âCouscous aux lardonsâ : une comĂ©die dâactualitĂ©
âCouscous aux lardonsâ est jouĂ© dans les théùtre parisiens depuis plusieurs annĂ©es maintenant. Pourtant, en ces temps de prĂ©-pĂ©riode Ă©lectorale, oĂč les discours sur lâidentitĂ©, les traditions, la culture et nos ancĂȘtres les Gaulois sont lĂ©gion, elle est plus que jamais dâactualitĂ©.
Car âCouscous aux lardonsâ, câest lâhistoire dâamour entre Marie-Sophie (CĂ©cile Marx) et Rachid (Mehdi Marame). Un couple mixte, comme il en existe des milliers, voire des millions en France. Un couple qui sâaime, mais aussi sâengueule comme tous les couples. Sauf quâeux sâengueulent aussi Ă cause de leur Ă©ducation diffĂ©rente et de leurs diffĂ©rences culturelles.Â
Une phrase (ou plutĂŽt deux phrases) du spectacle rĂ©sume dâailleurs bien leurs problĂšmes. A un moment, Rachid dit Ă Marie-Sophie : âNâoublie pas dâoĂč je viensâ. Ce Ă quoi elle lui rĂ©pond : âNâoublie pas oĂč tu vis.â
Mais si les deux amoureux prennent plutĂŽt bien leurs querelles, sâen accommodent et font preuve de respect mutuel, câest moins le cas avec leurs mĂšres respectives.
Car dâun cĂŽtĂ©, il y a la maman absente et ouvertement raciste de Marie-Sophie et de lâautre, il y a la mĂšre envahissante et traditionnelle de Rachid. Cette derniĂšre offre dâailleurs de jouissifs rires aux spectateurs, lorsquâelle intervient sous les traits de lâexcellent Mehdi Marame.
Si cette piĂšce est un vĂ©ritable succĂšs, câest autant pour ses dialogues et son histoire que pour ses protagonistes. Si plusieurs comĂ©diens jouent en alternance les deux rĂŽles de la piĂšce, les deux que jâai vu lorsque jây suis allĂ©e Ă©taient drĂŽles Ă souhait. SpontanĂ©s et naturels, ils nâhĂ©sitaient pas Ă interagir avec le public pour nous faire encore plus rire.
Vous lâaurez compris, âCouscous aux lardonsâ mĂ©rite le dĂ©tour, histoire de rire et de rĂ©flĂ©chir. Seul bĂ©mol : la fin quelque peu abrupte de la piĂšce, qui mâa laissĂ© sur ma faim !Â









