HAUT-PARLEURS à performance hypothétique
Les PH (Poétiques Hivernales ) deviennent les HPph - à savoir des “Haut-parleurs à performance hypothétique ...
La première de ces bêtes-là aura lieu à l’occasion du vernissage de mon exposition DATATANK à Excideuil le SAMEDI 30 SEPTEMBRE 2017.
Dominique Lelantallet, présidente de l’association EXCIT’OEIL, m’a proposé que ces HP ph se tiennent à cette occasion. Les Haut-parleurs interviendront donc après le vernissage.
J'ai invité au risque de l'action, chacun à leur façon, en compagnonnage du "poème" :
LAURE MOLLIER & AURḖLIEN LEGOFF
(chant et vocalises) (clavier)
Mademoiselle Laure sur des textes de Laure Mollier et Virginie Jouannet.
Une petite musique douce et dérangée. Écrite et impromptue : « Pour faire sortir la bête - c’est elle ou moi - à coups de fourchette je grave ma peau … »
PATRICK CHOUISSA
auteur, poète et alors, depuis 1997 dans des revues comme Décharge, Quimper est poésie, Ouste, Verso...des recueils de poèmes ou de nouvelles, le dernier aux éditions Gros Textes « A force d'être humain » … à la barre du poéticomatophone avec Michel Gendarme ou dans le cirque de « Mémoire, méduse, Requiem...
m'agi(t)e la langue comme au démangement d'une alerte vitale.
Pour les HPph : T’as capras ? T’as capras pas !
QWA (Sofi Hémon et Inna Maaímura)
sont plasticiens ; ils déroulent un parcours d'installations (SCOTT 2015 >> 2019) ; l'un et l'autre pratiquent des formes de performance.
Ensemble, ils ont, par exemple, participé au METAZOA PROCESS, sur une idée de Sofi Hémon à une longue performance (et installation) au Générateur à Gentilly (2015) et créé ARCA sono & slomo spatia (SCOTT#2) toujours au Générateur de Gentilly (2016) - une installation performative, spatiale et sonore.
Pour les HPph, l’entre-deux de l’ « action » est questionné en expérimentant une double voix, et la mise en relation d’une pratique « poétique » d’écriture qui leur est propre, occasion d’aborder par cette voie quelques enjeux de leur projet Scott.
A la suite des PH ( poétiques hivernales ) menées pendant six années, j’ai proposé d’orienter ces rencontres poétiques vers ce qu’il convenu d’appeler la « performance », terme qui ne me convainc pas - laissons la culture du chiffre ou du résultat à d’autres - ce que nous visons là, c’est de prendre acte du poème, prendre acte de cette parole dite ; en prendre acte, c’est lui donner corps, lui faire prendre corps (comme on prendrait conscience) à cette parole poétique, incarnée par la voix et par le corps du poète disant. Cette mise à l’épreuve d’une parole haute portée, c’est l’engagement physique, c’est l’action que le poème inscrit dans le corps disant de Hauts Parleurs, poètes engagés dans l’extension "naturelle" du poème. Ce qui est agit par cette haute parole se voit par ce qu’elle met en mouvement, met en oeuvre par ses nécessités internes, par exemple quand le poème revient à lui-même, à ses prémisses : l’action, l’acte du théâtre, la tragédie, l’ode, le vers ou l’enjambement à savoir quand il dessine autour de lui son lieu, sa scène originelle et dans la musique et le rythme qui sont les siens. Mais cette extension est aussi proactive quand elle a besoin de formes neuves, quand elle recherche au poème ses autres modalités en expérimentant les formes entre son et sens, entre corps et voix, entre agir et transgression ou quand le recours à d’autres supports intervient et le complémente …