Je suis un ĂŞtre aux corps comme un arbre sans tronc Des branches, des racines sans directionÂ
Un espace pour un voyageur exclusif J'en parcours mĂŞme les traits les moins expressifs
Si je me déplace en dedans et non avec C'est qu'il s'agit là du plus grand de mes échecs
Chronos n'a pas prise sur lui, mais sur moi si Je reste soumis au temps, je suis en sursis
Incapable de parcourir ce corps d'un coup J'aimerais le percevoir tel qu'il est, un tout
Me voir et me comprendre sans secrets aucuns Cesser l'errance, aussi paisible qu'un requin
Pourtant cette simple idée me glace le sang Je veux naviguer, ne pas rester dans les rangs
Creuser l'écart, parachever ma liberté Tromper mon ennui, désir de mortalité
Alors je vais, suivant le rythme de la vague Bercé d'illusions, vivre une vaste blague - Python d’Apollon















