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In Morocco, Generation Z protests are growing in many cities against government overspending on sports and stadiums while health and education are neglected. Members of a youth-led movement called "GenZ 212" say they will continue their protests despite the arrests of dozens of people during demonstrations this past weekend. The protesters are demanding better schools, jobs, health services, and an end to corruption.
CEUTA : LES VRAIES RAISONS DU DÉPART MASSIF
Derrière l'exode de dizaines de milliers de jeunes Marocains vers Ceuta se cache une équation faite d'inégalités structurelles et de calcul politique assumé. DB News |Par la rédaction | 03 août 2026 Une alerte ignorée aux conséquences dramatiques Entre le 28 juillet et le 1er août 2026, entre soixante mille et soixante-quinze mille personnes, en très grande majorité de jeunes hommes et adolescents marocains, franchissent en quelques jours la frontière terrestre et maritime séparant le Maroc de l'enclave espagnole de Ceuta. Le bilan humain est lourd, jusqu'à soixante-douze morts selon Madrid, un chiffre que Rabat conteste en n'en reconnaissant que onze, une divergence qui en dit long sur l'enjeu politique du décompte lui-même. Selon des révélations d'Euronews confirmées par plusieurs sources militaires et civiles, le gouvernement espagnol avait pourtant été averti plusieurs jours à l'avance. Les services de renseignement avaient signalé un risque sérieux d'arrivée massive, anticipant un possible geste de magnanimité du roi Mohammed VI à l'occasion de la Fête du Trône. Des alertes précises avaient suivi, faisant état de migrants rejoignant Ceuta à la nage depuis Fnideq et de bus affrétés depuis diverses régions du royaume vers la frontière. Près de mille personnes avaient déjà traversé à la nage en une dizaine de jours, un afflux interprété par les analystes du renseignement comme un test délibéré des autorités marocaines. Malgré ces signaux répétés, Madrid n'a mobilisé l'armée que tardivement, le jeudi soir, alors que des unités étaient en état d'alerte à Ceuta et Melilla depuis le début. Sur le terrain, la Garde civile et la Police nationale, débordées, se sont concentrées sur les secours plutôt que sur l'endiguement du flux. Plusieurs sources ont dénoncé auprès de la presse espagnole l'absence de déploiement immédiat, alors qu'une simple décision politique aurait suffi. Du côté marocain, la gendarmerie est restée, selon les mêmes témoignages, les bras croisés pendant que des migrants escaladaient clôtures et toits. Le poids d'un royaume à deux vitesses Cette ruée ne surgit pas de nulle part. Elle prend racine dans une société marocaine profondément inégalitaire, où le progrès économique affiché à l'échelle nationale masque des fractures territoriales considérables. Selon le Haut-Commissariat au Plan, la population en situation de pauvreté multidimensionnelle est certes passée de quatre à deux millions cinq cent mille personnes entre 2014 et 2024, un recul réel. Mais ce chiffre national dissimule une réalité bien plus dure. Soixante-douze pour cent des personnes pauvres vivent encore en milieu rural, où le taux de pauvreté demeure plus de quatre fois supérieur à celui des villes. Cinq régions sur douze concentrent à elles seules près de soixante-dix pour cent de la population pauvre du pays. Plus de deux millions et demi de Marocains vivent dans une situation d'extrême pauvreté, et près de trois millions supplémentaires dans une grande précarité, dont plus de quatre-vingts pour cent en zone rurale, selon les mêmes données officielles. L'Association marocaine des droits humains a publiquement dénoncé des politiques économiques et sociales qu'elle juge productrices de pauvreté et d'exclusion, pointant la corruption et le creusement des inégalités. C'est dans ce terreau que la jeunesse marocaine a explosé de colère à l'automne 2025. Le 27 septembre de cette année-là, la mort de huit femmes lors d'accouchements par césarienne dans un hôpital public d'Agadir déclenche le mouvement GenZ 212, coordonné sans leader identifié via l'application Discord. À Rabat, Casablanca, Meknès et Tanger, cette génération dénonce la dégradation des services publics, la corruption et des priorités budgétaires jugées scandaleuses, notamment les investissements colossaux consacrés à la Coupe du monde 2030 pendant que la santé publique s'effondre. Le chiffre du chômage résume l'urgence. Au deuxième trimestre 2025, il atteint 35,8 % chez les 15-24 ans, contre une moyenne nationale de 12,8 %. La répression a été sévère, des centaines d'arrestations et jusqu'à quinze ans de prison ferme prononcés en appel à Agadir. Le pouvoir royal a cédé du terrain le 20 octobre 2025 en annonçant une hausse de 16 % des dépenses de santé et d'éducation, une concession qui a éteint la contestation de rue sans résoudre les inégalités structurelles qui l'ont nourrie. Quand partir devient la seule issue Pour une partie de cette jeunesse rurale et urbaine précarisée, l'échec de la voie politique a transformé l'émigration en unique horizon crédible. Ce n'est pas un hasard si le mouvement de Ceuta a mobilisé si vite et si massivement des jeunes hommes, la catégorie la plus frappée par le chômage et le sentiment d'impasse. Le Maroc n'en est pas à son premier usage de la frontière comme soupape ou comme arme diplomatique. En mai 2021, entre huit et dix mille personnes avaient déjà franchi cette même frontière à la faveur d'un relâchement soudain des contrôles côté marocain, en représailles à l'accueil par Madrid du chef du Front Polisario, Brahim Ghali. Les sources de la Garde civile espagnole soulignent toutefois que l'épisode de 2026 diffère sur un point clé. Cette fois, l'augmentation des traversées à la nage s'expliquait en partie par une décision de la Cour suprême espagnole interdisant le renvoi immédiat des migrants ayant atteint le territoire par la mer, une brèche juridique que des réseaux de passeurs auraient activement exploitée pour inciter au départ. Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a d'ailleurs qualifié cette entrée massive de violation de l'intégrité territoriale espagnole, rejetant la responsabilité sur ces réseaux tout en maintenant que la coopération avec Rabat demeurait exemplaire et loyale. Cette version officielle, qui évite soigneusement toute mise en cause du Maroc, contraste avec les informations selon lesquelles Rabat aurait laissé faire, voire orchestré un test grandeur nature de sa capacité de pression sur Madrid. L'Espagne, gardienne intéressée de la frontière sud de l'Europe Membre de l'espace Schengen depuis 1991, l'Espagne occupe une position singulière au sein de l'Union européenne. Elle constitue l'un des principaux points d'entrée de l'espace de libre circulation, avec pour conséquence une gestion de la pression migratoire largement déléguée à des accords bilatéraux noués avec le Maroc depuis des décennies. Cette coopération, présentée comme un modèle d'efficacité, repose sur un donnant-donnant peu discuté publiquement. Rabat obtient en échange des droits de pêche pour la flotte espagnole dans ses eaux, y compris celles du Sahara occidental, ainsi que des programmes de migration circulaire bénéficiant chaque année à environ quinze mille travailleuses marocaines. Cette interdépendance explique la rapidité du renvoi organisé par Madrid, environ cinquante-trois mille personnes reconduites au Maroc en quelques jours selon le ministère espagnol de l'Intérieur. Mais la gestion de la crise a immédiatement fracturé l'unité européenne. L'Italie de Giorgia Meloni a dénoncé des images choquantes et réclamé des mesures exceptionnelles, jusqu'à la suspension de l'accord de Schengen avec l'Espagne, une position relayée par la Finlande et évoquée par le Danemark, mais rejetée par la France. Rome a fini par rétablir unilatéralement des contrôles à ses frontières avec l'Espagne, un geste jugé inévitable par son ministre des Affaires étrangères. Madrid a rétorqué en dénonçant la démagogie italienne. En Espagne même, le parti d'extrême droite Vox a réclamé une frontière militarisée et des sanctions contre le Maroc, tandis que la colère des habitants de Ceuta restait vive plusieurs jours après le retour au calme apparent. Sur le plan strictement juridique, Ceuta ne possédant aucune frontière terrestre avec un autre État membre, elle ne menace pas directement le fonctionnement de l'espace Schengen tant que l'Espagne ne conduit pas les migrants vers son territoire continental, ce qui n'a pas été le cas. L'Espagne se retrouve ainsi à la fois gardienne efficace d'une frontière extérieure européenne et cible des critiques d'un continent qui profite de son rôle sans en partager équitablement le poids humain, diplomatique et désormais politique. Ce que révèle Ceuta sur l'état du Maroc et de l'Europe Cinq ans après le précédent de mai 2021, la crise de l'été 2026 confirme une mécanique désormais bien identifiée, mais elle en révèle aussi les failles à tous les étages. Un pouvoir marocain qui, en dépit de son discours sur la coopération exemplaire, dispose d'une frontière qu'il peut desserrer à volonté, dans un pays où soixante-douze pour cent des pauvres vivent en zone rurale et où la jeunesse urbaine défavorisée a déjà démontré sa capacité de mobilisation massive. Une Espagne prévenue à l'avance par ses propres services de renseignement, mais politiquement incapable ou peu désireuse d'agir avant que la crise n'éclate, sans doute pour ne pas fragiliser une relation bilatérale jugée stratégique. Et une Europe qui, face à l'urgence, se fracture plutôt que de se coordonner, chaque capitale renvoyant la responsabilité vers sa voisine. Le mouvement GenZ 212 avait posé une question simple, celle de la dignité et de l'avenir d'une jeunesse confrontée à un chômage plus du double de la moyenne nationale. La réponse budgétaire du palais royal a temporairement calmé la rue sans jamais s'attaquer aux inégalités territoriales structurelles qui l'alimentent. Ceuta n'est donc pas un accident, mais le symptôme visible d'un système où, pour des dizaines de milliers de jeunes, partir reste la seule opportunité qui semble encore accessible. DB News, votre source d'information fiable, libre et indépendante sur l'actualité africaine et du monde depuis 18 ans. DB News Sources : - Euronews, « Crise migratoire à Ceuta : Madrid alerté par les renseignements avant l'afflux massif de migrants ? », 2 août 2026 - Wikipédia France, « Incident à la frontière Maroc-Espagne en 2026 » - RTS, « Le Maroc a-t-il organisé l'afflux de migrants vers Ceuta ? », août 2026 - Touteleurope.eu, « Afflux de migrants à Ceuta : 22 dirigeants de l'UE réclament une réunion d'urgence », 31 juillet 2026 - Touteleurope.eu, « Peut-on exclure un État de l'espace Schengen ? » - Maroc.ma / HCP, « Cartographie de la pauvreté multidimensionnelle », mai 2025 - Médias24, « Entre 2014 et 2024, forte baisse de la pauvreté mais persistance des inégalités » - Africa Inside, « Maroc : plus de 2,5 millions de personnes en situation d'extrême pauvreté » - Orient XXI, « Maroc. Quand la Génération Z se soulève », octobre 2025 - Wikipédia France, « Relations entre l'Espagne et le Maroc » © DB News 2026 — Tous droits réservés Read the full article
Morocco’s #GENZ212 protests echo the Arab Spring: youth-led, digitally coordinated, and legally aware. An exclusive internal transcript reve
Algeria is witnessing the rise of GenZ213, a decentralized youth movement inspired by Morocco’s GenZ212. On October 3, 2025, young Algerians

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Morocco’s Gen Z protests escalate after six days, with live ammunition used in Lqliaa, 2 confirmed deaths, over 400 arrests, and 130,000 you