Je vais te laisser, et tu ne t'en rendras pas compte;
Ce sera comme avoir rêvé trop longtemps,
Au réveil, tout reviendra à  sa place, ne laissant que cette nostalgie floue,
Cette impression d'avoir perdu quelque chose, sans savoir quoi.
 Il faut bien que je te libère, tu as une vie à  mener.
Je suis comme ceux qui gardent des oiseaux en cage,
Fous de leurs chants, sans en saisir la tristesse,
Désirant être aimé d'eux, tout en sachant qu'une fois la porte ouverte,
Ils s'en iront sans voir celui qu'ils abandonnent.
 Je me résigne, prend la décision, comme si j'avais encore le choix,
Alors qu'au fond, tout est consommé, rien ne reste.
Il y a longtemps que tu ne m'appartiens plus,
Ce n'est que la laisse qui te retient.
 Tu mimes encore si bien les caresses, cajoleur,
Comme un chat qui dispense sa clémence.
Par pitié, par politesse, comme un cadeau sans cœur,
Attaché aux illusions pour t'y faire les griffes.
 Mais quand j'accroche mes doigts dans ta crinière
Pour t'arracher des chatteries plus vraies,
Il n'y a sous ma paume que cette ombre d'excuse,
Ce "Pardon, je ne peux pas t'aimer plus".
- Karma_boomerang











