Nos morts pour la France
La famille d’Alexis DEQUIDT et de Reine AMMEUX a déploré trois décès de soldats au cours de la Première Guerre Mondiale. C’est peu au regard d’autres familles mais c’est toujours trop d’autant plus s’agissant de jeunes dans la fleur de l’âge.
Nous déplorons trois morts pour la France dans les descendants d'Alexis Dequidt et de Reine Ammeux (tableau établi grâce à l'aide de Gemini)
1- Auguste KERLEU
Auguste KERLEU était cultivateur à Oudezeele et avait 22 ans quand l’ordre de mobilisation a été annoncé le 1° août 1914. Il a été affecté au 162° régiment d’infanterie, 2° bataillon, 7° compagnie. Son historique, pendant la guerre 1914-1918 nous indique que ce régiment a eu « l’honneur de marcher à l’ennemi un des premiers parmi les régiments de France » et bien entendu, il en a payé le prix en vies humaines. Sa première rencontre avec les Allemands date du 22 août 1914, dans la région de Pierrepont (Meurthe et Moselle). Le 162° RI a accusé une perte de 700 hommes et de 33 officiers face à un ennemi pourvu d’une artillerie de gros et moyens calibres de tout premier ordre.
source: Mémoire des Hommes
Durant la première bataille de la Marne qui a eu lieu du 5 au 12 septembre 1914, le 162° RI a défendu avec acharnement Saint-Prix et Soizy aux Bois (Marne) pendant trois jours. L’historique relate : « Refoulé par l’ennemi en plus grand nombre, épuisé par la lutte, il revient cependant, dès le 8, au village de Soizy, après un combat d’une violence telle que ses pertes se chiffrent à 900 tués ou blessés». Puis c’est la grande offensive du 10 septembre, le 162° RI y participe avec un effectif réduit du fait des blessés et tués. Le régiment comprenait, au départ, 3095 soldats mais le 14 septembre, il ne se composait plus que de 1778 soldats, soit un peu moins de 60% de son effectif de départ. Le 15 septembre, le 162° RI reprend contact avec l’ennemi devant Aubérive (Marne). C’est là qu’Auguste KERLEU a trouvé la mort, des suites de ses blessures, seulement un mois et demi après le début de la guerre.
source: Mémoire des Hommes
C’était la guerre de mouvement. Le Journal des Marches et Opérations du 162° RI nous permet de connaître dans le détail le déroulement des journées qui ont précédé la mort d’Auguste.
source: Mémoire des Hommes
Le 3 août 1914, Auguste a rejoint le 162° RI à Fresnes en Woëvre, dans la Meuse, à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Verdun. Il y est resté dix jours afin d’accomplir des travaux de défense.
Le 14 août à 4h du matin, il est parti avec son régiment en direction de Braquis à 8 km au nord, le 16 août son bataillon exécute des travaux de défense à Saint-Maurice, tout proche de Boinville en Woëvre, toujours dans la Meuse. Il y reste jusqu’au 20 août.
Le 21 août à 5h30 du matin, commence une marche vers le nord d’un peu plus de 20 kilomètres passant par Buzy, Lanhères, dans la Meuse puis Béchamps, La Margolaine, Gondrecourt-Aix, Affléville, Joudreville, Domprix, en Meurthe et Moselle,  avec cantonnement pour la nuit à Avillers (Meurthe et Moselle).
Parcours vers le nord du 15 au 21 août 1914 dans les départements de la Meuse et de la Meurthe et Moselle (A= Fresnes en Woëvre, B= Braquis, C= Buzy, D= Lanhères, E= Béchamps, F= Gondrecourt-Aix, G= Affleville, H= Joudreville, I= Domprix et J= Avillers, carte établie avec l'aide de Gemini)
Le lendemain, 22 août 1914, le 162° RI a repris la route, à 3h du matin, pour une marche de vingt kilomètres en passant par Saint-Supplet, Han devant Pierrepont, Pierrepont, Doncourt lès Longuyon, Chenières, communes situées en Meurthe et Moselle. Ce même jour, le 22 août, ordre leur est donné de prendre position au sud de Pierrepont. Les combats ont commencé par un duel d’artillerie puis l’infanterie est entrée en action à 11h. Le 162° RI a pu conserver ses positions et les combats ont pris fin à 18h.
Parcours vers le nord du 22 août 1914 dans le département de la Meurthe et Moselle (A= Avillers, B= Mercy le Bas, C= Han devant Pierrepont, D= Pierrepont, E= Doncourt lès Longuyon et F= Chenières, carte établie avec l'aide de Gemini)
Le 23 août, le régiment est à Pillon, dans la Meuse. Le 24 août, à 13 h, il reçoit l’ordre de prendre l’offensive à l’est du bois de Warpremont. Deux attaques successives échouent, les troupes se replient sur Rouvrois sur Othain et Pillon. Le 25 août, devant l’avancée des Allemands, elles doivent reculer vers Mangiennes puis Azannes et Soumazannes, dans la Meuse.
Le 26 août, le 162° RI rejoint Ville devant Chaumont puis Vacherauville, Bras sur Meuse, Charny sur Meuse, Froméreville les Vallons et Sivry la Perche, dans la Meuse. Il passe la nuit à Sivry la Perche. Le lendemain, les soldats reprennent la route pour aller à Dombasle en Argonne, Parois, Aubréville puis Boureuilles, dans la Meuse, où le régiment cantonne trois jours.
Parcours vers le sud-ouest du 23 au 26 août 1914 dans le département de la Meuse (carte établie avec l'aide de Gemini)
Le 30 août, le 162° RI embarque dans un train, à Verdun, à 9h du matin. Il débarque à Bétheny, dans la Marne, à 100 km vers l’ouest, à vol d’oiseau, à seulement 21h. Le régiment va cantonner à La Neuvillette, au nord de Reims.
Le 31 août, les soldats prennent la route à 4h du matin pour se rendre à Bazancourt, à 14 km au nord-est. Le 1er septembre, nouveau départ à 4h du matin pour Pontgivart avec cantonnement à Bourgogne, dans la Marne. Ils y restent deux jours.
Le 3 septembre, le régiment lève le camp à 12h30 en direction du sud. Il traverse La Neuvillette, Courcelles, Saint-Brice, le faubourg de Vesles, dans la ville de Reims et prends la route d’Epernay. Le deuxième bataillon du 162° RI auquel appartient Auguste KERLEU cantonne à Chamfleury, au sud de Reims.
Le 4 septembre, le 162° RI prend le cap vers le sud et rejoint Villers-Allerand puis traverse Le Cadran, Germaine, Avenay-Val d’Or, Mareuil sur Ay, Chouilly, Cuis, Cramant, Avize, Oger, Gionges pour enfin atteindre Etréchy et y passer la nuit.
Parcours vers le sud du 30 août au 4 septembre 1914 dans le département de la Marne (carte établie avec l'aide de Gemini)
Le lendemain matin, 5 septembre, dès 3h du matin, le régiment reprenait la route et passait par Vert la Gravelle, Aulnizeux, Bannes, Broussy le Grand et cantonnait à Soizy aux Bois.
Le 6 septembre, des combats se sont déroulés devant Soizy sans que le 162°RI y participe. Ils se sont encore poursuivis le lendemain.
Le 7 septembre, le régiment se replie à quelques kilomètres plus au sud et bivouaque à l’est du château de Chapton. Il retourne à Soizy le lendemain.
Le 9 septembre, ordre est donné au 162° RI de reprendre la direction de l’est pour se diriger vers Fère-Champenoise. Il passe la nuit à Connantre.
Le 10 septembre, le 162° RI reprend la route vers Fère-Champenoise et attaque l’ennemi à Normée puis il se replie et bivouaque à la ferme de la Fontaine d’Ivoire à Fère-Champenoise.
Le 11 septembre, la marche en avant se poursuit et le 162° RI rejoint Germinon où il passe la nuit.
Le 12 septembre, le régiment traverse Châlons et cantonne à Juvigny sur Marne.
Le 13 septembre, le 2° bataillon du 162° régiment auquel appartient Auguste KERLEU se déploie à la nuit, sous les obus et cantonne à Mourmelon.
Le 14 septembre, des duels d’artillerie laissaient présager qu’une bataille était imminente, en l’occurrence la bataille de la Marne.
Parcours vers le nord-est du 5 au 15 septembre 1914 dans le département de la Marne (carte établie avec l'aide de Gemini)
Le 15 septembre, le 162° RI a poursuivi sa marche en avant sous le canon mais les mitrailleuses allemandes l’arrête devant Aubérive. C’est ainsi qu’Auguste KERLEU est tombé au champ d’honneur.
Sur le Journal des Marches et Opérations du 162° RI, l’effectif des hommes de troupe est passé de 1778 à 1599 entre le 15 et le 15 septembre 1914 soit une perte de 179 soldats représentant 10% de l’effectif
Auguste était le fils unique de Charles KERLEU et de Marie DEQUIDT. Il était orphelin de père puisque Charles était décédé le 10 juin 1913 à Oudezeele, en son domicile au lieu-dit Langenhouck (long coin en français), à l’âge de 47 ans. Auguste était donc soutien de famille. Il n’aurait pas dû partir à la guerre. Mais tout le monde pensait que cette guerre ne durerait pas longtemps et Auguste avait sans doute envie de voir du pays et de pouvoir raconter ce qu’il avait vécu à son retour. Malheureusement, il n’y a pas eu de retour pour lui.
Auguste Kerleu est le deuxième mort pour La France de la commune d’Oudezeele d’après le monument aux morts (source: Généanet)
2- Louis DEQUIDT
Louis DEQUIDT est un cousin germain de Marie DEQUIDT, la mère d’Auguste KERLEU mais il avait vingt ans de moins que sa cousine. Dans les familles nombreuses, il est courant de rencontrer de grands écarts d’âge entre enfants d’une même génération. Cela s’explique par le fait que Marie DEQUIDT était l’aînée du fils aîné d’Alexis DEQUIDT et de Reine AMMEUX tandis que Louis DEQUIDT était le sixième enfant du septième enfant d’Alexis et de Reine. Louis DEQUIDT était également le frère de mon grand-père, Cyr DEQUIDT.
Image mortuaire Louis Dequidt
Louis avait 27 ans lorsqu’il a été mobilisé. Il était cultivateur à Steenvoorde. Il s’était marié un peu plus d’un an auparavant avec Arthémise BEAUVOIS et son épouse venait de mettre au monde une petite Adeline. Il avait choisi ce prénom en souvenir de sa mère qui était morte alors qu’il n’avait pas encore 4 ans.
Louis DEQUIDT a été affecté au 162° RI tout comme son petit-cousin Joseph KERLEU ou tout au moins, il était au 162° RI au moment de son décès. Sa fiche matricule ayant été détruite par les bombardements de Dunkerque au cours de la seconde guerre mondiale, il est impossible de connaître son parcours militaire. Toutefois, l’historique du 162° RI nous informe que le régiment a combattu dans la Marne, en Argonne et en Champagne avant de connaître l’enfer de Verdun du 10 au 31 mars 1916 entre Bras et Louvemont puis par deux fois devant le Mort-Homme du 7 au 15 avril puis du 4 au 23 mai.
Le seul évènement que je connaisse, c’est que Louis a obtenu une permission suite au décès de son père, Emile DEQUIDT, le 23 juin 1916. Louis aura sans doute rejoint son régiment dans les premiers jours de juillet.
Le Journal des Marches et Opérations du 162° RI indique qu’il cantonnait à Thiébauménil à partir du 10 juin 1916. Le lendemain, il va assurer la relève du 100° RI à Vého. Le secteur reste à peu près calme jusqu’au 29 juin mis à part quelques tentatives d’incursions allemandes. Ensuite l’artillerie allemande se montre un peu plus active. C’est sans doute à ce moment-là que Louis est rentré de son séjour dans les Flandres.
Louis Dequidt cantonnait à Thiébauménil en période de repos et allait combattre en première ligne entre Vého et Leintrey, les Français étant à Vého et les Allemands à Leintrey (carte établie avec l'aide de Gemini)
Depuis le 2 juillet, la 3° compagnie à laquelle je suppose qu’appartient Louis est en première ligne. Le 4 juillet, le premier bataillon dont fait partie la 3° compagnie reçoit davantage de tirs de l’artillerie allemande.
Le 7 juillet, ce même bataillon reçoit quelques rafales d’obus de 77 et de 105, principalement aux environs des boyaux c’est-à -dire des tranchées perpendiculaires à la ligne de front permettant l’acheminement des munitions et des vivres et l’évacuation des blessés. Les soldats de la première ligne se trouvaient ainsi isolés de l’arrière. Ce même jour, vers 23h, une patrouille allemande d'une vingtaine d'hommes avait tenté d'approcher les barbelés français mais elle a pu être repoussée par les tirs d'une patrouille fixe en position dans un ravin.
La situation s'aggrave considérablement durant la nuit du 9 au 10 juillet. Des patrouilles allemandes plus nombreuses parviennent à couper les fils de fer. À 22h30, un bombardement extrêmement violent (obus de 77, 105, 150 et mines) s'abat entre la route de Leintrey et le bois Zeppelin, rendant les communications impossibles et la visibilité nulle en raison de l'obscurité et de l'épaisse fumée.
extrait du Journal des Marches et Opérations du 162° RI concernant la nuit du 9 au 10 mai 1916 (source: Mémoire des Hommes)
Au petit matin la situation apparaît plus clairement. Il s’agissait d’une opération de minage de grande envergure. Les Allemands ont fait exploser quatre mines géantes qui ont littéralement "englouti" la tranchée de première ligne. Ces explosions ont créé des entonnoirs impressionnants de 15 à 20 mètres de profondeur et de 40 à 50 mètres de diamètre.
source: Mémoire des Hommes
La moitié de la 3° compagnie a été ensevelie, ainsi que le personnel d'une compagnie de mitrailleuses (C.M. 1) et quatre mitrailleuses.
Monument commémoratif des entonnoirs de Leintrey,en Meurthe et Moselle, curieusement, le nom de Louis n'est pas indiqué sur le monument (source: Le blog de lieux de mémoires 1914-18 et 1939-45 en Alsace et Vosges)
Le corps de Louis DEQUIDT tout comme celui de beaucoup de ses compagnons d’arme n’a pas été retrouvé, il est considéré comme disparu.
Sur le monument aux morts de la commune de Steenvoorde, Louis Dequidt figure dans la colonne des disparus
3- Ignace DEQUIDT
Ignace DEQUIDT était cultivateur à Terdeghem  et avait 24 ans quand il a été mobilisé. Il appartenait au 3° régiment de zouaves de marche lorsqu’il est mort, le 22 février 1917, à l’hôpital DESGENETTES à Lyon des suites de ses blessures. Sur sa fiche matricule, il est indiqué qu’il avait le tympan droit cicatriciel et une hypoacousie droite prononcée et qu’il avait été classé auxiliaire par le Comité de Réforme Rhône-Nord du 31 janvier 1917.
Fiche matricule d'Ignace Dequidt (source: Archives Départementales du Nord)
Son faire-part de décès précise qu’il est décédé des suites des blessures reçues au combat du bois d’Avocourt le 10 mai 1916.
Faire-part de décès d'Ignace Dequidt
Après avoir combattu en Belgique, dans la Marne, dans le Soissonnais et en Champagne où il a essuyé des pertes très importantes, le 3° régiment de zouaves de marche est transporté dans la région de Dunkerque le 10 octobre 1915. Il ne comptait plus que trois-cent-cinquante combattants et n’avait plus que sept officiers car il dénombrait quarante officiers et plus de mille-huit-cents hommes tués ou blessés.
Les soldats ont bénéficié d’un repos de trois mois pour la première fois depuis leur entrée en guerre. Ils cantonnaient à Zegerscappel, Looberghe et  Petite-Synthe. Ce temps long a permis de réorganiser le régiment, d’accueillir et d’intégrer les nouveaux renforts afin d’assurer une bonne cohésion et de les former.
Extrait de l'historique du 3° régiment de zouaves de marche (source: Mémoire des Hommes)
Le 7 janvier 1916, le 3° régiment de zouaves de marche rejoint Bar le Duc en train. Il cantonne à Robert-Espagne, Trémont et Beney. Un séjour au camp de Mailly est brutalement interrompu le 11 février et le régiment regagne son cantonnement. Le 14 février, le régiment est transporté en auto-camions près de Souilly puis il gagne Issoncourt et Ippécourt, sous une pluie incessante et glaciale.
Extrait de l'historique du 3° régiment de zouaves de marche (source: Mémoire des Hommes)
Dès le 21 février, le régiment est alerté par d'intenses canonnades. Il se déplace dans des conditions climatiques extrêmes avec un froid de -15°C, vers des zones stratégiques comme le ravin de Louvemont. La bataille de Verdun venait de commencer.
Le 25 février, les zouaves font face à un assaut allemand d'une violence inédite. Malgré des pertes importantes et des bombardements constants, ils parviennent à repousser l'ennemi à plusieurs reprises. Le Général Commandant le 30e Corps d’Armée déclare que le 3e Zouaves a écrit ce jour-là « la plus belle page de son histoire », empêchant la chute de Verdun.
Après une période de repos et de réorganisation à l'arrière, à Belleville et Chatenois, le régiment est passé en revue par le Général Joffre le 16 mars.
parcours d'Ignace Dequidt du 7 janvier au 10 mai 1916 (carte établie avec l'aide de Gemini)
Le 12 avril, les troupes sont de nouveau embarquées pour rejoindre le secteur de Verdun. Les soldats occupent le secteur d'Avocourt, alternant entre une dizaine de jours au front et une dizaine de jours en réserve, à Brabant ou Récicourt. Les soldats vivent dans la boue sous des pluies fréquentes, au milieu de tranchées qui s'effondrent sous les obus. Elles n’assurent pas une protection suffisante contre les bombardements ininterrompus. A certains endroits, l’ennemi est à peine à dix mètres. Les combats se font avec un usage intensif de grenades et de torpilles. Il règne un bruit assourdissant.
Il est possible que l’onde de choc d’une grenade ou d’une torpille ait entraîné les lésions constatées sur Ignace.
Ignace Dequidt est le premier soldat originaire de Terdeghem à être mort pour la France au titre de l'année 1917 (source Wikimedia)
Ignace a ensuite été rapatrié sur l’hôpital DESGENETTES, à Lyon, où il est mort des suites de ses blessures le 28 février 1917, soit près de neuf mois plus tard.
Image mortuaire d'Ignace Dequidt
La Grande Faucheuse a frappé Auguste KERLEU dans sa vingt-troisième année, Ignace DEQUIDT dans sa vingt-septième année et Louis DEQUIDT dans sa trentième année. Ils laissaient derrière eux une maman éplorée pour Auguste, un père et cinq frères et sœurs dans la peine pour Ignace et une veuve et une petite fille noyées de chagrin ainsi que neuf frères et sœurs endeuillés pour Louis. Ils ont défendu notre pays au prix de leur vie, ne les oublions pas.
carte établie avec l'aide de Gemini










