Séance #5 - [ Quand l'identité virtuelle prend le dessus sur l'identité civile]
Depuis plusieurs années, les réseaux sociaux font partie intégrante du quotidien de la majeure partie de la population. Ces plateformes permettent aux gens d’entretenir des relations avec leurs proches et amis, de socialiser avec de nouvelles personnes, de s’impliquer dans des communautés en ligne, etc. Même si les formes de socialisation en ligne et hors ligne peuvent être semblables à certains niveaux, il ne faut tout de même pas oublier de différencier le monde réel du monde virtuel.
Certains jeux en ligne amènent l’utilisateur à se créer un avatar, soit un « système de signes qui se substitue au corps dans les mondes virtuels » (Georges, 2012). Initialement, les avatars étaient anonymes, ce qui permettait au joueur d’expérimenter différentes identités. Aujourd’hui, ils sont de plus en plus associés à l’identité numérique du joueur, c’est-à-dire sa représentation identitaire. Celui-ci peut choisir les caractéristiques de son avatar pour lui donner l’apparence désirée. Ce type d’identité que l’on qualifie de numérique ou virtuelle peut s’avérer être bénéfique dans certaines situations. En effet, pour ceux qui éprouvent de la difficulté à développer des relations sociales ou à s’intégrer dans des groupes sociaux, ces plateformes leur offrent la possibilité d’avoir un meilleur contrôle sur l’identité qu’ils souhaitent projeter. De plus, cette identité virtuelle donne l’occasion aux internautes d’expérimenter des rôles et des identités sociales variés.
Cependant, dans beaucoup de cas, il y a ce qu’on qualifie de fusion identitaire, c’est-à-dire que l’identité numérique du joueur est en fait son identité réelle. Cela concerne davantage les joueurs qui passent beaucoup de temps à jouer au jeu. Ils développent alors des relations d’amitiés, amoureuses, professionnelles avec les autres joueurs et ces relations se transposent éventuellement dans la vie du joueur par l’entremise des réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter.
Enfin, il est juste de dire que ces plateformes d’interactions sociales représentent une bonne manière de s’exprimer et d’expérimenter avec nos identités. Cela permet aussi aux internautes de rencontrer des gens qui partagent les mêmes intérêts qu’eux et ainsi développer des liens forts. Néanmoins, je me demande si l’importance accordée à ce monde virtuel ne risque pas d’impacter les relations dans le monde réel. Si ces plateformes prennent de plus en plus de place au fur et à mesure qu’elles évoluent, quelle place prendront-elles dans 10 ans ?












