Randstad lance l'opération "I get a Job" dédiée aux jeunes
La société néerlandaise d'interim s’engage en France dans une campagne nationale pour donner aux jeunes les clés d’accès au monde du travail avec une mécanique particulière sur les métiers en tension.
Le dispositif "I get a Job" fait notamment appel à la solution Big Data développée par Randstad pour orienter certains jeunes vers ces métiers pénuriques. L’objectif est d'aider les jeunes de moins de 30 ans sans emploi, diplômés ou non, à décrocher un job. Deux temps forts rythment cette campagne. D’abord, le lancement du site où les jeunes peuvent trouver des conseils adaptés sur toutes les étapes de la recherche d’un emploi et gagner des points pour obtenir un « Job pass ». Ensuite, une grande journée événementielle, point d’orgue de l’opération, qui se tiendra le 19 novembre 2015 dans toutes les agences Randstad en France, et au cours de laquelle les jeunes recevront leur attestation « Job pass ». L’occasion pour les candidats d’échanger avec des entreprises et des acteurs – publics et privés – de l’emploi local, partenaires de cette opération. Ce programme ambitionne de rapprocher plusieurs milliers de jeunes du marché de l’emploi.
« Malgré un taux de chômage important en France, tous les publics ne sont pas égaux face au risque de chômage. Les jeunes en particulier figurent parmi les plus vulnérables. Dans le même temps, des employeurs peinent à recruter sur certains métiers. Avec I GET A JOB, Randstad donne aux jeunes la possibilité de se rapprocher du monde du travail et de construire un parcours professionnel en vue de décrocher un emploi », a déclaré Ana Maria Olcina Domenec, directrice du marketing du groupe Randstad France.
Par ailleurs, selon l'étude annuelle de Manpower France, 29% des chefs d'entreprises interrogés ont des difficultés à trouver les compétences qu'ils recherchent cette année, contre 21% l'année dernière (une hausse de 40%). Une situation paradoxale au vu du chômage qui ne cesse d'augmenter en France : alors que 5,2 millions de personnes sont à la recherche d’un emploi, 400 000 offres sur les 2,6 millions proposées par les entreprises en 2014 n’ont pu être pourvues, fautes de candidats.
Dans le secteur du numérique, la situation est totalement paradoxale : « On a de la peine à vendre nos métiers, de la difficulté à attirer les jeunes. En fait, comme nous n'avons pas de vrais référentiels de métiers, personne ne comprend vraiment ce que l'on propose» constatait Stéphane Distinguin, patron de Fabernovel et président de Cap Digital dans le quotidien La Tribune début 2015. "La demande de développeurs informatiques a progressé de 19% en 2014, ce sont des métiers bien payés dans un secteur en croissance où, dans la plupart des cas, on est contacté 4 mois avant même la sortie de sa formation. Et dans pratiquement tous les cas c'est un CDI. Pourtant, on manque de candidats. On manque également d'administrateurs, alors que les offres ont progressé de 28% en un an. Seuls les métiers d'analyse de l'information, ceux du Big Data (30% de demandes en plus), arrivent à trouver suffisamment de candidats."














