentent le monolithe en quatre volumes, à l’image d’un glacier, chacun engageant sa propre danse,  son propre mouvement, sa propre identité.
 Le bâtiment est pourtant plus large que haut, comment avez-vous créé cette sensation de hauteur, de fluidité ?
F. C. : En plus des fissures qui viennent fracturer ce large bloc, nous avons travaillé la sérigraphie verticale de l’ensemble pour renforcer le côté cinétique de ces quatre formes qui s’imbriquent autour d’un noyau. Elle masque au maximum les éléments horizontaux incontournables comme les nez de planchers ou les retombées de faux plafond pour donner une impression très verticale malgré le socle large par rapport aux 56 mètres de hauteur.
 L’immeuble est dédié aux entreprises, comment avez-vous conçu les espaces de travail ?
F.C. : Les espaces de bureaux offrent 2 200m² par étage. Il s’agit d’une originalité, les plateaux proposés d’un seul tenant sont généralement plus petits. Les avantages de ces grands espaces sont leur modularité et leur sécabilité, ce qui laisse une évolutivité de fonctionnement et une flexibilité commerciale maximales.
 L’immeuble sera majoritairement consacré aux bureaux, mais vous avez également intégré un « socle actif » sur deux étages ?
F. C. : Oui, en proposant un socle actif (commerces de proximité, crèche, restaurants, centres de fitness, etc.), notre volonté est de créer des espaces de convivialité, de rencontres et d’échange avec les riverains et le quartier. Cela contribue à la volonté affichée de désenclaver les bâtiments pour faire de la Part-Dieu un quartier vivant, mélangeant public et privé.  Cette idée est renforcée par le choix des revêtements minéraux extérieurs qui se prolongent à l’intérieur du bâtiment.
 Pour finir, quels sont vos objectifs en termes de certifications, environnementales et de bien-être ?
F.C. : Notre partenaire Gecina a souhaité augmenter les performances du bâtiment en accroissant les performances RT 2012 -10% à RT2012 - 40% et en obtenant le label Well, lié au bien-être et à la santé des utilisateurs. Nous avons notamment travaillé sur l’apport de lumière naturelle dans tout le bâtiment jusqu’au cœur de ces volumes denses, pour que 100% des bureaux sont en premier jour. Notre autre priorité était d’offrir des espaces intérieurs à fort confort acoustique étant donné la proximité des voies de trains. Le but est de réaliser un immeuble résolument avant-gardiste sur le marché de l’immobilier.