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Privation
Definition: the state where human necessities are lacking
Sentence: we were in a terrible state of PRIVATOIN during the Great Depression
these guys don't seem to have a lot, or at lease any of the luxuries that we exhibit
Synonym: Deprivation, poverty, hardship
Antonym: excess, rich
Thought for the Day â 17 March â Privation
Thought for the Day â 17 March â Meditations with Antonio Cardinal Bacci (1881-1971) Privation âSuffering and want can raise us to great moral heights.A man who knows how to do without worldly things, shows his superiority over them.A man who knows how to deny himself for the love of God and offers his suffering to Him, is raised to a higher plane of unity and friendship with God.A man whoâŠ
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FRANCE: Ă FIGEAC LORS DU DERNIER MEETING DE MACRON UNE BANDEROLE A ĂTĂ DĂPLOYĂE: « QUAND TOUT SERA PRIVĂ, ON SERA PRIVĂ DE TOUT ».
LA BANDEROLE A ĂTĂ ARRACHĂE QUELQUES MINUTES PLUS TARD PAR SON SERVICE DE SĂCURITĂ. (VOIR LA FIN DE LA VIDEO)
Renoncer Ă voir sa famille Ă l'Ă©tranger parce qu'on a arrĂȘtĂ© l'avion ? Priver son enfant du jouet en plastique dont il rĂȘve ? Tenter de protĂ©ger la planĂšte au quotidien, c'est s'exposer Ă des choix pas toujours faciles Ă trancher.

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SERVICE PUBLIC DĂ©mantĂšlement de la SNCF : avec 30 ans de retard, Macron va-t-il rĂ©pĂ©ter les mĂȘmes erreurs que les Britanniques ? Le gouvernement envisage dâaccĂ©lĂ©rer la libĂ©ralisation du rail et la transformation, sinon le dĂ©mantĂšlement, de la SNCF. Les recettes proposĂ©es sont les mĂȘmes que celles qui ont Ă©tĂ© appliquĂ©es aux autres entreprises publiques, de France TĂ©lĂ©com Ă EDF, et qui nâont bĂ©nĂ©ficiĂ© ni aux salariĂ©s ni aux usagers. Lâexemple de la libĂ©ralisation des chemins de fer britanniques, initiĂ©e dans les annĂ©es 1990 et marquĂ©e par une succession de faillites et de scandales, devrait pourtant inciter Ă la prudence. Au Royaume-Uni, un mouvement pour la rĂ©-appropriation de ce service public par les usagers et les salariĂ©s prend de lâampleur. Le 15 fĂ©vrier, Jean-Cyril Spinetta, ancien PDG dâAir France et ancien prĂ©sident dâAreva, a rendu public un rapport sur lâavenir de la SNCF et du rail en France. Ce 19 fĂ©vrier, le gouvernement vient dâouvrir une pĂ©riode de concertation sur ce nouveau chantier, en recevant direction de lâentreprise publique et syndicats. Transformation de la SNCF en sociĂ©tĂ© anonyme, ouverture Ă la concurrence des lignes ferroviaires, voire de la gestion du rĂ©seau, fin programmĂ©e du statut de cheminot, suppression des dessertes jugĂ©es non rentables⊠Les prĂ©conisations du rapport Spinetta nâont rien pour surprendre, tant elles correspondent aux « recettes » appliquĂ©es prĂ©cĂ©demment Ă dâautres entreprises publiques, de France TĂ©lĂ©com Ă EDF, en passant par La Poste. Elles ont immĂ©diatement Ă©tĂ© reprises Ă son compte par le gouvernement, qui a annoncĂ© lâouverture dâune pĂ©riode de concertation en vue de leur mise en Ćuvre. La « rĂ©forme » â ou le « dĂ©mantĂšlement » â du service public ferroviaire serait rendue nĂ©cessaire et inĂ©luctable par la dette de la SNCF et les exigences europĂ©ennes de libĂ©ralisation du rail â lâouverture Ă la concurrence Ă©tant fixĂ©e en 2020 pour les lignes nationales de transport de passagers. Ceux qui poussent ce projet â parmi lesquels il faut compter la direction de la SNCF elle-mĂȘme â feraient pourtant bien de regarder ce qui se passe de lâautre cĂŽtĂ© de la Manche. Le rail britannique est libĂ©ralisĂ© dĂšs les annĂ©es 1990. British Rail, lâancien service public, est alors divisĂ© en plusieurs morceaux avant dâĂȘtre vendu. Le rĂ©seau ferroviaire est sĂ©parĂ© de la gestion des lignes, elles-mĂȘmes rĂ©parties en plusieurs concessions rĂ©gionales. Moins connu : la flotte des trains est confiĂ©e Ă des entreprises sĂ©parĂ©es, qui les louent au prix fort aux opĂ©rateurs des lignes, assurant Ă leurs actionnaires des millions de profits garantis dâannĂ©e en annĂ©e. Hausse de 23 % des billets de train depuis la privatisation Câest la privatisation du rĂ©seau ferroviaire â envisagĂ©e en filigrane pour la France par le rapport Spinetta, qui propose la transformation de SNCF RĂ©seaux en sociĂ©tĂ© anonyme â qui en Grande-Bretagne a dĂ©gĂ©nĂ©rĂ© le plus rapidement. Les problĂšmes de coordination et de perte dâexpertise ont entraĂźnĂ© de nombreux incidents, qui ont culminĂ© avec la catastrophe ferroviaire de Hatfield en 2000, laquelle a coĂ»tĂ© la vie Ă quatre personnes. Le gouvernement sâest trouvĂ© contraint de renationaliser le rĂ©seau dĂšs 2002, et nâa jamais tentĂ© de le privatiser Ă nouveau. La gestion des lignes elles-mĂȘmes est Ă©galement marquĂ©e par des faillites et des scandales Ă rĂ©pĂ©tition. Selon un sondage rĂ©alisĂ© en 2017 pour la campagne We Own It (« Ăa nous appartient »), qui milite pour la renationalisation ou la remunicipalisation des services publics au Royaume-Uni, 76% des Britanniques interrogĂ©s se dĂ©clarent en faveur dâun retour du systĂšme ferroviaire sous contrĂŽle 100% public. Bien que les prix du train au Royaume-Uni soient parmi les plus chers dâEurope, ces services continuent dâĂȘtre largement financĂ©s par les contribuables, tout en assurant des profits confortables Ă leurs opĂ©rateurs. Selon les chiffres mĂȘmes du ministĂšre britannique des Transports, les prix du train ont augmentĂ© de plus de 23 % depuis la privatisation en valeur rĂ©elle (câest Ă dire compte tenu de lâinflation). Les Ă©quipements ont vieilli. Et les firmes qui opĂšrent les lignes font lâobjet des mĂȘmes critiques sur la ponctualitĂ© des trains, les nombreuses annulations, les conflits sociaux, les wagons bondĂ©s et la qualitĂ© du service que la SNCF en France. Des entreprises privĂ©es qui laissent tomber les lignes quâelles gĂšrent Tout rĂ©cemment, Virgin Trains et le groupe de transport Stagecoach, les deux entreprises privĂ©es qui ont obtenu la gestion de lâEast coast main line â partie du rĂ©seau reliant Londres Ă Ădimbourg en longeant la cĂŽte Est â ont annoncĂ© quâelles abandonneraient leur concession trois ans avant la fin du contrat. Et quâelles ne payeront pas les redevances quâelles devaient verser Ă lâĂtat. Apparemment, la concession nâĂ©tait pas aussi profitable que ces entreprises lâavaient espĂ©rĂ©. Cet abandon reprĂ©sente un manque-Ă -gagner de plus de 2 milliards de livres (2,25 milliards dâeuros) pour le trĂ©sor public britannique. Ironie de lâhistoire : lâEast coast main line a Ă©tĂ© gĂ©rĂ©e directement par le gouvernement de 2009 Ă 2014 suite Ă la dĂ©faillance successive de deux prestataires privĂ©s. Elle a Ă©tĂ© re-privatisĂ©e en 2015. Ces Ă©vĂ©nements nâont pas empĂȘchĂ© le ministĂšre britannique des Transports de confier â et sans mise en concurrence â le contrat de concession dâune autre ligne ferroviaire, InterCity west coast, aux deux mĂȘmes entreprises, Virgin et Stagecoach. Le gouvernement britannique se trouve ainsi rĂ©guliĂšrement contraint, du fait de la dĂ©faillance des acteurs privĂ©s, de renationaliser aux frais du contribuable des services quâil avait privatisĂ©s. Un scĂ©nario qui nâest pas sans rappeler le sauvetage et la renationalisation des banques durant la crise financiĂšre de 2008. Faut-il transformer ces renationalisations involontaires en entreprises ou rĂ©gies publiques pĂ©rennes ? Beaucoup commencent Ă se poser la question. Ils ont Ă©tĂ© rejoints par le Labour (parti travailliste) qui, sous lâĂ©gide de Jeremy Corbyn et de son numĂ©ro deux John McDonnell, a adoptĂ© pour les Ă©lections de juin 2017 un programme radical de renationalisation des services publics, suscitant lâopprobre des milieux dâaffaires et de lâaile nĂ©olibĂ©rale du parti. Ce programme semble avoir trouvĂ© un Ă©cho dans lâĂ©lectorat, puisque le Labour est passĂ© Ă deux doigts dâune victoire surprise et reste en position de lâemporter en cas dâĂ©lections anticipĂ©es. La Grande-Bretagne, laboratoire europĂ©en de la privatisation Des annĂ©es Thatcher aux annĂ©es Blair, le Royaume-Uni est le pays europĂ©en qui a menĂ© le plus loin la privatisation et la libĂ©ralisation des services publics. Eau, rail, tĂ©lĂ©communications, gaz et Ă©lectricitĂ©, poste, transports urbains, prisons⊠Il nây a guĂšre que le service public national de la santĂ©, le NHS, qui ait rĂ©sistĂ© jusquâĂ prĂ©sent. Les autoritĂ©s britanniques ont aussi massivement dĂ©veloppĂ© les montages financiers de type « partenariat public privé » pour construire Ă©coles, hĂŽpitaux et autres infrastructures. La vague nĂ©olibĂ©rale a gagnĂ© lâintĂ©rieur mĂȘme de lâĂtat : un grand nombre de fonctions administratives de base â la gestion de certaines aides sociales, la collecte de la redevance tĂ©lĂ©visĂ©e, les services de probation, les demandes dâasile⊠- sont aujourdâhui confiĂ©es Ă des entreprises privĂ©es. Les marchĂ©s de sous-traitance administrative absorberaient aujourdâhui lâĂ©quivalent de 250 milliards dâeuros, soit le tiers des dĂ©penses publiques britanniques ! Cette politique a fait la fortune dâhommes dâaffaires et dâentreprises qui se sont spĂ©cialisĂ©es sur ce crĂ©neau et vu leur chiffre dâaffaires exploser en quelques annĂ©es. Elle a aussi donnĂ© lieu Ă des scandales Ă rĂ©pĂ©tition â comme la gestion des allocations handicapĂ©s par lâentreprise française Atos (lire notre article) â et Ă des faillites retentissantes. Mi janvier, lâentreprise de BTP Carillion, Ă laquelle le gouvernement britannique et les collectivitĂ©s locales ont confiĂ© de nombreux chantiers dâinfrastructures, a soudainement dĂ©clarĂ© faillite, laissant les pouvoirs publics et des milliers de travailleurs sur le carreau. Avant de mettre la clĂ© sous la porte, les actionnaires et les dirigeants de Carillion se sont copieusement servis. Le scĂ©nario pourrait se rĂ©pĂ©ter avec Capita, une firme spĂ©cialisĂ©e dans les services financiers qui sâest enrichie en multipliant les contrats de sous-traitance Ă partir des annĂ©es 1990. Elle aussi vient soudainement dâannoncer des difficultĂ©s financiĂšres. « Remettre ces industries entre les mains de ceux qui les font fonctionner et les utilisent » Cette succession dâĂ©vĂ©nements et lâaudace du Labour de Jeremy Corbyn ont changĂ© le sens du vent. « Câest incroyable Ă quel point la situation et le dĂ©bat public sur la privatisation et la nationalisation ont changĂ© en seulement un an », se fĂ©licite Cat Hobbs, animatrice de la campagne We Own It. Au point que mĂȘme le Financial Times, peu suspect de sympathies envers le Labour, a publiĂ© un bilan sans complaisance des privatisations au Royaume-Uni, admettant que le recours au secteur privĂ© nâest pas toujours adaptĂ© et quâune rĂ©gulation gouvernementale plus active apparaĂźt nĂ©cessaire pour empĂȘcher les abus. Du cĂŽtĂ© des travaillistes, on nâentend pas se contenter dâamĂ©nagements marginaux. « Face Ă lâampleur des problĂšmes, nous devons aller aussi loin que le gouvernement travailliste dans les annĂ©es 1940 [qui avait créé ou nationalisĂ© les grands services publics britanniques au sortir de la DeuxiĂšme guerre mondiale],voire encore plus loin », affirmait rĂ©cemment Jeremy Corbyn, lors dâun Ă©vĂ©nement sur les « modĂšles alternatifs de propriĂ©té » organisĂ© par son parti [1]. Sâils revendiquent lâobjectif de renationaliser ces services, les leaders actuels du Labour assurent quâils nâentendent pas en revenir aux monopoles centralisĂ©s et bureaucratiques dâantan. Ils envisagent des services publics plus dĂ©centralisĂ©s, donnant un large rĂŽle au secteur coopĂ©ratif, et gĂ©rĂ©s de maniĂšre plus dĂ©mocratique. « Nous devons remettre ces industries entre les mains de ceux qui les font fonctionner et les utilisent au quotidien, les travailleurs et les usagers. Personne ne sait mieux quâeux comment les gĂ©rer », dĂ©clare John McDonnell, numĂ©ro deux du parti. « Nous devons ĂȘtre aussi radicaux que Thatcher lâa Ă©tĂ© en son temps. » Quand les privatisations britanniques profitent aux entreprises publiques françaises Les privatisations britanniques ont largement profitĂ© aux entreprises Ă©trangĂšres, en particulier françaises : Atos ou Steria pour la sous-traitance administrative, Vinci, Bouygues et Eiffage pour les partenariats public-privĂ©, Sodexo pour les prisons, EDF pour lâĂ©nergie⊠CĂŽtĂ© transports, des filiales de la RATP gĂšrent des lignes de tramway Ă Manchester et de bus Ă Londres. Keolis, filiale privĂ©e de la SNCF â Ă 70%, les 30% restant appartenant au fonds de pension public quĂ©bĂ©cois, la Caisse des dĂ©pĂŽts et placements â, est dĂ©jĂ prĂ©sente sur plusieurs concessions au Royaume-Uni, notamment la plus importante, « Thameslink, southern and Great northern » (Nord et sud de Londres), marquĂ©e rĂ©cemment par des conflits sociaux [2], et « Southeastern » (Sud-est du pays). Paradoxe : ces nouveaux marchĂ©s issus des anciens services publics sont souvent dominĂ©s par des entreprises qui sont la propriĂ©tĂ© de lâĂtat français, et qui font chaque annĂ©e traverser la Manche Ă de gĂ©nĂ©reux dividendes tirĂ©s de la gestion des services privatisĂ©s britanniques. Pendant que la Grande-Bretagne se lançait corps et Ăąme dans des privatisations tous azimuts, les dirigeants français suivaient en effet une tout autre stratĂ©gie : celle de transformer les anciens monopoles publics â Air France, France TĂ©lĂ©com, EDF-GDF, La Poste, SNCF, etc. â en entreprises commerciales sous le contrĂŽle plus ou moins diluĂ© de lâĂtat, tirant profit de leur situation de rente en France et de la protection du gouvernement pour sâĂ©tendre Ă lâĂ©tranger⊠y compris en acquĂ©rant les services privatisĂ©s par dâautres pays. Cela explique sans doute pourquoi les dirigeants français ne se sont toujours opposĂ©s que trĂšs mollement aux politiques dâouverture Ă la concurrence impulsĂ©es depuis Bruxelles. Câest exactement le modĂšle poursuivi depuis une dizaine dâannĂ©es par la direction de la SNCF (lire notre enquĂȘte) et que le rapport Spinetta vient valider aujourdâhui en proposant la transformation de lâentreprise ferroviaire en sociĂ©tĂ© anonyme.
Thought for the Day â 18 March â Privation
Thought for the Day â 18 March â Privation
Thought for the Day â 18 March â Meditations with Antonio Cardinal Bacci (1881-1971) Privation âNot only did the Saints accept necessary privation with loving submission to Godâs will but they imposed voluntary mortifications on themselves.Some of them were rich and gave everything they had to the poor.Some were in positions of esteem and honour and went away to look for humiliation andâŠ
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