Des étoiles montantes comme Alexandria Ocasio-Cortez aux figures moins attendues, les candidatures les plus progressistes s'imposent aux primaires de leur parti.
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Des étoiles montantes comme Alexandria Ocasio-Cortez aux figures moins attendues, les candidatures les plus progressistes s'imposent aux primaires de leur parti.

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Bon .. Oui jâavais disparu, mais me revoilĂ avec un homme bleu poursuivi par des chevaux rouges sur du sable jaune. Les couleurs primaires, ya que ça de vrai.
instagram : kaioa.illu
Primaire de folie (Manuel Valls en 1993. BenoĂźt Hamon en 1992)
Je sais pas si le débat était bon mais le bingauche oui en tout cas
(merci @kotkotkoten) (quâest-ce quâon aurait fait sans)
Sur cinq bureaux de vote parisiens, quatre ont accepté de nous laisser voter sans preuve d'inscription sur les listes électorales.
ÂŻ\_(ă)_/ÂŻ

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Ok. Jâai vu le titre jâai Ă©tĂ© sĂ©duit. Rien que voir BenoĂźt Hobbit commander son Kebab câest culte.
Un nouvel article a été publié sur http://www.rollingstone.fr/benoit-hamon-un-candidat-dans-rolling-stone/
BenoĂźt Hamon, son interview dans Rolling Stone
BenoĂźt Hamon, grand gagnant de la primaire socialiste, sâĂ©tait confiĂ©, il y a quelques semaines, Ă Rolling Stone et nous a dĂ©voilĂ© sa culture rock. Amateur de cold-wave dans sa jeunesse brestoise, il nous livre son patrimoine rock oĂč Status Quo cĂŽtoie Cure, U2, The Sisters Of Mercy et TĂ©lĂ©phone. Nous vous proposons lâintĂ©gralitĂ© de son interview
Par Philippe Langlest
Depuis dĂ©jĂ plusieurs mois, il y a de la friture sur la ligne PS, entre les pros-Valls et les frondeurs qui rejettent ouvertement la politique mise en place par le Premier ministre. Proche de Michel Rocard au dĂ©but des annĂ©es 1990, il se rapproche de Martine Aubry dans les annĂ©es 2000 puis fini par se rallier Ă François Hollande en 2011. Incarnant la gauche du PS, il est nommĂ© ministre dĂ©lĂ©guĂ© chargĂ© de lâĂconomie sociale et solidaire en mai 2012 sous le gouvernement Ayrault. Avec Manuel Valls, il prend du grade et hĂ©rite du poste de ministre de lâEducation nationale oĂč il restera 147 jours. Plus vraiment sur la mĂȘme longueur dâonde, il est dĂ©barquĂ© du gouvernement fin aoĂ»t 2014. Aujourdâhui, libre comme lâair, le Breton est redevenu dĂ©putĂ©. BoudĂ© par lâElysĂ©e et peu apprĂ©ciĂ© par Matignon, il compte bien faire entendre sa voix aux primaires socialistes dĂ©but 2017.
Fils dâun pĂšre ingĂ©nieur des Arsenaux de Brest, le petit BenoĂźt se martĂšle les tympans sur le boogie-rock de Status Quo. Il a 13 ans. Dans sa chambre dâadolescent, punaisĂ©e de poster dâAC-DC et de Motörhead, lâalbum Overkill lui souffle dans les bronches. Ses goĂ»ts musicaux sâaffirment au lycĂ©e, il change de braquet et dĂ©couvre la new-wave anglaise avec Depeche Mode. AttirĂ© par un son plus dark, il est sĂ©duit par la cold-wave de The Cure puis passe de Joy Division aux riffs noir corbeau des Sisters Of Mercy. Au dĂ©but des annĂ©es 80, le rock made in France reprend des couleurs. Ses groupes prĂ©fĂ©rĂ©s savent cracher du riff : ils ont pour noms TĂ©lĂ©phone, Starshooter, Bijou.
7 juillet 2016. InstallĂ© dans un modeste bureau Ă lâAssemblĂ©e Nationale, il nous reçoit chaleureusement les bras chargĂ©s de 33-tours. Allure de jeune homme et coupe de douilles Ă la Ian Curtis, le dĂ©putĂ© frondeur desserre la cravate.
Adolescent, comment avez-vous fait votre éducation musicale ?
A la maison, mes parents Ă©coutaient religieusement Joe Dassin. Il ne se passait pas une semaine sans que la voix du grand Joe rĂ©sonne dans les enceintes (sourire). Bien quâĂ 12 ans, je nâĂ©coutais pas vraiment sa musique dans ma chambre. Jâai commencĂ© Ă me mettre au rock avec les Anglais de Status Quo, mon groupe fĂ©tiche Ă cette Ă©poque. Pour moi, il nây avait pas mieux : ils avaient des putains de bonnes chansons qui faisaient battre du pied, un son de guitares qui allait bien et ce look total jean dĂ©lavĂ©, que je trouvais trĂšs tendance Ă lâĂ©poque (rires).
https://www.youtube.com/watch?v=z7-z4Dz5ZU4
Avec quel album découvrez-vous le groupe Status Quo ?
En achetant mon premier 45 tours, « Whatever You Want ». Pendant des semaines, le single a tournĂ© sur ma platine : ce refrain ne me lĂąchait pas (Hamon fredonne NDLR). Entre-temps, jâavais bien entendu achetĂ© lâalbum du mĂȘme nom. Ce groupe avait la rĂ©putation de tenir la scĂšne. Jâen ai eu la confirmation en me procurant leur disque Live, enregistrĂ© Ă Glasgow en 1976. Le son du disque est volcanique et les guitares de Parfitt/Rossi sont remontĂ©es comme des coucous, enquillant Ă la chaine leurs meilleurs titres, avec entre autres « Caroline », « Down Down » et lâincontournable « Whatever You Want ».
De 12 Ă 14 ans, jâĂ©tais Ă fond dans le hard-rock. Jâavais un gros poster dâAC-DC dans ma chambre.
A part Status Quo, vous vous intĂ©ressiez Ă dâautres groupes de rock ?
De 12 Ă 14 ans, jâĂ©tais Ă fond dans le hard-rock. Jâavais un gros poster dâAC-DC dans ma chambre. Let The Be Rock et Highway To Hell squattaient ma platine. Les riffs dâAngus Young ont accompagnĂ© mes annĂ©es de collĂšge. Pour me dĂ©crasser les oreilles, jâutilisais assez souvent lâartillerie lourde de Motörhead avec les albums Overkill ou Ace Of Spades. JâĂ©prouvais aussi une vraie sympathie pour les seconds couteaux du heavy-metal comme le groupe Saxon. Ils venaient dâun bled du cĂŽtĂ© de Sheffield ; de solides gaillards qui avaient fait un peu tous les mĂ©tiers avant de se lancer dans le heavy-metal. Je me souviens encore de ces longues intros de guitares et ces solos qui surgissaient de tous les coins de lâalbum Wheels Of Steel. Un morceau de Saxon sans solo, câĂ©tait impensable, ça nâexistait pas en fait !
Pas de Beatles ? de Stones ?
Non, je suis complĂštement passĂ© Ă cĂŽtĂ©. Jâai Ă©coutĂ© les Beatles sur le tard et les Stones nâont jamais Ă©tĂ© mon truc. Jâaime la gouaille de Jagger sur certains albums comme Tattoo You mais ça sâarrĂȘte lĂ .
AprĂšs le heavy-metal de Saxon, vous changez de cap et vous passez de la new wave Ă la cold waveâŠ
Au lycĂ©e Ă Brest, jâai changĂ© de look et surtout de style musical. Mes copains Ă©taient des fans hardcore des Smiths. Ils achetaient tout ce que faisaient Morrissey et sa bande. A cette Ă©poque, la tendance Ă©tait trĂšs Manchester Ă Brest. Cette mĂȘme annĂ©e, je suis tombĂ© sur Unknown Pleasures de Joy Division et la voix glacĂ©e et glaciale de Ian Curtis. JâĂ©coutais aussi Depeche Mode mais câest surtout la pĂ©riode cold wave de The Cure qui mâa attirĂ© avec lâalbum Seventeen Seconds. MĂ©lodiquement, jâai toujours trouvĂ© que The Cure Ă©tait au-dessus du lot et que Robert Smith reste lâun des meilleurs songwriters anglais encore en activitĂ©. Pourtant, jâavais un sentiment trĂšs ambivalent sur eux. Jâadorais leur musique mais jâavais du mal Ă encadrer leurs gueules. Je dois avouer que le cĂŽtĂ© androgyne maquillĂ© de Robert Smith me gavait un peu. MĂȘme si Ă cette Ă©poque, jâavais un look un peu dark qui se rĂ©sumait Ă porter un imper marine trĂšs long qui traĂźnait un peu sur mes bottes (rires).
https://www.youtube.com/watch?v=wVvoQIdD80U
Par la suite, vous devenez fan de The Sisters Of Mercy. Comment vous initiez-vous à leur musique ?
La musique, câest souvent une histoire de potes, on me passait souvent des lives en K7. Et Ă un moment donnĂ©, je suis tombĂ© sur The Sisters Of Mercy. Leur musique dĂ©gageait une grande puissance, câĂ©tait un mĂ©lange entre le gothique et la dark wave. Mais derriĂšre cet Ă©pais rideau noir, il y avait de bonnes mĂ©lodies comme Mary Ann ou Alice. Je me rappelle que la formation dâAndrew Eldritch changeait souvent de personnel, suite au caractĂšre versatile du taulier. En fait, si vous observez le line-up du groupe sur toute leur carriĂšre, il y a plus de contrats prĂ©caires que de CDI (sourire).
Il y a un album en particulier que vous recommandez ?
Je conseillerais le premier First and Last And Always, sorti en 85. Câest une tuerie, avec Eldritch et Wayne Hussey Ă la guitare, futur leader The Mission. Jâai passĂ© de nombreuses soirĂ©es Ă Brest Ă Ă©couter Ă fond « Marian » et « Black Planet ». Leur musique me donnait envie de bouger, de larguer les amarres sur le dance floor brestois.
A ce propos, quand vous sortiez Ă Brest pour Ă©couter de la bonne musique, câĂ©tait oĂč votre QG ?
On allait tous au MĂ©lo. Cette boite Ă©tait le point de rendez-vous pour tous les amateurs de cold-wave. CâĂ©tait le club rock incontournable de la ville. Au moins, lĂ -bas on savait quâon nâallait pas se retrouver encerclĂ© par Michel Sardou ou François ValĂ©ry, la programmation musicale affichait clairement les couleurs.
Vous étiez quel genre de client, plutÎt à rester tranquillement au bar ? Ou à pogoter sur la piste de danse ?
Je ne refusais jamais un petit pogo. Par exemple, quand le DJ envoyait « This Is Love Song » de PIL, je filais inexorablement me dégourdir les jambes.
Il y avait aussi Starshooter que jâaimais bien. Musicalement, leurs chansons sonnaient entre le punk et la new-wave ; entre les Damned et B-52âs pour les initiĂ©s.
Quel est votre premier vrai choc musical ?
Probablement le premier live de Cure qui sort en 1984. Ce disque avec aux commandes le trio Smith, Gallup, Tolhurt avait Ă©tĂ© enregistrĂ© entre Londres et Oxford. Je lâai Ă©coutĂ© des centaines de fois ! Le vinyle est rayĂ© de partout. A lâintĂ©rieur, il y a le meilleur de Cure en live : de « Charlotte Sometimes » qui est dâune beautĂ© magnifique, Ă lâhypnotique « A Forest » ou encore « Killing An Arab », un authentique bijou signĂ© Robert Smith.
https://www.youtube.com/watch?v=SdbLqOXmJ04
En 2010, vous avez rencontrĂ© les membres du groupe anglais Gang Of Four dont le leader Jon King a Ă©tĂ© adhĂ©rent au Labour Party. Quâest-ce qui vous plait dans leur musique ?
On sâĂ©tait rencontrĂ©s pour le magazine Vox Pop. Pour moi, Gang Of Four, câĂ©tait tout dâabord du bon post punk. Par exemple, dans lâalbum Songs Of The Free qui paraĂźt en 1982, il y a tout le discours des annĂ©es Thatcher. Leurs chansons ont de lâĂ©paisseur et restituent bien ce quâa Ă©tĂ© lâAngleterre des luttes. Il y a plein dâartistes anglais qui ont su rĂ©sister et qui ont menĂ© des batailles exemplaires contre le cynisme des tories et les excĂšs du libĂ©ralisme, comme Jon King de Gang Of Four en musique ou encore Ken Loach au cinĂ©ma.
Quelques mots sur le groupe U2Â ?
Au dĂ©but des 80âs, jâĂ©tais trĂšs fan. Lâalbum « War » est sans aucun doute lâun de leurs meilleurs. Il faut se rappeler quâen 1983, il existait une grosse tension entre les autoritĂ©s britanniques, lâIrlande du Nord et lâIRA. Quand Bono Ă©crit la chanson « Sunday Bloody Sunday », son texte sâinscrit dans le cours de lâHistoire. Aujourdâhui, le groupe enchaine les disques et les tournĂ©es mais je ne retrouve plus la mĂȘme fiĂšvre dans leurs nouvelles compositions.
Si je vous dis rock français, ça vous évoque quoi ?
TĂ©lĂ©phone !!! Le premier album de TĂ©lĂ©phone est exceptionnel. Les titres comme « Hygiaphone », « Sur La Route », « MĂ©tro (Câest Trop) », « Anna » ou « Flipper » Ă©taient monstrueux dâefficacitĂ©. Jâaimais les guitares de Bertignac mais je prĂ©fĂ©rais le charisme naturel dâAubert. En plus, Kolinka Ă la batterie, câĂ©tait un peu le Stewart Copeland version TĂ©lĂ©phone. Jâai eu lâoccasion de les voir en concert Ă Brest. En live, ils dominaient de trĂšs haut la scĂšne rock hexagonale de cette Ă©poque. Il fallait ĂȘtre trĂšs costaud pour rivaliser avec eux. Bijou avait un truc diffĂ©rent, leur rĂ©pertoire avait une sonoritĂ© sixities quâon ne retrouvait pas chez les autres. Sur lâalbum Jamais DomptĂ©s, il y a des titres trĂšs percutant comme « Rock Ă la Radio » ou « Pas Comme Vous ». Il y avait aussi Starshooter que jâaimais bien. Musicalement, leurs chansons sonnaient entre le punk et la new-wave ; entre les Damned et B-52âs pour les initiĂ©s. Le quatuor lyonnais avait une patate dâenfer, ça jouait vite et fort ! En mai 1981, Starshoot a sorti son single « Quel Bel Avenir » avec ce couplet annonçant la couleur : « Dans les eighties, jây suis nĂ©, y-avait des roses au mois de MaiâŠÂ». Plus tard, il y a eu Noir DĂ©sir avec « Tostaky » notamment qui, soit-dit en passant, reste encore aujourdâhui, comme lâun des plus beaux cuirassĂ©s du rock français. Et puis, dans un autre registre, il y a eu Miossec âŠ
https://www.youtube.com/watch?v=XPy7fhvBG6A
Comment découvrez-vous les chansons du brestois ?
Miossec nâest pas de Brest mais dâOuessant. Jâai dĂ©couvert son univers artistique avec lâalbum « Boire » ou figure la chanson « Brest ». Chez lui, il y a comme une langue instinctive de cette ville. LâĂ©motion qui se dĂ©gage de son texte est un peu moche, il faut le dire, mais je trouve ça dâune beautĂ© magistrale. Dans cette forme de pudeur quâont les Bretons, il est excellent. Je suis Ă©galement trĂšs fan dâune reprise dâun morceau de Joe Dassin « Salut Les amoureux » oĂč Miossec me file la chair de poule Ă chaque fois que je lâĂ©coute.
Vous avez écouté « MammifÚres », son dernier album ?
Non, pas encore.
En 2012, vous tweetiez le morceau « Beautiful Day » de U2, dĂšs le premier tour des PrĂ©sidentielles. Et aujourdâhui ?
Jâavais oubliĂ© ça⊠LĂ câest difficile. Quatre ans plus tard, je mâexcuserais peut-ĂȘtre⊠Non, on avait le droit dây croire et je nâai pas envie de mâabandonner au dĂ©sespoir. Donc, jâirais chercher des choses lĂ©gĂšres, plus insouciantes. Je nâai pas envie dâĂȘtre dans la gravitĂ©, je tweeterais un truc un peu fĂ©minin, doux, entre jazz et blues, genre Melody Gardot ou Alela Diane.
[La musique] câest un vrai sujet car dans les meetings, il va falloir quâon sorte un truc un truc joyeux, positif. Jâai bien aimĂ© lâalbum de Jain avec notamment le titre « Come » que je trouve trĂšs fĂ©dĂ©rateur.
En tant que futur probable candidat à la primaire socialiste, quel morceau choisiriez-vous pour lancer votre campagne ?
Câest un vrai sujet car dans les meetings, il va falloir quâon sorte un truc un truc joyeux, positif. Jâai bien aimĂ© lâalbum de Jain avec notamment le titre « Come » que je trouve trĂšs fĂ©dĂ©rateur. Câest une jeune chanteuse qui fait du reggae blanc que jâai dĂ©couvert sur France Inter lorsquâelle a fait une reprise trĂšs convaincante de « Mercedes Benz » de Janis Joplin.
Si vous nâaviez pas Ă©tĂ© homme politique, vous seriez-vous vu dans la peau dâune rock star, si oui laquelle ?
Je dois confesser que jâai eu la chance de faire des meetings devant des milliers de personnes. Mais je pense quâil y a quelque chose de plus incroyable encore, câest de faire bouger les gens sur de la musique. Le 29 septembre 2007, jâĂ©tais au concert de Police au Stade de France et jâavoue que jâaurais adorĂ© me retrouvĂ© ce soir-lĂ , sur scĂšne, dans la peau des trois musiciens du groupe. Il y avait une vraie communion entre le public et eux, câĂ©tait magique.
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