Entrée en rotation : 1er novembre 2008
Passage en classique : 13 juin 2009
Meilleure position : 2e (1 fois)
DerniĂšre position : 2e
Ăa va ĂȘtre un peu compliquĂ© de vous parler du titre dâaujourdâhui pour une raison qui nâa absolument rien Ă avoir avec la chanson et tout Ă voir avec le fait quâhier soir jâĂ©tais au concert de Sleater-Kinney, et quâune soirĂ©e passĂ©e dans lâaura surpuissante de Corin Tucker laisse des traces indĂ©lĂ©biles qui resteront en moi pour le reste de ma vie.
Câest une sorte dâexpĂ©rience Ă rapprocher de lâextase mystique, mais sans dieux, juste deux guitares, une batterie, trois femmes et assez de gros riffs pour faire trembler les murs, sinon ceux du bĂątiment, au moins ceux dans les esprits de ceux qui Ă©taient lĂ . Câest une mĂ©taphore.
Tout cela nâa, encore une fois, rien Ă voir avec Minamikaze, dans lequel Laughlife continue Ă mixer hip-hop, funk et reggae avec soin, pour un rĂ©sultat posĂ©, peut-ĂȘtre un peu trop pour mon corps, qui ne sâest pas remis de la montĂ©e dâadrĂ©naline qui vient lorsquâon hurle le refrain de I Wanna Be Your Joey Ramone.
Le rĂ©sultat est tout Ă fait sympathique, amical, et respire la bonne humeur, mais il manque une urgence, un truc qui donnerait envie de faire autre chose que de laisser ça en musique de fond un peu cool dâun Starbucks, accompagnant un cafĂ© trop cher et une pĂątisserie trop grasse. Vers la fin, on commence Ă toucher un truc, mais on sâen Ă©loigne aussi vite, pour revenir au groove facile dâune basse posĂ©e.
Câest dĂ©tendu, assez pour que ce soit communicatif, mais trop pour que ce soit mĂ©morable.
Okay, juste un dernier paragraphe sur Sleater-Kinney : le truc le plus dingue, câĂ©tait de voir Carrie Brownstein sâagiter, danser et bouger dans tous les sens. Et puis jâai rĂ©alisĂ©, en voyant la foule devant elle faire Ă peu prĂšs la mĂȘme chose dans beaucoup moins dâespace, quâelle Ă©tait prise par lâĂ©nergie de sa musique, comme si elle assistait Ă un concert de Corin Tucker et Janet Weiss.Â
Note finale de Sleater-Kinney : 5/5
DEMAIN :Â SCANDAL â SAKURA Goodbye