So good to sea you again! 🌊 #love #iseayou #sea #saw #saintbrieuc #plerin #sunny #bluesky #cotesdarmor #bretagne (at Plérin)

seen from Italy
seen from United States
seen from Italy

seen from Canada
seen from Malaysia
seen from United States

seen from Canada

seen from United Kingdom
seen from China
seen from United States
seen from United Kingdom
seen from Russia
seen from Malaysia
seen from United States

seen from United Kingdom

seen from United Kingdom
seen from China

seen from United States
seen from Japan
seen from Japan
So good to sea you again! 🌊 #love #iseayou #sea #saw #saintbrieuc #plerin #sunny #bluesky #cotesdarmor #bretagne (at Plérin)

Anya is live and ready to show you everything. Watch her strip, dance, and perform exclusive shows just for you. Interact in real-time and make your fantasies come true.
Free to watch • No registration required • HD streaming
Plérin (agglomération de St-Brieuc).
Marie a mis Jésus … au Monde
A la naissance d'un enfant, ne dit-on pas qu'il est mis au monde ? Expression devenue trop banale. Marie n'a pas enfanté en cachette, dans le douillet et confidentiel logis familial. C'est tout près d'un campement de bergers qu'elle a mis au monde son Fils, nommé Jésus, Yeshoua signifiant Dieu Sauve.
A peine né, la naissance de Jésus est annoncée aux bergers « Je vous annonce une grande joie, qui sera celle de tout le peuple ; aujourd'hui vous est né un Sauveur …. ».Les bergers ne garderont pas cette nouvelle pour eux, puisque saint Luc nous dit : « ayant vu, ils firent connaître ce qui leur avait été dit de l'enfant ». Grâce aux médias célestes, un buzz historique, l'annonce de cette naissance est empreinte de publicité ; Jésus est vraiment donné au Monde.
Encore quelques jours et des Mages venus d'Orient viendront rendre hommage à l'Enfant-Roi, signe que le Salut promis n'est pas réservé à une petite peuplade. C'est de la mondialisation en acte.
Présenté au Temple, le nourrisson Jésus est pris dans ses bras par le vieillard Syméon, un homme pieux dont il est dit : « l'Esprit-Saint reposait sur lui ». En effet, il prophétise : « mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples, lumière pour éclairer les nations ».
En portant en elle l'Espérance d'Israël, et en le mettant au monde, Marie, la Théotokos, a bien mis au Monde entier, à toute la planète, le Sauveur.
Une des dernières paroles du Christ en croix sera de confier sa mère à Jean. L'Eglise a toujours reconnu dans ce message, le don de sa mère au Monde entier.
Il a été mis en accusation, mis au ban de la société, mis en croix, mis au tombeau. Mais Dieu le Père l'a remis au Monde des vivants. A nous chrétiens, avec Marie méditant tous ces événements dans son cœur, de profiter de la grâce de Noël, pour mettre Jésus au Monde qui en a tant besoin.
via Communauté pastorale du Littoral Ouest https://ift.tt/32on71i
Espérance - Sur KTO une invitation à voyager avec les mots de la foi
Chaque dimanche à 19h45, Honorine Grasset vous invite à voyager avec les mots de la foi. Ces petits mots essentiels, mots simples que les croyants entendent distraitement le dimanche, mais qu'ils ne sauraient pas forcément définir. Notre guide a d'abord écouté comment le mot résonne aujourd'hui, raconte ensuite l'essentiel à savoir, dans la vie courante et dans l'Église ; puis suggère comment en vivre vraiment, en proposant quelques exercices spirituels et une prière. Vous ne repartirez pas comme vous êtes venus !
via Communauté pastorale du Littoral Ouest https://ift.tt/3sbEJrO
« Cheminer avec les jeunes pour qu'ils se réalisent »
Stéphane, pouvez-vous vous présenter ?
J'ai 50 ans, je suis marié avec Valérie et nous avons 4 enfants âgés de 16 à 26 ans. Je suis éducateur spécialisé de formation et depuis 15 ans, je suis responsable de formation et directeur-adjoint à ASKORIA, centre de formation pour adultes qui forme à tous les métiers du social (Educateur, Assistant Service Social, Aide à la Personne, Moniteur d'atelier, chef de service etc…).Je suis également diacre permanent de l'Église Catholique en Côtes d'Armor depuis 12 ans et responsable régional de l'association « Foi et Prière (FeP) », association de la famille Mennaisienne des Frères de Ploërmel qui propose à chaque vacance scolaire, en lien avec les Frères, des rencontres / retraites pour les jeunes de 11 à 16 ans.
Que représente pour vous éduquer ?
Je crois que chaque personne a cette capacité à réaliser son projet personnel et professionnel, son projet de vie à condition d'être accompagné. Nous devons « marcher avec les jeunes » et non « leur faire faire » pour qu'ils soient dans cette dynamique de construction ; marcher avec eux dans les réussites comme lors des échecs.Toute personne se construit tout au long de sa vie. Le milieu familial ne suffit pas et chacun a besoin de contacts, parfois de confrontation avec l'extérieur, de rencontres permettant de prendre du recul, d'enrichir ce qu'il a déjà reçu et ainsi peu à peu se forger son identité.Le cheminement commencé dans le milieu familial se poursuit, à l'école, dans les rencontres lors de loisirs sportifs ou autres, dans la formation professionnelle ou lors du premier emploi. La confiance accordée, à la personne, au jeune, est primordiale. Eduquer, c'est « cheminer avec » ; être à côté de la personne, lui faire confiance et le lui dire ; ce qui fait que des années plus tard, comme quand j'accompagnais des jeunes en foyer, certains reviennent en disant : « la parole que tu m'as dit, le geste que tu as fait m'ont permis de reprendre ma route et de m'en sortir ».
Eduquer c'est rencontrer ?
Un éducateur doit être prêt à être lui-même éduqué tout au long de sa vie. Dans ce métier, les éducateurs qui seront en difficultés sont ceux qui « savent » et ne sont pas prêts à la vraie rencontre où chacun apprend de l'autre. L'éducation, c'est d'abord passer par la rencontre qui permet aussi d'apprendre sur soi, avant d'apprendre des techniques. Quand je rencontre une personne, je ne suis jamais déçu. Je peux être embêté par son comportement, pas par la personne. J'apprends toujours quelque chose des autres. On s'éduque et s'enrichit mutuellement même si je ne comprends pas l'autre tout le temps.
Il faut donc commencer par se connaître soi-même ?
Dans ce métier, il faut d'abord apprendre à se connaître. Est-on colérique, impulsif, intransigeant, ayant du mal à prendre position ? Ce n'est pas une fatalité, on peut changer son comportement si ce dernier est un frein à la relation.L'éducateur doit s'ajuster, bien sûr respecter et même aimer celui ou celle qu'il accompagne. _ L'éducateur est par principe, en relation avec l'autre que je n'ai pas choisi, qui n'est pas toujours plaisant.Prendre du recul, ne pas réagir dans l'immédiateté, faire un pas de côté pour apprécier la situation, autant de postures à développer ; pas toujours facile !Eduquer ? « Cheminer avec » et aider la personne à se réaliser, à être heureuse. Il n'y a pas qu'un seul chemin, On peut parfois prendre des chemins de traverse.Au quotidien, je puise beaucoup dans L'Evangile. Le Christ est en effet un bel exemple de compagnonnage.
Quel regard portez-vous sur l'évolution des jeunes ?
Les ados et les jeunes adultes ont sous leurs yeux le supermarché du disponible : en biens de consommation, internet, en réseaux sociaux… Actuellement, nous voyons le risque de tout relativiser, tout mettre sur le même niveau. L'influenceur d'un réseau social peut avoir plus de valeur que l'adulte qui est à ses côtés. Sur quel repère s'appuyer ? L'important est de développer leur esprit critique et les aider à se construire des repères.Le rôle des parents est fondamental. Même s'ils ne sont pas parfaits, s'ils font des erreurs, ils donnent des repères, rassurent, mettent des limites, montrent leur désaccord.Le jeune trouve ses premiers repères dans la famille et il doit les compléter ensuite à l'extérieur avec d'autres personnes.Face à mes étudiants, je prends souvent l'exemple du réservoir d'une voiture pour expliquer la capacité d'un jeune à faire face aux difficultés de la vie. Quand le réservoir est vide, la voiture s'arrête. Dans la vie d'un jeune, quand le réservoir affectif est vide, tout devient difficile. Mais quand le réservoir a été rempli par les parents, au plus jeune âge, complété par diverses expériences valorisantes au cours de son adolescence, il ne sera jamais totalement vide. S'il y a un pépin dans la vie, une rupture une perte d'emploi, le réservoir, même s'il est vidé par cette expérience négative, ne sera jamais totalement vide. En s'appuyant sur cette base affective accumulée au fil de son enfance, de son développement, la personne pourra rebondir et à nouveau remplir son réservoir par de nouvelles expériences valorisantes. C'est parfois difficile de se relever mais ce n'est pas impossible. La résilience existe toujours. On ne réussit pas tout, certains jeunes que j'ai accompagnés sont en prison ou sont décédés mais d'autres se sont relevés. Il faut rester humble, sans minimiser notre rôle d'éducateur. Nous ne sommes cependant que de passage dans une petite période de la vie d'un jeune.
Que vous inspire le monde virtuel dans lequel nous vivons ?
La virtualité offre des opportunités, notamment dans le domaine de la formation, mais cela ne doit pas empêcher la relation directe. Nous devons aussi faire en sorte que les jeunes restent ancrés dans la réalité au quotidien par les rencontres avec des adultes engagés. Or, nous observons un certain désengagement des adultes au niveau du bénévolat dans le sport, le théâtre, les loisirs… Les jeunes ont pourtant besoin de ces repères et d'accompagnement d'adulte.
Comment vous situez-vous en tant que chrétien dans un monde laïc ?
Au travail, je suis dans un milieu laïc, je n'affiche rien, ma croix de diacre est cachée. Par contre, tous les collaborateurs savent que je suis engagé dans l'Église. La plupart ne savent pas ce qu'est un diacre mais ils savent pouvoir trouver un lieu pour échanger sur des sujets personnels, de foi. J'ai ainsi accompagné plusieurs collègues dans le passage de situations difficiles. Mon travail est super car je suis au cœur du monde pour vivre ma vocation de baptisé. Mais je sais aussi que les chrétiens n'ont pas l'exclusivité du souci du bien commun. Certains non-chrétiens font bien plus que moi. Je suis rassuré que des non-chrétiens ont foi en l'homme et se mobilisent. Ce que nous avons en plus c'est de croire que ce que nous construisons ici-bas se poursuivra ailleurs. Notre passage sur terre n'est qu'une étape. La mort n'est pas une fin pour nous et pour ceux que nous croisons et accompagnons sur notre chemin de vie.
Educateur et diacre
Dans mon ministère de diacre, je reçois des couples qui demandent le baptême pour leur enfant, des personnes qui vivent un deuil, d'autres qui ont des difficultés liées au divorce, à la mésentente…. Mon but est à chaque fois de les aider pour qu'ils puissent se réaliser. L'objectif est de bien vivre ensemble avec les autres. On donne et on reçoit. Tout le monde a des ressources. Nous devons faire advenir le paradis sur terre par notre comportement.
via Communauté pastorale du Littoral Ouest https://ift.tt/3GK1bfR

Anya is live and ready to show you everything. Watch her strip, dance, and perform exclusive shows just for you. Interact in real-time and make your fantasies come true.
Free to watch • No registration required • HD streaming
Anne-Thérèse Guérin devenue Sainte Mère Théodore
Dans le cadre de la semaine missionnaire, Michelle Brieuc, auteure-conférencière, a donné à la maison Saint-Yves une conférence sur la vie de notre compatriote Sainte Mère Théodore le jeudi 21 octobre à 18h00.Une bonne vingtaine de personnes, dont près de la moitié de notre paroisse, a, pendant plus d'une heure, plongé dans la vie de cette femme d'exception. Née à Étables le 2 octobre 1798 dans une période tourmentée, Anne-Thérèse Guérin va y rester jusqu'en 1823 avec ses parents, sa sœur Marie-Thérèse et ses deux frères Jean-Laurent et Laurent qui mourront très jeunes (3 ans 1/12 et 2 ans 1/2). Sa mère Elizabeth Lefèvre de santé très fragile sera affectée à la suite du décès de son mari, officier-marinier dans la marine napoléonienne, lors d'un retour au pays en 1814 pour une permission.
Anne-Thérèse pensait depuis longtemps à la vie religieuse mais vu le refus de sa mère, les circonstances puis l'état de santé précaire de sa mère, elle dut attendre l'âge de 25 ans pour entrer en religion à Ruillé-sur-Loir chez les religieuses de la Providence (jeune congrégation fondée par l'abbé Dujarié en 1806 avec le concours de Melle Zoé Rolland du Roscoät de Pléhédel).
Après son noviciat, Sœur Théodore (don de Dieu), éducatrice hors-paire, fut nommée à Rennes puis à Soulaines (Maine-et-Loire) où elle sut mettre talents et compétences au service des jeunes, des malades et des plus démunis tout en s'efforçant de témoigner de la bonté du Père dans la simplicité de l'Evangile.
En 1839, un appel arrive à la maison-mère de Ruillé-sur-Loir. Mère Marie Lecor de Bréhat (1793-1873), alors supérieure générale partage avec son conseil cette demande de Monseigneur de la Hailandière, évêque de Vincennes (USA). Il fallait trouver « une sœur capable, pleine de zèle pour le Seigneur mais aussi prudente, remplie de l'esprit de la congrégation avec un grand amour pour les âmes ». En 1840, âgée de 42 ans, elle partira avec cinq autres religieuses et novices (Sr St-Vincent, Basilide, St-Liguori, Marie-Xavier et Olympiade). Après plus de trois mois de voyage dont 40 jours en bateau sur le Cincinnati, elles poseront le pied le 22 octobre 1840 à St Mary-of-the-Woods (Indiana) . Accueillies par la famille Thralls, elles occuperont une partie d'une baraque en bois. Dès 1841, elles ouvrent leur première classe pour les filles. C'est le temps des épreuves qui s'ouvre à nos religieuses : hostilité des habitants, incendie criminel en 1842, problème de la langue et différends avec l'évêque voulant exercer un contrôle total sur la vie de la jeune communauté. Devant ces événements, Mère Théodore revient en France en 1843 pour demander de l'aide. Elle en trouvera auprès de la reine de France Marie-Amélie femme de Louis-Philippe. Dès son retour en Indiana, le soutien de ses consœurs lui procure la force nécessaire pour poursuivre son œuvre malgré les problèmes de santé qu'elle connaît depuis son noviciat. Cette femme d'affaires avisée, généreuse et aimée de tous ne cesse d'agrandir le site de Sainte-Marie-des-Bois avec la construction d'une pharmacie, de l'église de L'Immaculée Conception…
En 1856, le 14 mai, âgée de 58 ans après plus de 15 années sur la terre américaine, elle rejoindra la maison du Père. Sur sa tombe on peut y lire en anglais « Je dors mais mon cœur veille sur cette maison que j'ai construite ». A sa mort on compte : 20 postulantes, 12 novices et 80 religieuses réparties dans 15 établissements.
Dès les années 1950, sa cause est introduite à Rome. Chez nous à Etables-sur-mer dès 1990 des bénévoles commencent à nettoyer les ruines de la maison natale. Le 11 juillet 1992 Mère Théodore est déclarée Vénérable puis le 25 octobre le Pape Jean-Paul II la déclare Bienheureuse et enfin 1e 15 octobre 2006 le Pape Benoît XVI la déclare Sainte. Deux guérisons miraculeuses seront reconnues par l'Église : en 1908 Sœur Mary Théodosia et en 2002 Philipp Mc Cord.
Des statues ont depuis été érigées :En 1998 statue réalisée par Guy Pavec en l'église d'Etables-sur-mer,En 2008 statue réalisée par Teresa Clark à Washington bénie par Monseigneur Pietro SambiEn 2009 statue de Sainte Mère Théodore avec des enfants à Sainte Marie-des-BoisEn 2017 statue en bronze (copie de celle de 2008) érigée à Ruillé-sur-Loir.
Cette femme profondément humaine, modèle d'obéissance nous a laissé une correspondance très riche. Elle a tout fait pour que les gens aiment Dieu. Ce fut la 8e personne à être canonisée en Amérique du Nord, dont la 1re en Indiana.
A Pordic, la dernière communauté du secteur a fermé ses portes en octobre 2020 et notre paroisse est aujourd'hui dans l'attente d'accueillir un nouvelle communauté.
A l'issue de la conférence, le chant à Sainte Mère Théodore a résonné dans la Maison Saint-Yves. A quand, peut-être, un pèlerinage diocésain en Indiana ? Affaire à suivre …
via Communauté pastorale du Littoral Ouest https://ift.tt/3IOXiIn
Les enfants ont décoré le sapin à Saint Laurent
Les enfants de la classe de Laurence, de l'école Jean Leuduger, ont décoré le sapin de l'église de Saint Laurent
via Communauté pastorale du Littoral Ouest https://ift.tt/321IaWW
Homélie du 12 décembre 2021 à Rixensart (Belgique) - Le Jour du Seigneur -
L'intérieur et l'extérieur vont ensemble : le cœur et les actes
Pourquoi le prophète Sophonie dit-il au peuple : « réjouis-toi, de tout ton cœur bondis de joie » ? Parce que justement à cette époque le peuple est dans le malheur ; il a peur. Pourquoi saint Paul écrit-il aux Philippiens : « soyez toujours dans la joie du Seigneur » ? Parce que cette communauté passe par des moments difficiles.
La parole de ces deux premières lectures nous fait dresser l'oreille, car la majorité d'entre nous, toutes générations confondues, est confrontée à des réalités peu réjouissantes. Alors de quelle nature est la joie à laquelle invitent Sophonie et Paul ? Nous comprenons déjà qu'il ne peut pas s'agir d'une simple gaité, puisqu'elle est annoncée au cœur même de circonstances pénibles. Il doit s'agir d'une expérience plus profonde.
Sophonie, de son côté, lie cette joie à un éloignement des ennemis. La question des ennemis revient souvent dans l'Ancien Testament : Israël a été la plupart du temps environné de royaumes puissants et menaçants. Jésus s'est distancié de ces préoccupations d'ordre politique, et a déplacé l'attention vers d'autres ennemis : ceux qui nous assaillent de l'intérieur et qui brisent notre harmonie. Oserions nous rêver à leur disparition ? Quelle joie ce serait ! C'est bien ainsi que nous pouvons entendre le message de Sophonie : Dieu vient pour être à nos côtés dans nos combats intérieurs, Il veut que nous ne soyons pas seuls dans ces batailles souvent difficiles à livrer. « Ne laisse pas tes mains défaillir ! Le Seigneur ton Dieu est en toi (…). Il te renouvellera par son amour ». Alors même que le combat n'est pas encore achevé, il nous invite à la joie, une joie qui est une sorte de sérénité, d'assurance : ne crains pas, l'amour de Dieu aura en toi le dernier mot ; réjouis-toi déjà de la défaite de tes ennemis.
Chez Paul, on retrouve l'expérience d'un cœur apaisé, réconcilié malgré les évènements contraires : « ne soyez inquiets de rien ; le Seigneur est proche ». Mais ici l'appel à la joie est assorti d'une exhortation : « que votre bienveillance soit connue de tous ». L'intérieur et l'extérieur vont ensemble : le cœur et les actes.
Tournons-nous maintenant vers l'évangile de ce dimanche. Nous avons là une foule de gens dont des collecteurs d'impôts et des soldats. Ils sont venus recevoir le baptême de Jean-Baptiste : c'est une démarche de conversion, de retour à Dieu, de renonciation au mal. Par la, ils expriment leur volonté de marquer une étape dans leur combat intérieur, avec l'aide de Dieu. On les imagine sortant des eaux du Jourdain avec un cœur joyeux et apaisé. Et sur-le-champ ils posent tous à Jean-Baptiste cette question : « que devons-nous faire ? » Eux aussi nous rappellent que l'intérieur et l'extérieur sont liés : le cœur et les actes. Ils font preuve d'assurance : ils semblent savoir que leur baptême les a vraiment unis à Dieu. Leurs ennemis intérieurs ne sont plus censés avoir le dessus ; ils n'ont plus dès lors qu'à poser des actes qui diront la joie et l'assurance qui règnent en eux. Et, comme des enfants, ils viennent demander conseil pour cela.
Frères et sœurs, toutes sortes de circonstances nous rendent la vie difficile. C'est pourquoi la parole que Dieu nous adresse aujourd'hui est pour nous. La joie qui nous est annoncée n'est pas pour quand nous irons mieux, elle est pour maintenant. Ouvrons tout notre être, notre corps, notre intelligence, notre cœur, à la présence de Dieu et à son action. Demandons-lui d'être à nos côtés dans nos combats. Si nous avons été baptisés et confirmés, rappelons-nous que là déjà il nous en a fait la promesse. Laissons grandir en nous l'assurance qui vient de ce lien que rien ne peut détruire. Profitons de ce temps de l'Avent qui est un chemin de conversion : la Parole de Dieu, le sacrement de réconciliation, les gestes de solidarité, l'approche de Noël sont là pour nous mettre en chemin. Et même si nous sommes soucieux ou tristes, que la joie du Seigneur nous habite. Et comme des enfants, demandons conseil : quels seront les actes qui diront à l'extérieur de nous ce que Dieu fait à l'intérieur ? Ce dimanche est justement celui de la collecte de solidarité diocésaine. Les projets qu'elle soutient sont autant d'expressions de la visite de Dieu dans notre monde. Béni sois-tu Seigneur pour ta lumière qui se fait proche de nous et de notre Terre, et qui y sème une joie intérieure. À Noël nous la fêterons, quoi qu'il arrive !
Prédicateur : Eric MattheeuwsParoisse : Sainte CroixVille : Rixensart (Belgique)
via Communauté pastorale du Littoral Ouest https://ift.tt/3rX7DMp