Maurice Ronet dans "Le Feu Follet" de Louis Malle (1963) - inspiré du roman éponyme de Pierre Drieu la Rochelle (1931) et de la vie de Jacques Rigaut (1898-1929) - septembre 2024.
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Maurice Ronet dans "Le Feu Follet" de Louis Malle (1963) - inspiré du roman éponyme de Pierre Drieu la Rochelle (1931) et de la vie de Jacques Rigaut (1898-1929) - septembre 2024.

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On n'a qu'une chose à soi, c'est son désir.
Jacques Rigaut
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Maurice Ronet, Alexandra Stewart et Bernard Tiphaine dans "Le Feu Follet" de Louis Malle (1963) - inspiré du roman éponyme de Pierre Drieu la Rochelle (1931) et de la vie de Jacques Rigaut (1898-1929) - septembre 2024.
On n'a qu'une chose à soi, c'est son désir.
Jacques Rigaut

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Il est bien évident que je suis nul. Me suis-je assez moqué des mots « cœur » et « âme » pour découvrir avec pâleur, un beau matin, qu'il ne m'en restait plus ! Je n'imagine rien d'aussi sec que moi. Je ne tiens à personne ni à rien. Je n'attends rien.
Je me rappelle avoir éclaté de rire. Je me rappelle avoir eu l'échine glacée à la pensée de la gloire. Je me rappelle avoir été ardeur d'amour. Il n'y a plus aucune vie en moi. En dehors de l'ennui je ne me trouve pas, je n'ai pas de place.
Tout a été surfait ! Surfaite la guerre ! Surfaits les « paradis artificiels » ! Et l'amour donc !...
Quel coup ! Mais on vivrait. Il n'y a au monde qu'une seule chose qui ne soit pas supportable : le sentiment de sa médiocrité.
Jacques Rigaut
“Mon livre de chevet, c'est un revolver.”
Jacques Rigaut
Écrits, Jacques Rigaut
Pas passionné par la majorité de ses aphorismes, sauf quelques-uns qui se signalent par leur sécheresse et par leur méchanceté — « Je vous écris pour vos cheveux frisés qui rendent bien improbable le rendez-vous à la place de la Concorde » : très bonne idée râteau. Idem pour ses dialogues, des petites bricoles un peu grossières, trop affectées, bêtement cyniques, qui tournent en rond dès leur première itération. Plus emballé, une fois les contes ouverts, par son usage du topos du miroir pour proposer des modèles narratifs où les individus se désagrègent à petit feu. Les deux derniers segments, composés de lettres et de témoignages de personnalités du début du XXe, sont de chouettes lecture aussi, en excluant celle de Breton — toujours à chier, comme d'habitude — et en se concentrant sur les cinq ou six pages pleines d'amertume et de brolove écrites par Drieu la Rochelle.