Fringant jeune homme en fin de vingtaine et le visage souriant, Guillaume a Ă©tĂ© dĂ©signĂ© tĂȘte de liste de lâUnion pour Vannes. Un mouvement hĂ©tĂ©roclite issu de la droite conservatrice soutenu par le Parti DĂ©mocrate-chrĂ©tien de Jean-FrĂ©dĂ©ric Poisson, le Rassemblement national de Marine Le Pen et RebĂątir La France du gĂ©nĂ©ral Didier Tauzin, qui sâest prĂ©sentĂ© aux derniĂšres Ă©lections municipales mais dont les rĂ©sultats ne lui ont pas permis de faire entendre un autre son de cloche au sein des institutions rĂ©publicaines. En costume cravate, il ne cache rien de ses convictions royalistes « que chacun connaĂźt pertinemment » prĂ©cise-t-il. « Tout est nĂ© Ă partir dâun groupe dâamis provenant de la FacultĂ© de droit de Vannes. AprĂšs quelques recherches, ils mâont demandĂ© si je voulais prendre le leadership de la campagne. Jây ai vu une opportunitĂ© dâancrer le royalisme dans le prĂ©sent et je me suis lancĂ© » poursuit-il, ravi dâavoir rassemblĂ© pas moins de 4% des voix sous son nom. Depuis 1883, date Ă laquelle est mort sans enfant le comte de Chambord Henri de Bourbon, les monarchistes se sont principalement divisĂ©s en deux mouvances qui se disputent le trĂŽne de France vacant depuis presque deux siĂšcles. Dâun cĂŽtĂ©, les partisans de Jean dâOrlĂ©ans, comte de Paris et de lâautre ceux de Louis-Alphonse de Bourbon, duc dâAnjou, deux branches concurrentes bien quâissues du mĂȘme rameau capĂ©tien. Câest ce dernier que soutient le futur gestionnaire de patrimoine, qui entend mettre un coup de pied dans la fourmiliĂšre de ses partisans, les LĂ©gitimistes (ou alphonsistes). Guillaume, qui a son point de vue sur cette querelle dâun autre Ăąge, demeure pragmatique malgrĂ© ses propres affinitĂ©s dynastiques. « Si les Français veulent un chef dâĂtat fort, un leader reconnu sur un modĂšle constitutionnel, les sondages et les avis de lâopinion semblent aller dans le sens du comte de Paris » affirme-t-il, prenant le risque de froisser la LĂ©gitimitĂ© dont certains membres vouent une haine sans limite, parfois caricaturale, au descendant de Louis-Philippe Ier, dernier roi des Français. [...]
Vous avez dit légitimiste ?
Le titre de l'article est séduisant, mais à la lecture du contenu, peut-on vraiment parler de légitimisme à propos de ce Guillaume Péguy ? Enfin rien de bien étonnant, l'auteur n'étant autre que Frédéric de Natal, un de ces royalistes qui écrit encore Louis-Alphonse pour parler du roi et évoque encore les alphonsistes pour désigner les légitimistes. Peu encourageant tout ça, et pour le coup, tout à fait incorrect ! Le néofusionnisme a de beaux jours devant lui...
« Si les Français veulent un chef dâĂtat fort, un leader reconnu sur un modĂšle constitutionnel, les sondages et les avis de lâopinion semblent aller dans le sens du comte de Paris »
Guillaume PĂ©guy, Ă LâIncorret, 19 janvier 2021
On croĂźt rĂȘver !
















