Naturalisations: Tant de bruit pour beaucoup dâavancĂ©es !
Les dĂ©cisions prises par les membres de la commission des Naturalisations font couler beaucoup dâencre.
Les dĂ©cisions ? Soyons honnĂȘtes, parmi une quinzaine de grandes avancĂ©es, câest sur un seul point  que certains partis trouvent Ă redire, criant haut et fort que cet accord est une « bourde » et entrainant avec eux la presse et surtout les citoyens.
La commission sâest accordĂ©e sur toute une sĂ©rie de critĂšres objectifs pour considĂ©rer un dossier de demande de naturalisation.
Ces critÚres sont répartis en deux catégories :
1) les critĂšres de rejet simple dâune demande, qui mettent fin Ă ce dossier
2) les critĂšres dâajournement, qui demandent au candidat dâapporter de nouveaux Ă©lĂ©ments.
Parmi les points qui dĂ©bouchent sur un rejet, on trouve les personnes condamnĂ©es Ă une peine dâemprisonnement ferme, reconnues coupables de criminalitĂ© organisĂ©e, terrorisme, pĂ©dophilie, ou traite des  ĂȘtres humains, les personnes condamnĂ©es dans les cinq derniĂšres annĂ©es pour des infractions de roulage graves, comme les dĂ©lits de fuite, ou dĂ©fauts dâassurance rĂ©pĂ©tĂ©s.
Le rejet du dossier est Ă©galement possible lorsquâun candidat dĂ©montre ne pas vouloir acquĂ©rir une connaissance suffisante (aprĂšs trois ans sur le sol belge !) pour sâexprimer ou comprendre lâune des trois langues nationales, Ă savoir le français, le nĂ©erlandais, ou lâallemand.
Toutes ces conditions Ă©taient manifestement attendues depuis longtemps, et sont une rĂ©ponse univoque Ă la critique dâune nationalitĂ© -il est vrai- trop souvent bradĂ©e.
Dans les critĂšres dâajournement, un requĂ©rant qui nâa pas pu Ă©tablir une connaissance suffisante de lâune de ces mĂȘmes langues bĂ©nĂ©ficie de deux ans pour acquĂ©rir cette connaissance. Il doit montrer Ă©galement faire des efforts dâintĂ©gration, notamment pour comprendre la langue de son domicile et participer Ă la vie communale. Lâensemble de ces conditions est il rĂ©ellement hors du cadre de ce quâon attend, au bout de cinq ans (3+2), dâun citoyen responsable belge ?
Il est dommage de ternir tant lâimage de cette dĂ©cision, pourtant porteuse de multiples avancĂ©es et qui dĂ©montre la volontĂ© gĂ©nĂ©rale dâun redressement des conditions dâaccĂšs laxistes jusquâĂ prĂ©sent.
Dommage, surtout lorsque lâensemble des parlementaires a donnĂ© son accord sur la note de base dans le groupe de travail de la commission des Naturalisations, avant pour une partie, de se rĂ©tracter lors du vote en commission plĂ©niĂšre.