DM #16 poem dance
In the second part of our 17/02/2021 session we used poetry to attune and to “poemdance”. -10 min to read some poetry from a website or book -15 min to “dance” with the poem in our mind, during which we cite a phrase, some words every now and then, we improvise, often it is silent (small poetry :))
Muriel : J'ai aimé cette improvisation : son temps, son écoute, la place de chacun dans ma conscience, la présence ininterrompue de la danse. La danse était là au delà du mouvement même, je l'entendais, je sentais ses flux. Même le silence me paraissait danser. J'ai changé l'angle de mon écran (de mon cam-écran) juste après avoir fermé les yeux, si bien que je ne savais plus ce qui était dans le champs de la caméra. Et le jeu de j'y suis / j'y suis pas, s'est vite imposé à mon esprit. Je dansais intérieurement. Je réagissait à tous les sons que j'entendais d'Annie et de Daniel. Presque une improvisation sonore, en 3 langues (ou plus). J'ai voyagé, dans mon corps, l'espace intérieur, dans mon espace proche, et dans l'espace distant entre Annie et Daniel. Je n'ai pas vu le temps passer. Il aurait pu se passer le double du temps imparti. Cependant je sentais comme une dramaturgie, pas vraiment un récit, mais un temps de vie, avec un début, un milieu, des événements, des rebondissements, une fin et peut-être même un épilogue. J'aurais pu ne rien faire, j'aurais pu faire beaucoup plus, mais mon corps et mon attention au moment ont guidé mes gestes et ma voix vers une sorte d'économie : 1 geste sur 2 ou 3 possibles prenait forme ; idem pour les mots-sons. Après avoir regardé la vidéo : En regardant les images, j'ai découvert que nos corps entraient en dialogue autant que nos voix. J'aime sentir cette présence partagée du poétique. J'aime tout particulièrement cette trace vidéo... Mes doigts qui glissent le mur jusqu'à frôler la main de Daniel... Nos mains qui balancent ensemble... Le ventre d'Annie... Le dos de Daniel... Le sommet de mon crâne... Je vois plus ! Je vois autre chose que ma sensation ! Je découvre bien plus que mon souvenir en regardant ces images-là...
Daniel: Collective poetry through movement. Cummings poetic words are the motto for my movement which slowly becomes larger with Annie’s and Muriel’s fragments of their own poetries. While doing, I let my movement be guided by how words (mine and theirs) resonate in my body. A continuation rather than a constant beginning of something and towards nowhere specific. While watching we ‘connect?’ it becomes indeed a memory of dreaming, not necessarily a future but a constant past. Without perceiving visually, otherness starts to become part of the relation between us three… borrowing from others words and incorporating them into my own words and movement. I like the idea of the poetry. The way we can play with rhythm. And letting the poetry words become part of eachothers movement
Annie: My phrase became a burden :) During the dance I felt very alone, couldn’t find any relation – as if we all were doing our own thing. Afterwards I liked watching the recording. This is something! The lonely connectiveness made it strong. What to do to make it better? We need a residency to spend some quality time on a future performance – we need good equipment en space to work, or, we need to be more aware of the limitations.











