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🔴🙏 Oração São Jorge Abrir Caminhos Proteção - PARTE 01 | Orações de São Jorge
Obra do grande Shiko -
Samedi 20 janvier : c'est ma fête !
Littéralement. Et celle des Sébastien... Mais là n'est pas le sujet. La matinée sera courte et je dois rendre la voiture avant 11h et prendre le ferry.
Le temps est parfait (c'est toujours comme ça quand on s'en va de quelque part et qu'on s'est tapé du sale temps les jours où on visitait), et on voit toute l'île de Pico parfaitement.
Je vais d'abord faire un petit tour au marché qui n'a lieu qu'un samedi sur deux. Il y a huit petits étals et peu de monde. J'achète des jolies petites bananes et des clémentines à un petit producteur.
Je passe ensuite par la pâtisserie O suspiro. J'y bois un bon double café et emporte un filhose.
Puis je prends un peu de hauteur pour prendre quelques photos du majestueux volcan de l'autre côté.
Je passe par une station service pour remplir le réservoir et nettoyer la voiture.
Je dépose le tout vers 10h45 et file au terminal des bateaux. Il y a une file pour les bagages avec des tapis comme dans les aéroports.
Je bois un autre café en attendant l'arrivée du navire de la compagnie Atlanticoline. On part presque à l'heure et la traversée est rapide, 50 minutes à peine, pour rejoindre Sao Roque de Pico.
Sur place je remonte le front de mer jusqu'à un bar (qui fait aussi bowling, 2 allées), m'installe avec une bière et mange mes sandwiches.
Je prends le bus de 14h25 pour Madalena, mon lieu de villégiature et le second port de l'île. Le trajet prend 50 minutes environ.
Je marche ensuite jusqu'à la guesthouse et suis accueilli par Stephan, un des deux jeunes propriétaires de la demeure.
Il me montre les dortoirs en m'expliquant aussi les travaux récents qu'ils ont fait, la lutte contre l'humidité constante et me raconte un peu son histoire.
Il est roumain d'origine, a ceci en Espagne, au Portugal, en Italie, en Irlande, et a finalement eu l'opportunité d'acheter cette maison laissée par la femme d'un artiste décédé, ainsi que toutes leurs œuvres, à l'abandon.
Ils n'ont ouvert que l'été dernier et ont déjà une super réputation. Leur marque de fabrique : des pancakes frais au petit déjeuner.
Je m'installe tranquillement après avoir bu une petite bière offerte par Stephan. Je rencontré Lilian, une jeune allemande de Fribourg, avec qui je discute un bon moment.
Je vais ensuite faire un tour en ville. J'achète quelques provisions et une bouteille de vin à partager ce soir.
Je vais prendre quelques informations auprès d'un loueur de voitures local et rentre en prenant quelques clichés dans la lumière de la golden hour.
Je me prépare à dîner tranquillement et discute un moment avec Claudia, une allemande, la cinquantaine, férue de randonnée qui vient juste de revenir, de nuit, de son périple de la journée.
Je rejoins ensuite la troupe dans la cuisine de Stephan et vais partager avec eux ma bouteille de vin de Pico.
Je rencontre Stephie la copine hollandaise de Stephan, ainsi que Suzana, une américaine de retour ici et qui vit à Paris et bosse dans la Tech.
Il y a aussi Pedro l'associé de Stephan et deux portugais du continent qui repartent demain.
On se dit bonne nuit vers 23h. C'était super sympa comme première soirée.

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Vendredi 19 Janvier :
Malgré le manque de lampadaires j'ai quand même eu beaucoup de mal à dormir.
Je descends d'à travers le brouillard, la pluie et le vent pour retourner près de la pointe et bouquine le temps que le café ouvre. Je sors quand même faire quelques photos de l'îlot / réserve naturelle de reproduction de quatre espèces d'oiseaux, sur laquelle paissent aussi des brebis.
Au final les horaires de Google étaient faux alors je vais dans le centre de Topo boire mon café sur j'accompagne d'un délicieux flan au subtil goût de citron, maison bien sur.
En tous cas pour le moment c'est mort la vue depuis les Miradouros le long de la route car c'est bouché complet.
Quand je bascule vers le nord il semble qu'il fasse un peu mieux le long des côtes et j'ai même quelques points de vue sur l'île de Pico où il a l'air de faire carrément beau.
Le paysage de landes dans le brouillard avec les bruyères arborescentes ça fait très Tolkien.
Je rejoins la faja dos Cubres, une des plus connues de la côte nord. Elle est assez large et a plusieurs lacs d'eau douce en son sein avec aussi une ruine de moulin.
Je m'y mets à l'abri d'ailleurs quelques minutes le temps qu'une averse passe. Il y a plein d'oiseaux qui nichent ici dans les roseaux et les arbustes.
La balade qui part de cette faja et rejoint celle de caldera de Santo Cristo, une des plus jolies de l'île, fait seulement 4,5 km en piste carrossable pour les quads.
C'est un peu monta dabala mais ça va. Au milieu il y a la Faja de Belo, quasi entièrement occupée par un complexe de chambres d'hôtes (120 euros la nuit), pour une expérience immersive, loin de tout.
Après une autre section montée descente me voilà arrivé. Ici le lac intérieur est saumatre, car en partie relié à la mer, et on y cultive des palourdes.
Le village est joli avec une belle petite église et des maisons traditionnelles en pierre volcanique. Il y en a même une peinte en bleu, comme à Chefchaouen, au Maroc.
Je pensais revenir en faisant le tour du lac mais n'avais pas remarqué le canal, difficile à traverser mal équipé, et je repars dans l'autre sens après avoir fait ma pause déjeuner sur le petit abri en pierre.
Une fois revenu j'envoie un message à Julia, la propriétaire des chambres pour lui dire que j'arrive dans 45 minutes.
Je retraverse le brouillard et trouve un temps plutôt dégagé à Velas. Je passe faire une petite course puis vais poser mes affaires dans ma nouvelle chambre.
Comme le temps présage presque d'un joli coucher de soleil je me décide à compléter mon effort de la journée par une petite grimpette sur le monte Morro, petite colline surplombant la baie de Velas.
J'achève de grimper juste à temps mais le soleil finira malheureusement sa course derrière les nuages. Par contre la Montanha Pico, elle est en train de se découvrir. J'ai même droit au chapeau de nuages sur la fin.
En remontant j'entends bêler une brebis et me rends compte qu'elle est coincée dans des ronces. Malheureusement c'est pas très accessible et j'ai pas mon couteau. J'envoie un message à la propriétaire et lui demande si elle a les coordonnées du berger. Elle me les donne du coup je mets au courant le berger.
Je reviens dans la pénombre me gare dans la rue et en profite enfin pour aller me doucher après une mauvaise nuit et une journée bien occupée.
Résumé de cette journée de marche : 14,5 km, 548m de d+, en 3h35.
Ma propriétaire m'avait qu'il y avait une fête où on pouvait manger. J'ai été voir, en fait c'était un meeting politique où les candidats payaient à manger à tout le monde, plus de 400 personnes.
Je me fais ma popote dans la cuisine puis vais me coucher pas trop tard, j'ai du sommeil à rattraper.
Jeudi 18 Janvier :
J'ai mis le réveil assez tôt de nouveau car il faut que je m'occupe de rendre la chambre et récupérer une voiture.
Je me suis décidé pour deux jours finalement comme ça quand je la ramène je monte direct dans le bateau pour Pico et j'ai pas besoin de galèrer pour les nuits d'hébergement trop peux nombreux et onéreux (à part celui de Julia, l'Azores Dream Hostel où je suis resté ces deux nuits).
Une fois en route je récupère les affaires à la guesthouse et file en direction de l'est, vers urzelina, où je prendrai une route de montagne pour rejoindre l'autre côté de l'île.
La route est assez défoncée donc je fais gaffe, j'ai pas envie d'avoir à payer des réparations. Les premiers Miradouro où je m'arrêtent sont déjà waouh, malgré le mauvais temps.
Au passage au col je vois le départ de la piste forestière qui suit toute la chaîne de volcans du centre de l'île et ça s'est franchement découvert.
Je descends par une route en lacets jusqu'à ma première fajã(ce sont de petites plates-formes issues d'affaissements de terrain ou de lave et dans cette île, il en existe plus d'une quarantaine ; raison pour laquelle elle est souvent désignée comme l'île des fajãs), la faja da Ribeira da Areia.
Celle ci est connue pour son arche de lave façonnée par les vagues. Elle est magnifique. Il y a aussi des dizaines de cascades qui tombent de la falaise.
Il faut imaginer cette île toute en longueur et dont la bordure n'est qu'essentiellement que des falaises qui plongent, sauf dans les zones d'effondrement que sont les fajas.
Je reprends la route et bifurque pour remonter dans la montagne par une piste qui rejoint le départ vu au col tout à l'heure.
Elle est carrossable tout le long et permet d'approcher au plus près le point culminant de l'île, le Pico da esperança, à 1053m.
Je gare la voiture au bord du chemin et suis un sentier - non sans mal car c'est très humide et il fait 5°C et un vent fort - qui rejoint le bord du cratère. Il y a deux effondrements et du coup deux petits lacs en son sein.
Je reste sur le bord de la caldera et rejoint la borne marquant l'altitude maximum, je suis littéralement sur le toit de l'île de Sao Jorge.
Je redescends et rejoins le col puis vais jusqu'à Calheta et sa faja grande, puis m'arrête près du port où je fais une pause café/goûter.
Je me dirige ensuite vers ma troisième faja de la journée, à une petite vingtaine de kilomètres de là, la faja dos Vimes, connue pour son microclimat qui y a permis la culture du café par une famille, la famille Nunes.
Je retrouve des portugais qui m'avaient doublé sur la piste forestière dont un parle italien (il a étudié quatre ans à Rome).
Je bois un café, évidemment, celui que produit la famille. Il est bien corsé et parfumé. Je me renseigne sur le prix du café moulu. Je vais faire l'impasse. En effet, 9,50 euros les 50g, ça fait 190 euros le kg, quand même !
Je vais ensuite en compagnie des portugais voir les caféiers derrière le bar ainsi que deux dames dans leur atelier de tissage à l'étage.
Pendant quelques minutes j'ai la chance de revoir le sommet enneigé du Pico, sur l'île du même nom, au large.
Je me rends ensuite à l'autre extrémité de l'île, le village le plus à l'est, Topo. J'y arrive au début de la pénombre mais apprécie tout de même la vue depuis le phare.
Je descends ensuite au plus bas du village, littéralement la pointe de l'île de Sao Jorge, et me gare en attendant qu'il soit l'heure de dîner.
En attendant je rattrape mon retard de rédaction du Blog et rédige la journée d'hier, tout en postant quelques photos supplémentaires sur Facebook.
Je vais ensuite au restaurant tout à côté et commande une soupe pour me réchauffer. Le patron veut absolument que je mange autre chose et me prépare une délicieuse omelette au fromage avec des frites maison, succulente.
Après le café je retourne rédiger cette journée et vais bouquiner un peu avant de me coucher fort tôt mais ça fait du bien des fois.
J'ai bouquiné un moment puis j'ai quitté mon emplacement trop éclairé pour en choisir un quelques kilomètres en amont près d'un belvédère. Au moins là je n'ai aucun lampadaire.
Mercredi 17 Janvier :
Lever vers 8h, pas trop tard car il faut que j'arrive à choper le seul bus du matin qui va vers Ponta de Rosais, l'extrêmité ouest de l'île.
Je vais d'abord prendre mon petit déjeuner dans la pâtisserie non loin, O suspiro, tenu par une gentille dame. Je prends un double café et deux pâtisseries.
Je discute pas mal de temps avec une retraitée italienne avant de filer attraper mon bus.
Je suis le seul client à bord jusqu'au terminus. Le chauffeur me laisse au départ de la piste qui rejoint la maison forestière et le parc attenant de Rosais.
Je marche avec un bon rythme et m'arrête souvent prendre des photos des quelques passereaux et merles qui peuplent les forêts sauvages de lauriers et de bruyères arborescentes.
Je fais un bon tour dans le parc qui est joliment aménagé, avec un parcours entre les cryptomerias, et des jolis petits étangs. Il y a même un parc avec des cervidés.
Je passe un bon moment à mitrailler un rouge gorge puis reprend le chemin original en direction du phare de Rosais.
Le paysage de bocages très verts avec des murs de pierres volcaniques sombres crée un contraste intéressant, avec le bleu de l'océan au loin ponctué d'arcs en ciel.
Je ne tarde d'ailleurs pas à me faire doucher par une des averses mais arrive à temps pour me mettre à l'abri dans la vigie des baleines.
J'en profite pour déjeuner et dès qu'il fait meilleur je monte observer depuis la plate-forme.
Je descends ensuite au phare et croise par la même les premières personnes de la journée, une voiture de touristes portugais.
L'accès aux points de vue derrière le phare abandonné sont interdits mais le grillage a été éventré alors je m'y avance.
Les apics sont impressionnants et la vue magnifique, je ne regrette pas d'avoir transgressé les règles. La pointe est protégée et n'est pas accessible du tout.
Il me reste maintenant à remonter en passant d'abord par le même chemin puis par un autre. J'y vois de belles vaches et un beau taureau et des colonies de pigeons sauvages et de mouettes.
Après un passage de col je ne fais que redescendre vers le terminus du bus. J'ai un peu d'avance alors je marche un peu plus sur la route, en attendant que le bus repasse le récupérer.
J'ai fait en tout 15 km en 3h30 et presque 450m de d+. Il est temps d'arrêter car j'ai la semelle extérieure de ma chaussure droite qui se décolle.
En arrivant en ville je fais une course au supermarché et achète de la colle neoprene pour recoller la semelle.
Je me pose ensuite un peu à l'auberge, recolle la chaussure, bouquine un peu et repars faire un tour en ville après une averse soudaine, presque 24h tout pile après celle de la vieille quand je venais en taxi.
Je finis par me poser au Café Apneia où je sirote une Sangria en bouquinant. Je remonte juste à temps et récolte les premières gouttes d'une belle averse.
Je tombe sur un film français avec Dujardin de 2016, un homme à la hauteur et le regarde jusqu'au bout.
Je vais ensuite dans la petite cuisine la faire à manger tandis que des étudiants qui logent ici font de même.
Je traîne encore devant la TV et le couche vers minuit.