MOVRIR – Insolence
Composé d'Alexandre Bérenguer (guitare), Maël Pretet (batterie), d’Olivier Lolmède (guitare et chant, et dans Plebeian Grandstand), de Théophile Antolinos (basse dans Bruit ≤ et M83), Movrir a transpercé l’obscurité en 2019 avec un black abrasif de sludge et a sorti une démo « Animal Bouffe Animal » (2020) et un premier album « Disgrâce » (2022) via le label Throatruiner.
« Insolence » via Pelagic Records est un E.P 4 titres qui poursuit la nature instinctivement sauvage et brut(e) de cette meute enragée, dont Movrir distingue à travers cet E.P « cette nécessité de cracher une certaine colère, un rejet du monde moderne, du divertissement à outrance, d'un modèle à bout de souffle… ». Dans le malstrom sludge au black noir que le groupe pousse les retranchements de son mur sonore et expérimental dans un 8 clos oppressant de 21 min 29. Enregistré live en 2 jours au Studio Capitole à Toulouse, par Clément Libes (Bruit ≤, M83...) et Julien Couralet.
Depuis le mythe de la croissance et son expansion destructrice, que ce soit dans le crust, thrash metal, punk hardcore, etc…les musiques extrêmes ont toujours étaient un moteur de violence boomerang devant cette croyance économique, ainsi que son confrère mitoyen du divertissement à outrance. Movrir fait crépiter la fange et la rage d’un système vicié amenant des générations d’enfants pourris par l’excès de besoin toujours insatisfait et d’une désillusion irascible.
Quand tu écoutes cet E.P de ce groupe misanthrope VS système libéral, tu as juste envie de chier sur le tas de bouse de l’humanité. De prime abord ce black/sludge est aussi collant qu’une table de pique-nique en bord de nationale, pourtant ce disque nettoie la boue de la vie souterraine. Son langage de sang d'âme se cache dans ruelle sombre pour vomir sa lumière écarlate.












