La crise systĂ©mique locale ou quand, face Ă un problĂšme sĂ©rieux, le rĂ©flexe devient celui du âcachez ce problĂšme que je ne veux pas voir ...â : demain, cela fera un mois que la MĂ©tropole est en vacance absolue de pouvoir. Un mois en pleine pĂ©riode de crises multiples dont une crise sanitaire exceptionnelle et une crise Ă©conomique historique. Face Ă ces crises, la MĂ©tropole est au vestiaire. Elle nâest pas sur le terrain des actions. Qui sâen offusque ? Personne. Qui Ă©voque des solutions ? Personne. Combien de reportages sur les sorties possibles ? Aucun. Pourquoi ? Parce que localement, la culture est passĂ©e au âcachez ce problĂšme que je ne veux pas voir ...â. Pendant des dĂ©cennies avec lâhĂ©ritage des JO de 1968, la culture locale Ă©tait Ă la sublimation des rĂ©sultats locaux : ne voir que les âmarches du palmarĂšsâ. La âgĂ©nĂ©ration Destotâ excellait dans cette pratique : rechercher le palmarĂšs consacrant un âexploit localâ et scĂ©nariser le tam tam autour. Mieux encore, plus le palmarĂšs provenait dâune source lointaine, plus il Ă©tait mis en Ă©vidence comme si, mĂȘme Ă lâautre bout du monde, fut-ce de sources parfois trĂšs mĂ©diocres, âlâexcellence grenobloiseâ devait ĂȘtre reconnue. Puis dans ce storytelling bien fabriquĂ©, les temps forts, Ă grands frais pour les contribuables locaux, des ârencontresâ avec des mĂ©dias nationaux incarnations de la bien pensance : LibĂ©ration et le Nouvel Obs. LibĂ©ration venait renflouer ses caisses avec des journĂ©es bien perfusĂ©es par les contribuables locaux Ă coups de centaines de milliers dâeuros et le Nouvel Obs consentait quelques numĂ©ros spĂ©ciaux âsponsorisĂ©sâ par de gĂ©nĂ©reux donateurs parapublics locaux. Cette Ă©poque est finie. Maintenant câest lâĂšre de Tartuffe avec ce â "couvrez ce sein, que je ne saurais voir. Par de pareils objets, les Ăąmes sont blessĂ©esâ. La MĂ©tropole est en vacance absolue : ne pas en parler. Semaine derniĂšre, un barrage naturel signalĂ© de longue date (janvier 2018) cĂšde (#stpauldevarces). Plus de 15 propriĂ©tĂ©s gravement endommagĂ©es. Pas une ligne dans les mĂ©dias mainstream locaux. De plus, les Ă©lus locaux Ă©tant en vacances dans des lieux lointains, il nâĂ©tait pas possible de
cĂ©der Ă la mise en scĂšne photographique classique : une photo sur pied sur place de lâun dâentre eux avec la mine de compassion et surtout dâinnocence face Ă la toute puissance de ... Dame nature. Et Ă ce rythme de dĂ©ni des rĂ©alitĂ©s, beaucoup sâaffaisse et rien ne trouve les solutions attendues.Â