Le coeur. Il parle du coeur. Il dit que câest ici quâelle repose, la beautĂ©. Ă lâintĂ©rieur. Câest ici quâelle palpite et irradie. Il dit quâil est toujours Ă©tonnant de dĂ©couvrir sur quel immonde terreau sâĂ©panouissent les fleurs les plus resplendissantes. [âŠ] Le coeur, fiston. Pas de muscle plus tendre. Une Ă©ponge. Il pourrait tout absorber. Il pourrait tout contenir. Et cependant, dit-il, ce qui est plus Ă©tonnant encore, câest que les hommes passent lâessentiel de leur existence Ă lâendurcir et Ă lâassĂ©cher.
Marcus Malte, Le Garçon













