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The Lost Boys

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Génération Perdue (aka The Lost Boys) double-sided French promo sheet from 1987
The last paragraph roughly translated: “By giving the Lost Generation a contemporary setting and adolescent protagonists, Joel Schumacher wanted to renew the vampire genre. It incorporates elements specific to films of youth in revolt: the absorption of blood as metaphor for drugs, the relations between children and divorced parents, a race sequence between Kiefer Sutherland and Jason Patric recalling the famous automobile challenge of Rebel Without a Cause (La Fureur de vivre) ... the original title, The Lost Boys, is an allusion to the lost children, the small companions of Peter Pan, and therefore to the myth of eternal youth.”
“Fu quando eravamo tornati dal Canada e mentre abitavamo in rue Notre-Dame-des-Champs e Miss Stein e io eravamo ancora buoni amici che Miss Stein fece la sua osservazione sulla generazione perduta. Aveva avuto non so che guaio con l'accensione della vecchia Ford Model T che usava allora e il giovanotto che lavorava al garage e che aveva combattuto nell'ultimo anno di guerra non era stato capace, o forse non aveva ignorato la priorità di altri veicoli, di riparare la Ford di Miss Stein. Forse non si era reso conto di quanto fosse importante il diritto della vettura di Miss Stein a una riparazione immediata. In ogni caso egli non era stato sérieux ed era stato severamente richiamato dal patron del garage dopo il reclamo di Miss Stein. Il patron gli aveva detto: “Siete tutti una génération perdue”. “Ecco che cosa siete. Ecco che cosa siete tutti quanti” disse Miss Stein. “Tutti voi giovani che avete fatto la guerra. Siete una generazione perduta.” “Davvero?” dissi io. “Sì” insistette lei. “Non avete rispetto per niente. Vi uccidete a forza di bere…” “Quel giovane meccanico era ubriaco?” chiesi. “Certo che no.” “E me mi ha mai visto uriaco?” “No. Ma i suoi amici si ubriacano.” “Anch'io mi sono ubriacato” dissi io. “Ma non vengo qui ubriaco.” “Certo che no. Non ho mai detto questo.” “Il patron di quel ragazzo probabilmente era già ubriaco alle undici di mattina” dissi. “Ecco perchè trova delle frasi così belle.” “Non discuta con me, Hemingway” disse Miss Stein. “Non serve proprio a niente. Siete tutti una generazione perduta, esattamente come ha detto il gestore del garage.”“
Ernest Hemingway, da Festa mobile
Jason Patric (Lost Souls)

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Selon les théoriciens des générations William Strauss et Neil Howe, la génération perdue (ou « lost generation ») correspond à la cohorte des personnes nées entre 1883 et 1900 ayant atteint leur majorité durant la Première Guerre mondiale et les années folles (années 1920).
En Europe, elle porte le nom de « Génération de 1914 » et en France, de « Génération au Feu ou en Flammes ». Elle désigne également un groupe d’artistes, écrivains et philanthropes américains ayant vécu et travaillé à Paris durant l’entre-deux-guerres.
Il s’agit d’une gĂ©nĂ©ration profondĂ©ment marquĂ©e par les effets dĂ©vastateurs de la Première Guerre mondiale. Les nouvelles mĂ©thodes de combat avec chars, avions et mitrailleuses ont fauchĂ© une gĂ©nĂ©ration entière de jeunes (environ 40 millions de victimes) et profondĂ©ment traumatisĂ© les survivants.Â
Réapprenant à vivre, en rébellion contre les valeurs de leurs parents, sceptiques quant à l’autorité et cyniques envers le devenir de l’humanité, ils ont mis à bas l’idéologie patriotique, progressiste et matérialiste, recherchant l’hédonisme et la légèreté. Ayant perdu la foi et l’espoir dans la société moderne, ils ont expérimenté une vie sans but, superficielle, axée sur la frivolité, l’auto-indulgence, la nostalgie d’un passé idéalisé.
La loi de 1919 sur la Prohibition adoptée aux États unis a entrainé une recrudescence de la criminalité et un essor du crime organisé symbolisé par les bootleggers (Al Capone) renforçant le climat décadent de cette époque.
Dans le même temps, les États unis ont vécu une grande période de prospérité devenant le pays le plus riche de la planète grâce à une un exode rural massif, une hausse de la productivité, l’émergence d’une culture de consommation de masse et la naissance du divertissement de masse (« l’âge du jazz » selon Fitzgerald).
Nombre d’Américains, sans attaches, désenchantés, laissés pour compte de cette croissance sont devenus des nomades tels les artistes, écrivains et leurs mécènes réfugiés en Europe où la vie était plus abordable, bouillonnante, en particulier à Paris, ville des lumières, en pleine mutation.
Cette « lost generation », selon la formule célèbre de Getrude Stein lancée à Ernest Hemingway, a abondamment raconté cette Amérique bouleversée par les horreurs de la guerre et les mutations sociales et morales.
Mort du rêve américain, décadence et vie frivole, impuissance, désorientation et errance, idéalisation du passé sont les thèmes récurrents des œuvres d’Ernest Hemingway, Francis Scott Fitzgerald, John Dos Passos, William Faulkner, Ezra Pound, Gertrude Stein, James Joyce…
Ne se reconnaissant plus dans les valeurs anciennes et la politique de retour à la normale du Président Harding, ils en prendront le contrepied se réfugiant dans une culture de la débauche et de la superficialité.
La grande Depression va mettre un terme brutal à cette frénésie hédoniste, plongeant la « lost génération » entrée dans la force de l’âge dans les affres de la misère économique et sociale. Ayant pour la plupart regagné leur pays de naissance, grands artistes et écrivains décriront avec force et style l’effondrement économique et le déclassement de leurs compatriotes à l’image de John Steinbeck (« les raisons de la colère ») ou Dos Passos (« U.S.A »).
Aller plus loin :
Les grandes générations sociales occidentales du XXe et XXIe siècle
GENRATION PERDUE: une génération sacrifiée en quête de sens Selon les théoriciens des générations William Strauss et Neil Howe, la génération perdue (ou « lost generation ») correspond à la cohorte des personnes nées entre 1883 et 1900 ayant atteint leur majorité durant la Première Guerre mondiale et les années folles (années 1920).