Pour une vie politique plus saine et représentative en France : fin de la présidentielle au suffrage universel, proportionnelle à hauteur de 50% à l’Assemblée Nationale.
Tous les 5 ans, en amont des présidentielles, de nombreux candidats s'entendent pour dire qu'il faudrait une nouvelle forme de représentation nationale. Beaucoup s'accordent pour dire qu'il faudrait "une dose de proportionnelle". C'était d'ailleurs un des engagements de François Hollande (l’engagement 48). C'est peu dire qu'il a particulièrement déçu de nombreux français à ce sujet. La raison? De simples et vils calculs politico-politiciens.
Selon moi, il y aurait deux choses à changer, dans la politique française.
1. ne plus voter aux présidentielles
Bien évidemment, je ne fais pas ici appel à l’abstention, mais au caractère du suffrage universel à cette élection particulière.
Nous le voyons, cette élection cristallise longtemps à l'avance le débat politique. Cela donne un côté bonapartiste désuet à notre pays, qui détonne en comparaison des chefs d’état dans les pays voisins. Mais, lorsque nous y regardons de plus près, on remarquera que dans notre système, le Président n'est rien et a très peu de pouvoir réel, s'il n'a pas de majorité législative et un gouvernement qui lui est dévoué.
Pour sortir de cette hypocrisie, je serais favorable à ce que le Parlement (Assemblée Nationale + Sénat) élisent eux-mêmes le Président de la République, pour un mandat long et unique (8 ans?). Ce Président de la République n'aurait plus de rôle politique, mais il serait le garant de la Nation, de la constitution, des valeurs de la République, et resterait le chef des armées.
Le rôle politique reviendrait à un Premier Ministre au rôle fort, tel le 1er ministre de toutes les royautés européennes, de l'Allemagne ou de l'Italie.
2. une assemblée nationale plus représentative des français, à 50% élus à la proportionnelle
En parallèle, l'Assemblée Nationale se verrait renouvelée, pour être VRAIMENT représentative des français, tout en maintenant un système pour une stabilité.
Pour moitié, l'assemblée nationale se verrait pourvue de députés comme actuellement, à savoir des députés au scrutin uninominal en deux tours, dans des circonscriptions électorale qui seraient de taille double.
Pour l'autre moitié, il s'agirait d'élire sur listes nationales les députés, à la proportionnelle intégrale, en un tour. Et toutes les listes acquérant + de 4% des inscrits (soit environ 178 000 voix, au niveau national), seraient assurés d'avoir 1 député au moins. Ainsi, la grande nouveauté serait de ne plus raisonner en pourcentages, mais en nombre de voix. Et cela assurerait, de fait, la représentation de courants politiques minoritaires, avec, en outre, une plus forte incitation participative. Et plus il y aurait de listes dépassant les 4% d'inscrits, moins les grosses listes auraient un nombre de députés important, favorisant la diversité au sein de l'Assemblée Nationale. Empêchant donc l'accaparation de la vie politique par quelques partis.
L'assemblée sénatoriale resterait telle quelle, afin d'assurer une stabilité à l'ensemble.
En outre, un mandat de député durerait alors 6 ans, avec un roulement par moitié tous les trois ans.
Voilà une réforme qui me paraîtrait saine, appuyée par des fondements démocrates.