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shakespeare.
ostermeier. comédie française.

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Thomas Ostermeier's production of Hamlet is a shambles – in the most literal sense. The lights have gone down in the Schaubühne in Berlin, and wine and food are flying around the theatre. Claudius's head sags drunkenly into his wedding breakfast. Hamlet writhes around in the soil that covers the stage; the next minute, he starts eating it. As he lopes towards the audience holding a beer can, the sharply dressed twentysomethings in the front row exchange a look of panic.
Thomas Ostermeier
Scenes from Richard III (2015): Richard (Lars Eidinger) with Lady Anne (Jenny König). Photograph (c) Arno Declair
Retour à #Reims de Didier #Eribon par Thomas #Ostermeier au #theatre de la ville de #paris > Une analyse très fine et émouvante de sa #jeunesse avec la découverte du rôle décisif qu'a joué sa classe sociale d'origine pour tout quitter. Dommage que la mise en #scène choisisse par moment de s'éloigner de ce fil conducteur aussi fort que #didactique. Heureusement, la voix d'Irène #jacob est toujours aussi naturelle et apaisante. #irenejacob #espacecardin (à Espace Pierre Cardin) https://www.instagram.com/p/BtJjkxoBpBi/?utm_source=ig_tumblr_share&igshid=y0ccd6uqq1lo
LA NUIT DES ROIS OU TOUT CE QUE VOUS VOULEZ - De Shakespeare, Ă la ComĂ©die Française.Â
La nuit des Rois n’est mĂŞme plus une pièce de l’anglais le plus cĂ©lèbre de la planète, elle porte dĂ©sormais un nouveau nom: “le dernier Ostermeier”... Metteur en scène renommĂ©, reconnu dĂ©jĂ très rĂ©compensĂ©, le très cĂ©lèbre berlinois en remet une couche Ă la ComĂ©die Française pour exprimer son talent, son esprit subversif et un brin dĂ©cadent.Â
Une tempĂŞte, subtilement chorĂ©graphiĂ©e et illuminĂ©e, jette Viola et son frère SĂ©bastien, sur des plages diffĂ©rentes d’Illyrie. Chacun est persuadĂ© de la noyade de l’autre. Pour sa propre sĂ©curitĂ©, Viola prend une identitĂ© d’homme: CĂ©sario. Elle s’arrange pour ĂŞtre engagĂ©e par le Duc dont elle est secrètement amoureuse. Celui-ci convoite la comtesse Olivia, endeuillĂ©e et sourde Ă son dĂ©sir. Le Duc envoie donc CĂ©sario chez elle pour plaider sa cause amoureuse (ou avide de pouvoir?) et lui faire la cour en son nom.Â
Qui est le fou? Quel est le sage? L’identité doit-elle être forcément masculine ou féminine? Le genre est-il important dans l’inclination pour l’autre? Est-il vraiment, ce genre, le reflet du sexe? L’amour peut-il avoir des règles? Est-ce l’apparence qui inspire le désir?
Identité et genre, des masques troublants qui révèlent autant qu’ils dissimulent les attraits du sexe et du pouvoir.
La scène, recouverte de sable, est reliée à une passerelle qui s’engouffre au milieu du public, brisant le quatrième mur. Les comédiens l’emprunteront tour à tour. Deux palmiers, à cour et à jardin, donnent un semblant de perspectives aux trois murs blancs. Un large fauteuil trône au centre de ce plateau dépouillé et, contre toute attente, ce sont deux singes qui l’investissent. Le désir, sentiment incontrôlable, n’est-il pas un des symptômes de l’animalité humaine? Le pouvoir et le sexe ne relèvent-ils pas d’appétits bestiaux, sinon naturels?
Tout ce que vous voulez, le sous titre de la pièce, semble avoir Ă©tĂ© la consigne  donnĂ©e aux comĂ©diens qui sont portĂ©s par un texte et une intrigue en dĂ©finitive assez simples mais d’une actualitĂ© tout Ă fait opportune. Ils se libèrent de tous les carcans sociaux et moraux pour prĂ©senter une pièce qui s’apparente progressivement Ă un spectacle loufoque. Un brin trop hystĂ©rique, soulignant l’actualitĂ© du texte de façon un peu trop insistante, la mise en scène tire sur quelques ficelles plus grotesques que drĂ´le et tombe par moments dans une certaine facilitĂ©.Â
Car tout l’esprit de la pièce tourne autour d’un message très “exploité” par Ostermeier. La Nuit des Rois fait rĂ©fĂ©rence Ă la nuit de l’Epiphanie, prĂ©mices de la pĂ©riode de Carnaval oĂą chacun, sous le masque, peut ĂŞtre qui il veut et faire ce qu’il dĂ©sire. Dans une mise en abĂ®me du théâtre, c’est l’éloge de la folie qui est mis en scène, et Shakespeare conjugue cela avec l’idĂ©e que l’habit fait bien le moine au risque de bouleverser les orientation sexuelles et les convenances...Â
Ostermeier re-transcrit cette pensĂ©e de manière un peu caricaturale. Il coupe les personnages en deux, par le costume et fait jouer les comĂ©diens Ă demi nus: une moitiĂ© qui reprend l’aspect convenu et politiquement correct du personnage, l’autre en sous vĂŞtement. Dans le mĂŞme esprit, le metteur en scène se fait aussi un malin plaisir Ă jouer sur la question du genre et de l’orientation sexuelle, dĂ©jĂ prĂ©sente dans la pièce et pleinement assumĂ©e dans la prĂ©sente traduction.Â
Près de trois heures d’agitation et de clownerie, c’est divertissant, presque trop, Ă tel point que cela vire parfois Ă l’ennui...Mais on en a pour son argent chaque fois que la scansion est assurĂ©e par l’interlude musical de toute beautĂ©. Quand la voix du TĂ©nor s’élève pour chanter Haendel, elle relève le niveau du cafĂ©-théâtre et nous rappelle combien nous sommes Ă la ComĂ©die Française.Â

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Thomas Ostermeier's Richard III at SchaĂĽbuhne Berlin. Photo by Richard Termine
Thomas Ostermeier’s production of “Richard III” emphasizes not only the unsettled nature of the title character, played by Lars Eidinger, left, but also that of his brother, the peacemaking King Edward, played by Thomas Bading, center. Credit: Richard Termine for The New York Times
La Mouette - Tchekhov - Ostermeier
Rock’n Roll Suicide - Bowie