Jen Gloeckner – VINE
Jen Gloeckner avait déjà un sens aiguisé des mélodies dans son album folk Miles Away. À présent, elle revient transformée après quelques années d’absence ; un rendez-vous avec l’album le plus brillant de sa discographie. Enregistré et produit « dans sa chambre » (pour reprendre les mots du livret), VINE s’inspire de Radiohead, Portishead ou encore Massive Attack. On apprécie aussi bien les petites ballades que la musique quasi-trance de Firefly (War Dance). Jen mélange les genres sans donner l’impression que l’album est hétérogène. Un monde où cohabitent l’electronica psychédélique et les arrangements de cordes. Elle est un mélange de Bjork et de Sufjan Stevens à elle seule…
Premier morceau que l’on associe à une introduction très planante, vine est une musique douce : une rencontre première avec une voix chaleureuse et particulière sur un beat electro. Quant à la suite, on rentre directement dans le trip-hop instrumental qui rappelle la musique de films qu’affectionne Luc Besson : fou, mais très prenant.
Puis les virages musicaux viennent secouer tout ça. Ginger Ale est sans doute l’apothéose pop de l’album, avec des arrangements instrumentaux qui pullulent et un refrain franchement sublime. Une similarité néanmoins bien accordée au titre suivant The Last Thought, que l’on ajoute à la liste des titres qui marquent.
L’esprit de ballade est souvent de mise tout au long du disque. Prayers, avec sa structure rêveuse, nous transporte ailleurs comme si de rien était. L’ambiance de cette dernière moitié d’album est un voyage dans les nuages. Plus éloignée du côté sombre des premiers titres, la chanteuse dessine sa musique par des touches impressionnistes.
VINE joue sur le fil du rêve déstructuré qui anesthésie la pop-synthétique pour lui redonner un nouveau souffle débraillé. Jen Gloeckner est aussi insolite que palpitante, curieuse et surtout surprenante.
Ecoute de l’album
Note de la rédaction : 7.5/10










