Attaques de drones : après les bases américaines, les milices chiites s'en prennent à une base des peshmergas, au nord-est d'Erbil
Le KRG a annoncé ce dimanche que deux drones chargés d'explosifs avaient visé une base de peshmergas dans la nuit de samedi à dimanche. Cette attaque qui s'est passée à 23h45 au nord-est d'Erbil, dans le district de Pirmam, a fait des dégâts matériels sans faire de blessés. Le porte parole du KRG parle d'une attaque lâche perpétrée par des groupes hors la loi liés au gouvernement qui est tenu pour responsable.
"Nous tenons ces groupes et le gouvernement fédéral pour responsables de ces attaques lâches, parce que ces groupes hors-la-loi sont armés et reçoivent des salaires du gouvernement fédéral, et ils se promènent sous les yeux du gouvernement irakien, transportant des armes, des roquettes, et des drones afin de mener des attaques terroristes contre des institutions officielles et militaires", peut-on lire dans le communiqué.
Le KRG attend que le Premier ministre irakien Mohammed Shia’ al-Sudani punisse ces groupes en prenant des "mesures sérieuses pour poursuivre les agresseurs". Il ajoute qu’Erbil se réserve le droit de répondre à ces attaques "au moment opportun". Il a également appelé ses alliés à soutenir Erbil face à de telles frappes.
Cet événement survient 36 heures après que le KRG a réaffirmé vendredi qu’il n’y avait pas de bases israéliennes dans la région, contredisant les affirmations de la Résistance islamique qui affirmait avoir ciblé une base "sioniste" peu avant à Erbil.
De son côté, le réseau des milices chiites soutenues par l’Iran et affiliées au Corps des Gardiens de la révolution islamique, a déclaré samedi soir avoir ciblé la base aérienne de Harir à Erbil avec des drones. C'est ce même groupe qui a revendiqué la plupart des attaques contre les troupes américaines en Irak (2500 soldats) et en Syrie (900 soldats) depuis le 7 octobre, date de l'attaque terroriste du Hamas qui a visé principalement des civils en Israël. La réplique attendue d'Israël et les conséquences sur les civils Palestiniens font craindre un embrasement de la région, ce qui ne manquerait pas d'impacter les forces Kurdes considérées comme alliées des États-Unis, le principal soutien d'Israël. D'où la confusion entretenue par les milices chiites entre les forces américaines et Israéliennes au détriment des Kurdes assimilés indirectement aux alliés d'Israël.
A noter que les Kurdes sont aussi régulièrement bombardés par la Turquie, au Kurdistan Sud comme au Rojava, raison pour laquelle certains demandent des armes de défense antiaérienne en urgence aux États-Unis.
Sans cela, c'est l'existence même des deux régions autonomes qui pourrait être remise en question si la situation devait continuer à se tendre au Moyen-Orient. Et donc, les États-Unis qui pourraient perdre des alliés fidèles.











