Toi qui nous donnes le pain de chaque jour, apprends-nous Ă dormir ou Ă veiller sans chercher Ă savoir ce qui nous dĂ©passe. Tu nous donnes ce qui est petit tel un grain de blĂ© en nos mains et tu nous donnes la patience et l’insouciance d’attendre tout de toi. MaĂ®tre du temps, qu’il fasse clair ou qu’il fasse sombre, tu permets Ă notre confiance en ta bontĂ© de grandir et d’arriver Ă maturitĂ© tel un Ă©pi mĂ»r qui donne le pain. « Prenez et mangez-en tous ». JĂ©sus nous offre son pain après t’avoir adressĂ© un Ă©loge Ă nous donner de quoi manger, après avoir fait le nĂ´tre Ă nous restaurer en confiance. Sois assez bon de laisser ta propre parole germer et pousser, en nous qui sommes dans l’ignorance de ce qu’il convient de te dire. Toi qui moissonneras, Ă la faux, tout ce que tu fis pousser de meilleur en nous-mĂŞmes, rĂ©jouis-toi de ce que nous sommes dĂ©jĂ afin que nous, ignorants de ton bonheur, nous soyons dĂ©passĂ©s par ta joie comme Ă©blouis par un soleil d’étĂ© qui rend dorĂ©s l’épi et le pain de notre subsistance.Â












