[ INTER VEPRES ROSAE NASCUNTUR ]
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"Prompte capture de trois évadés," La Patrie (Montreal). May 16, 1934. Page 3 & 4. ---- Arrestation à St-André ---- Ils ne furent libres que pendant neuf heures. Gardien ligoté et baillonné. ---- Après avoir joui de leur liberté pendant près de neuf heures, les trois prisonniers évadés de la prison de Saint-Jérome, hier soir, ont été capturés à six heures ce matin par les détectives provinciaux René Gauthier et René Marsolais, dans le village de Saint-André d'Argenteuil et non de Saint-André Avelin, suivant la version que donna précédemment la police.
C'est à la suite d'une ruse de la police que les trois fugitifs ont pu être espturés si promptoment. Dès que la nouvelle de leur éva sion fut connue à Montréal le chef Jargallle dépêcha le sergent René Lasnier et quinte détecti ves et constables à Saint-Jérôme. De cet endroit les détectives,
RUSE Pendant trois heures les policiers firent des perquisitions dans tous les hôtels et penalons de Saint-André, de même que dans un grand nombre de fermes et de résidences. Ils ne trouvèrent aucune trace des fugitifs. Le sergent Lasnier, ne doutant, cependant pas, qu'ils se cachaient à cet endroit, décida de se servir de ruse et déclara à tout le monde que les trois évadés étaient repartis de cet endroit. Deux détectives se cachérent pendant que tous les autres remontaient dans les automobiles et partaient à toute vitesse vers une nouvelle direction.
Pendant près d'une heure lea deux détectives se tinrent cachés près d'une ferme qu'ils avaient visitée au cours de la nuit, quand, peu avant six heures, l'un des évadés, se croyant finalement en sureté, sortit de la maison.
Il fut promptement appréhendé et après avoir été interrogé conduisit les deux détectives à cing milles plus loin, dans les bois, ou les policiers trouvèrent les deux autres fugitifs qui furent également arrêtés.
REINCARCERES Tous trois furent alors reconduite à la prison de Saint-Jérôme, oû ils furent cette fois placés sous bonne garde. Sur eux on retrouva la plus grande partie de l'argent volé à la prison ainsi que le revolver qu'ils avalent lore de leur fuite. Ils comparaitront en Cour afin de répondre à l'accusation d'évasion, ainsi qu'à celle de vol.
Le chef Jargaille s'est déclaré enchanté ce midi du prompt succès de ses agents et a dit que, contrairement à ce que l'on avait tout d'abord cru, les prisonniers n'étaient pas armés quand ils attaquerent le geolier Nadon. Volei que ce dit le chef Jargaille à ce sujet:
Vers 9 heures 30. Larocque et Gobell, qui étaient dans la même cellule, appelérent le geôller disant que l'un d'eux était malade. Quand le gardien arriva à la porte de la cellule il vit l'un des détenus plié en doux sur son lit, la tête entre ses mains. L'autre se tenait près de la porte. Le gardien ouvrit la porte et entra, mais à peine était-il dans la cellule que les deux détenus se jetèrent sur lui et eurent vite fait de le maîtriser. Ils l'attachèrent alors solidement et le baillonné rent. On le coucha ensuite sur le lit où il fut attaché et on le recouvrit d'une couverture.
Larocque s'emparant ensuite des clefs qui étaient tombées à terre, monta au second étage et délivra Gauchen, puis tous trois descendirent dans le bureau du gardien dont ils enfoncèrent la porte. Ils brisèrent ensuite le tiroir du pipitre ou ils prirent $64 et le revolver du gardien. Enfonçant ensuite une autre porte ils s'emparérent de vêtements de rue. Ils sortirent finalement par la porte de côté de la prison.
Les trois compagnons, une foir libres, passèrent près d'une heure dans les rues de Saint-Jérôme, al lant manger dans un restaurant. Ils achetèrent ensuite dix livres de viande et une douzaine de bouteilles de bière, puis partirent en tax pour Saint-André d'Argenteuil. A LA POINTE DU REVOLVER SAINT-JEROME, 16. - Une évasion sensationnelle, exécutée à la pointe du revolver, s'est produite hier soir à la prison de Saint Jérome quand trots détenus, après avoir ligoté le géoller ont pris la faite, emportant avec eux les clefs de la prison.
Avant de s'enfuir les trois prisonniers se rendirent dans le bureau du gardien de la prison on its changèrent leur ivrée de prisonniers pour des vêtements qui s'y trouvaient et s'empare de $61 dans le tiroir d'un bureau. Ils se firent ensuite conduire à Saint-André-Avelin, à 22 mailles d'ici, par un chauffeur de taxi.
L'évasion produit à 9 h. 30. hier soir, mais les autorités ne furent prévenues que deux heures plus tard quand le gardien parvint à se débarrasser de liens. Le sherif Cyr avertit immédiatement la Sûreté provinciale de l'évasion et plusieurs detectives se rendirent ici sans délai afin de rechercher les fugitifs.
Les évadés sont Joseph Gauchen, 19 ans; Lucien Larocque, 19 ans, de Laviolette; et Albert Gobell, alias Paul Chrétien, 21 ans. Ces deux derniers se sont déjà évadée de la prison de Cornwall, Ontario.
Deus d'entre eux, Larocque et Gobeil, occupaient une cellule du rezde-chaussée, sur le côté nord-ouest de la prison. Le geolier, qui avait à 8 heures enfermé dans leur cellule les 15 prisonniers de l'établissement, était couché tout près de la cellule des deux détenus. Gauchen était dans une des cellules du second étage.
J'AI SOIF A 9h30 Larocque frappa sur la porte de sa cellule et le géolier A. Nadon, se leva pour aller voir ce qu'il désirait. Larocque lui demanda un verre d'eau. Nadon n'était pas vêtu et que hui dit: "Laisser-moi sortir de ma cellule. Je vais aller boire et je reviendrai immédiatement." Le géoller consentit et laissa Larocque se rendre seul à la chambre de toilette. Quelques secondes plus tard Larocque revenait.
UN REVOLVER Arrivant près de Nadon le prisonnier montra soudain un revolver qu'il tenait à la main et, en meaçant son gardien, lui ordonna de ne pas bouger. Nadon fut forcé d'obéir et Larocque lui enleva alors ses clefs, les lancant dans la cellule ou Gobeil les ramassa pour ouvrir la porte.
LIGOTE ET BAILLONNE Les deux prisonniers s'emparerent alors de Nadon qu'is ligoterent solidement et baillonnèrent. Ils le laissèrent ensuite dans la cellule où ils avaient été détenus et le laissèrent là. Fermant à la clef la porte de la cellule les deux hommes montèrent au second étage de la prison ou ils délivrérent Gauchen.
Les trois prisonniers se rendes rendirent ensuite an bureau du gardien de la prison on ils enfoncerent la porte. C'est dans ce bureau que son gardés les vêtements des prisonniers. Une fois à l'intérieur les trois compagnons brisirent un tiroir du pupitre du gardien où ils s'emparèrent de $61 qui s'y trouvaient. Ils changérent ensuite leur livrée pour leurs propres vêtements de rue et quittèrent l'édifice par une parte de côté. Ils fermérent à clef toutes ses portes et emportèrent les clefs avec eux.
L'ALERTE EST DONNEE M. Nados ne parvint à se libérer de ses liens et de son båillon qu'aprés plus d'une demi-heure d'efforts. Il lui fut cependant impossible de sortir de sa cellule et il fut forcé de briser une vitre de la fenêtre. Une fois la vitre brisée, il cria de toutes ses forces et attira l'attention d'un voisin, M. A. Foisy, qui se rendit à la porte de la prison ou il fit fonctionner la sonnerie d'alarme communiquant avec le logement du gardien qui est situé an quatrième étage de l'édifice. DELIVRE Le gardien de la prison, M. W. Michaud, s'empressa d'aller dén vrer le garde emprisonné. Après avoir constaté ce qui s'était passé dans la prison M. Michaud prévint immédiatement le sherif J. W. Cyr.
LA CHASSE Le sherif communiqua immédiatement avec la la sûreté provinciale et le chef Jarxaille dépécha le sergent Lasnier ainsi que plusierus détectives sur les lieux.
Dans l'intervalle, le shérif, ayant organisé une forte équipe de citoyens pour commencer la chasse à l'homme, apprit que les trois prisonniers évadés s'étaient, à leur sortie de prison, rendus chez un chauffeur de taxi, nommé Viger, et avaient loué leur automobile pour se faire conduire à Saint-André Avelin. Ils avaient d'abord demandé de se faire con duire à Lachute, mais its change rent ensuite d'idée.
A SAINT-ANDRE Le sherif tenta d'avertir les policiers provinciaux de ce fait, mais ceux-ci étaient déjà en route et, comme il ne ne pouvait communiquer par téléphone avec Saint-André Avelin afin de prévenir les autorités de cet endroit, il fut forcé d'attendre l'arrivée des policiers de Montréal, avant de partir à la poursuite des fugitifs.
Le sherif apprit l'endroit exact où les trois fugitifs devalent se retirer à Saint-André afin d'y passer la nuit.
LIBERALITE Le chauffeur de taxi Viger, qui revint à Saint-Jérôme dans le courant de la nuit, no se dontalt nullement qu'il conduisait trois évadón. Ce n'est qu'à son retour à Saint-Jérôme qu'il apprit l'évasion et concut des soupçons. Il fit alors part au sherif sans tarder de aun ascature disant que les trois hommes l'avaient payé libéralement et avaient acheté une douzaine de bouteilles de bière pour agrémenter le voyage. Il dit au shorif où il les avaient laissés à Saint-André.
POUR CAMBRIOLAGE Le shérit Cyr a déclaré ce matin que Larocque et Gobeil étaient à la prison depuis avril ayant été condamnés à deux mois de détention pour un cambriolage. lls furent trouvés coupables d'une effraction commisse au magasin Lemay, à Lachute, ils il y a quelque temps. Il croit aussi que les deux prévenus sont recherchés à Cornwall, Ontario, pour s'y être évadés de la prison. Le sherif a déclaré qu'il était en communication de puis quelques semaines avee la police de l'Ontario et que des agents de cette province devalent venir chercher les prisonniers en les ramener à Cornwall.
Le troisième évadé est un ancien détenu de la ferme industrielle de Shawbridge. Il a pas six ans à cet endroit et en fut l'un des détenus les plus turbulents. Il a falt plusieurs séjoure à la prison locale.
INEXPLICABLE Le shérif, le gardien et le géolier de la prison ne peuvent expliquer comment il se fait que Larocque était en possession d'un revolver. Les détenus n'ont reçu ancun visiteur depuis puis assez long-temps et Gauchen était arrivé de la ferme industrielle depuis plusieurs jours. Chaque prisonnier est fouillé avec soin à son arrivée à la prison et il est impossible que Larocque ait pu avoir cette arme dans sa cellule.
UN COMPLICE Selon le sherif, Larocque, qui semblait être le chef des évadés, avait un complice à l'extérieur. Ce dernier, sons un prétexte quelconque parvint sans doutes à s'introduire dans la prison et à y cacher l'arme dans la chambre de toilette.
La prison comprend seize cellules, huit à chaque étage.
Des lera arrivée à Saint-Jérome, cettle nuit, les détectives sont partis à toute vitesse dans la direction de Saint-André ou ils espèrent pouvoir rejoindre les fugitifs avant que ceux-ci se cachent dans les bois.
Image caption:
LA PRISON D'OU S'EVADERENT TROIS DETENUS Photographie du Palais de Justice de Saint-Jérôme. C'est dans la partie arrière de l'aile droite que se trouve in prison d'où s'échappèrent hier soir trois prisonniers qui ont été recapturis à bonne heure ce voyageant dans trois automobiles, ce matin à Saint-André d'Argenteuil. Après avoir baillonné et ligoté leur gardien les trois prisonniers volèrent $64 et un revolver, puis sortirent par la petite porte de côté de la prison, que l'on voit ici partiellement cachée par des automobiles.
"BIND, GAG TURNKEY THREE BREAK JAIL," Toronto Star. May 16, 1934. Page 5. --- Lock Official in Cell, Rent Auto and Flee From St. Jerome --- St. Jerome, Que., May 16. - Pointing a revolver at the night turnkey, three prisoners in the local jail last night bound and gagged him, secured a change of clothing, stole $61 from the jailer's desk and escaped.
Later it was discovered they were heading for St. Andre Avelin in a rented automobile and provincial police sped in the direction of that town. 32 miles from here.
The prisoners were Lucien LaRocque and Albert Gobeil, serving two months' terms for burglary, and a lad from the boys' farm at Shawbridge, Que., sent to jail for misbehaving at the farm. His name was withheld.
Carefully planned, the escape was effected after the turnkey had gone to bed. He had locked all the fifteen prisoners in their cells. LaRocque knocked on the door of his cell. The turnkey, A. Nadon, went to investigate and was asked for a drink of water. Nadon was not dressed and he hesitated.
"Let me out of the cell and I'll gó for my drink and come right back," said LaRocque. Nadon consented and let the prisoner go to the bathroom. In a few moments the prisoner came back, pointed a revolver at the turnkey, took his keys from him and threw them into a cell where Gobeil was locked in. Gobeil opened his door and the two bound Nadon, locking him in a cell.
"Soupçonnés de vol, ils sont remis à la police," Montreal-Matin. July 24, 1943. Page 2. --- Saint-Jérôme, 23. - Soupçonnés d'avoir tué et volé deux bétes-à-cornes de prix et d'avoir volé plusieurs douzaines de poules et de coqs dans les districts d'Arundel et de Saint-Jérôme, deux hommes de Crystal Falls ont été formellement accusés en cour aujourd'hui et remis entre les mains de la police pour un mandat verbal de trois jours.
Les deux suspects, Alexis Ber- trand, 27 ans et Raymond Richer, 17 ans, ont été pincés par le détective H. Berland, de la police provinciale, à Huberdeau, au cours d'une enquête dans un prétendu vol de 5 bétes-à-cornes sur la ferme du Dr J.-C. Flanagan, près de Arundel, à la fin de la semaine dernière
"TROISIÈME ARRESTATION," La Patrie. April 21, 1943. Page 22. --- Une troisième arrestation a été opérée par les agents de la Sûreté provinciale, agissant sous les ordres du directeur adjoint Louis Jargaille, dans l'affaire de Lachute
Lors de la capture des deux premiers suspects, qui comparaissaient aujourd'hui en Cour à St-Jérôme, un troisième s'était sauvé et la police annonce que celui-là fut repris. Cette fois l'inculpé est âgé de 16 ans. Il sera traduit en Cour avec les deux autres. La police ai de plus, retrouvé trois bicyclettes et un moteur électrique près de la ferme de M. Turcotte, où l'attentat fut commis.

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"SUSPECTS ARE RELEASED," Montreal Gazette. June 1, 1933. Page 4. ---- Youths Believed to Be Wandering Montreal Boys ---- (Special to The Gazette.) St. Jerome, May 31. - Two suspicious youths found loitering near the local railway station at five o'clock last night, and at first believed to be the two bandits who are being sought in connection with the St. Jovite bank hold-up, were arrested and taken to the local police station by Chief R. Latour. They were questioned and spoke little English, and the police stated, refused to give much information about themselves. Chief Latour communicated with the provincial police and Detective Merineau arrived here and questioned them.
This morning at 10.30 orders were received from the provincial police by Chief Latour to release the pair. The descriptions of the lads did not correspond with that of the two gunmen. When arrested the men were exhausted and said that they had come from Mont Laurier and were on their way to Montreal. The pair were first seen by M. Lapointe who called the police. They were between 19 and 23 years of age.
The Gazette learned that, according to the description, the two men, arrested and later released in St. Jerome, Que., when they were at first thought to be the two St. Jovite bank bandits, are believed to be Roger Laurin, 16 years of age, of 4586 Fabre street, and Jean Paul Gauvin, 18 years of age, of 5820 Second avenue, Rosemount, who disappeared from their homes on Monday last.
Upon learning that the two had been arrested and finding that the description corresponded with that of her missing son, Mrs. Laurin telephoned Chief Latour and asked him to detain them until she went for them yesterday morning. By the time that the call reached the police of St. Jerome the two youths had already been released.
Last night Mrs. Laurin left Montreal in an automobile in search of the pair. She hoped to pick them up somewhere along the highway between Montreal and St. Jerome.
“Sentences à Saint-Jérôme,” La Presse. March 10, 1933. Page 23. ---- (Du correspondant de la PRESSE) S-Jérôme, 10.- Lionel Beauregard et Grégoire Carreau, accusés d'avoir vendu illicitement de l'alcool ont été condamné chacun par le Juge Lalande à un mois de prison et aux frais, et à défaut, à trois autres mois,
Arthur Lapointe a été acquitté d'une accusation portée contre lui par la commission des liqueurs.
Simone Aubin a été condamnée à un mois de prison, aux frais, ou à trois autres mois pour vente illicite d'alcool.
“Envoyés au bagne,” La Presse. November 5, 1932. Page 52. --- (Du correspondent de la PRESSE) S.-Jérôme. 5. — Wilfrid Riopel et Charles Brière, arrêtes la semaine dernière par l'huissier Saint-Clair du Montfort, pour vols avec effraction dans différente chaléte d’été aux environs de Shawbridge et Montfort, ont été condamnés à deux ans de bagne chacun.
Un nommé Saint-Jean, qui a participé à quelques-uns de ces vols, a été condamné à 5 mois d'emprisonnement.
Le Juge entendra, le 21 de ce mois, la cause d’un nommé Hétu. accusé de recel en rapport avec cette affaire.
Jos Toupin et A. Dumont, de Montréal, accusés d'avoir volé divers articles chez M. le curé Martin, à Saint-Jovite, dans sa maison d'été, ont plaidé non coupables. Leur cause a été remise à plus tard.