« Shigmo », ou « Shigmotsav »
est une des fĂȘtes Hindoues les plus connues et les plus anciennes, cĂ©lĂ©brĂ©es Ă Goa. Câest une fĂȘte sociale avec un cĆur religieux.
Le mot Shigmo vient du mot « Sugrishmak » de la langue Sanskrit. Shigmo est plus traditionnel que le Carnaval ou la fĂȘte de Sao Joao, qui sont dâorigine portugaise, mais câest une fĂȘte qui nâest pas bien connue.
La fĂȘte dure presque quinze jours, et les Goanais la cĂ©lĂšbrent avec beaucoup dâenthousiasme et dâamusement. Câest comme la fĂȘte de « Holi » au nord de lâInde, le « Dolayatra » au Bengale et a Assam, le « Kamadahan » au sud de lâInde, et « Shimga » ou « Holi » au MahÄrÄshtra.
 Shigmo a lieu au mois de « Falguna » (mars), le dernier mois dans le calendrier Hindou. Les dates varient selon les cycles lunaires.
« Falgu » en Sanskrit symbolise une poudre rouge, qui indique la gaietĂ©, l âamusement et le divertissement. La fĂȘte cĂ©lĂšbre l âarrivĂ©e du printemps aprĂšs les mois froids dâhiver, et on sâamuse en sâaspergeant d âeau entre amis et en famille, et en jetant des poudres rouges et multicolores en lâair.
Shigmo est la fĂȘte la plus importante pour le peuple «Velip», qui est la communautĂ© tribale de Goa, et qui vit au cĆur des forĂȘts. Ces gens cĂ©lĂšbrent lâarrivĂ©e de la rĂ©colte dâhiver. La fĂȘte commĂ©more aussi le retour des guerriers qui Ă©taient partis combattre contre les envahisseurs, pendant lâĂšre coloniale.
Shigmo est cĂ©lĂ©brĂ©e juste avant la pĂ©riode Catholique du CarĂȘme, pendant laquelle on observe le jeĂ»ne : on sâabstient dâalcool, et de quelques autres mauvaises habitudes⊠Puisque la pĂ©riode de CarĂȘme dure presque un mois, la fĂȘte de Shigmo est lâoccasion de sâamuser une derniĂšre fois.Â
 Il y a deux types de Shigmo, le âDhaktoâ (Petit) Shigmo, qui est cĂ©lĂ©brĂ© par les fermiers, la classe ouvriĂšre, et la population rurale. Le « Vodhlo » (Grand) Shigmo est la deuxiĂšme catĂ©gorie de la fĂȘte, cĂ©lĂ©brĂ©e par toutes les classes sociales.
La fĂȘte de Shigmo commence le neuviĂšme jour aprĂšs la nouvelle lune, et se termine le jour de la pleine lune. On organise de grandes foires et des dĂ©filĂ©s sur les routes.Â
Les garçons du village se rassemblent pour construire de grands chars, qui représentent des scÚnes de la mythologie Hindoue.
 De petites communautĂ©s et des groupes de villageois se rencontrent pour prĂ©parer des tableaux vivants. Ils se dĂ©guisent en personnages de couleurs vives et participent activement aux processions, et avec beaucoup dâenthousiasme. La plupart de ces tableaux sont basĂ©s sur la mythologie et les lĂ©gendes populaires.
 Quelques tableaux représentent aussi les événements importants des saintes épopées. Il y a des concours du char le mieux décoré et des individus les mieux costumés.
 Au crépuscule, les artistes pratiquent des danses martiales, comme « Ghode-morni » ou la danse des chevaux. La nuit, les rues et les routes résonnent au son du « Dhol » (un tambour traditionnel), et des coquilles de conque.
 Câest lâoccasion idĂ©ale de sâamuser et de plonger dans le vĂ©ritable « esprit de Goa ».