J’ai découvert hier à la faveur de mes errances sur Youtube que Bizzy Bone, membre prominent du groupe Bone Thugs N Harmony avait un fils. Bon, ça je le savais, je crois même qu’il en a 12 autres au moins. Ce que j’ignorais par contre c’est que le fils en question était aussi dans le rap game.
Héritage potentiellement lourd à porter quand ton darron a un flow qui a permis de mettre Cleveland sur la carte du rap US au moment où Dre, Snoop, le Wu Tang ou encore Mobb Deep représentaient, eux, Los Angeles et New-York.
Mais le petit n’en a cure et plutôt que de s’éloigner d’un héritage dur à porter pour faire ses preuves, il a décidé d’être full disclosure dès le départ. Déjà avec le nom qu’il s’est choisi: Lil’ Bizzy.
Pas de souci avec son ascendance, le mec assume. Tellement d’ailleurs qu’avec son frère et ses cousins il a monté le collectif Bloodline Harmony, soit littéralement la descendance de Bone Thugs.
Je vous le dis, le fils à papaïsme est ici totalement assumé et revendiqué.
En toute logique, junior a donc choisi de mettre en avant pour sa carrière solo un titre intitulé “Bizzy’s in the house”:
Le morceau utilise comme sample principal la phrase chantée par Shatasha Williams sur LE morceau qui a fait connaître le groupe il y a 23 ans: Thuggish, Ruggish Bone:
En plus des 4 notes de synthé et de la voix douce de Shatasha, les yeux aguerris auront remarqué que Junior a le bon goût d’utiliser les landmarks de son quartier de Cleveland rendus célèbres par l’oeuvre paternelle, à commencer par les panneaux des rues St Clair et E.99, lieu de naissance de la formation au milieu des 90s..
Comme le faisait remarquer Clayton, membre émérite du forum de Qualiter, mettre les titres côte à côte permet de mesurer la différence de mix et l’importance qu’a pris la basse, désormais omniprésente dans tout morceau qui se veut moderne.
Et nique sa mère l’ingénieur du son.