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Ces actes sont vraiment nuls !
Ces actes sont vraiment nuls !
Dans les registres paroissiaux, on collecte parfois des actes pauvres, frustrants pour la recherche, comme des mariages non filiatifs. Mais dans les registres paroissiaux ou d’état civil, on rencontre aussi des actes… nuls ! Voici un acte de baptême, un acte de mariage et un acte de décès, tous plus nuls les uns que les autres, mais pas pour les mêmes raisons. ;-) Décryptage… Un acte de baptême…
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MARIE MALQUET (52 Ancestors #17)
52 Ancestors Challenge. Généathème du mois d'avril: A comme Ancêtre.
Marie MALQUET nait le 5 septembre 1779 à Breil, dans le Maine-et-Loire. Elle est la fille de Louis Malquet, scieur de long que j'ai évoqué dans un précédent article du généathème sur les métiers, et de Marie Foucray, couturière. Marie a 16 ans au décès de son père, et 22 ans lors de celui de sa mère. Un an plus tard, le 26 mai 1802, à la Vacherie située à Dénezé-sous-le-Lude (Maine-et-Loire) , elle donne naissance à Marie Jeanne Joseph Malquet. Le père est inconnu, Marie est orpheline, mais elle n'abandonnera apparemment pas sa fille. Le 28 novembre 1831, Marie Jeanne Joseph Malquet épouse Pierre Joseph César Durin, taillandier, à Gommegnies (Nord). Joséphine (comme elle se faisait appeler) vivait à Cambrai, où elle était couturière. Marie accorde son consentement au mariage de sa fille par procuration passée à Cambrai, 4 mois plus tôt. En effet, Marie, vivant à Versailles, ne peut se déplacer jusqu'à Gommegnies. Le mariage de Joséphine avec César Durin permet aussi de reconnaître la naissance de leur fille, Pulchérie Césarine Joséphine, née le 15 mai 1831 à Cambrai. En 1836, on retrouve la famille Durin, rue des Chantiers, dans les recensements de Versailles, agrandie par l'arrivée d'une deuxième fille, Elisa Louise Anatolie. César est devenu conducteur de voitures. Marie Malquet n'habite pas avec eux en 1836, mais en 1861, elle vit avec sa fille au 36 rue de l'Orangerie, Versailles. Sur le recensement de 1861, elle se donne un nom d'épouse, Radeau. Joséphine, elle, se donne Radoux (1836) et Radeau (1861) comme nom de jeune fille sur les recensements de Versailles. Le 23 juin 1866, Marie décède à son domicile, 36 rue de l'Orangerie, elle a 86 ans. Son acte de décès nous apprend qu'elle était célibataire et marchande fruitière.
J’ai encore pas mal de recherches à effectuer pour en apprendre plus sur son parcours. Par exemple, à partir de quand est-elle allée s’installer à Versailles? Avait-elle confié sa fille à une nourrice ou à de la famille?
Généathème de mars: les métiers
Scieur de long
J'ai trois scieurs de long parmi mes ancêtres, chacun venant d'une région différente: Louis MALQUET originaire du Maine et Loire, Jean GEHANNIN d'Ille et Vilaine, et Jean François CAMUS du Puy de Dôme.
Le métier de scieur de long consiste à couper dans leur longueur des troncs d'arbres. Le bois découpé servait pour les charpentes, les planchers, pour le chemin de fer... Ce métier très difficile pouvait être itinérant, l'outillage nécessaire n'étant pas trop encombrant, de plus, c'était une activité le plus souvent saisonnière (automne et hiver). Pour en savoir plus, je vous propose d'aller consulter ce site: http://www.roelly.org/~fleur/auvergne/scieurs.htm "Mes" scieurs semblent avoir été plutôt sédentaires. Sur les trois, seul Jean François quitta son Auvergne natale pour aller s'installer à Orléans avec toute sa famille (et au moins un de ses frères l'y a suivi).
Louis MALQUET (dont l'orthographe du patronyme a changé, à l'origine, c'était MALTIER), nait vers 1748/49 sans doute à Saint-Rémy-la-Varenne (Maine et Loire). Son père, Mathurin MALTIER, et sa mère, Marie LE VACHER, ont une dizaine d'année d'écart, et viennent de la même paroisse. Tous deux orphelins de père et mère, c'est sûrement leur oncle et leur tante qui arrangent leur mariage. En effet, l'oncle maternel de Mathurin MALTIER et la tante maternelle de Marie LE VACHER sont mari et femme. Ils sont présents au mariage de leur neveu et nièce. Je n'ai pas trouvé mention de la profession de Mathurin, donc je ne sais pas si Louis a suivi la tradition familiale en devenant scieur de long. Louis épouse Marie FOUCREY (aussi écrit Foucray, Foucret et Foucré), couturière, née vers 1756 à Meigné-le-Vicomte (Maine et Loire), le 4 février 1777 à Meigné-le-Vicomte. Ensemble, ils auront au moins 3 enfants dont deux accèdent à l'âge adulte: Marie (mon ancêtre) et Marin qui apparemment ne deviendra pas scieur de long. Louis décèdera le 22 février 1797 à Saint-Laurent-de-Lin (Indre-et-Loire), où il s'était installé avec son épouse, après un passage à Breil, lieu de naissance de leur fille Marie.
Jean GEHANNIN, dont le nom s'écrivait aussi JEHANNIN, nait le 18 mars 1808 à Mézières-sur-Couesnon (Ille-et-Vilaine). Son père, Ambroise René GEHANNIN, est laboureur, et sa mère se nomme Jeanne SIROIT (Sirouet). Ils habitent à Launay Pavrel à Mézières-sur-Couesnon. Il épouse, le 6 octobre 1835 à Gosné, Julienne Françoise AUBREE, cultivatrice, née le 21 décembre 1800 à Vern-sur-Seiche, veuve de Pierre LONAPRE. Son acte de mariage nous apprend qu'il est charpentier et réside à Mézières-sur-Couesnon en 1835, et l'acte de naissance de son fils, Pierre Marie François, en 1840, nous informe qu'il est scieur de long et vit au village du domaine Brétel à Gosné. Jean décédera de manière tragique. En visite chez sa fille à Liffré, il se noiera dans la nuit du 14 au 15 décembre 1846 dans l'étang de Serigné. Son corps ne sera retrouvé que le 25 janvier 1847. C'est son gendre Jean-Marie MARETHEUX, 29 ans, ferblantier, et François MOULIN, 38 ans, menuisier, tous deux demeurant à Liffré, qui déclarèrent le décès.
Son fils, Pierre Marie GEHANNIN, ne deviendra pas scieur de long mais sera laboureur à Gosné. Donc pas de tradition familiale non plus du côté des Gehannin.
Jean François CAMUS nait le 23 janvier 1842, à Condat-lès-Montboissier (Puy de Dôme). Il est le fils de Jean CAMUS et de Marie CROS, tous deux cultivateurs. Il a au moins deux frères, l'ainé s'appelle François (né en 1840) et le cadet se nomme lui aussi Jean François (né en 1850). Jean François et ses frères seront tous trois scieurs de long. Le 14 mai 1865, à Condat-Lès-Montboissier, il épouse Marie VAUDABLE (née le 23 décembre 1842 à Condat-lès-Montboissier). Le couple ira s'installer à Orléans avant la naissance de mon ancêtre Jeanne CAMUS, leur fille. Ils auront 10 enfants, 9 filles et 1 garçon.
Jean François et son frère cadet s'associent pour créer la société de déménagement Camus Frères à Orléans, rue de la charpenterie. Je ferai un article sur l'entreprise Camus Frères plus tard :)Le fils de Jean François sera lui aussi déménageur, tout comme son beau-fils, mon arrière arrière grand-père Céleste Gaujé, l'époux de Jeanne. Jean François CAMUS transmettra sans doute le métier à son fils et son beau-fils, car l'entreprise proposait aussi du sciage de bois. Le petit fils de Jean François CAMUS, mon arrière grand-père, Henri Gaujé, ne perpetuera pas la tradition familiale puisqu'il deviendra coiffeur.
Cordonniers sur 6 générations
Sophie BOUDAREL par le Geneatheme de mars nous propose de partir à la découverte d'un métier.
J'ai choisi un métier que mes ancêtres qui ont vécu dans mon village ont exercé très longtemps, celui de cordonnier.
Génération I Le plus lointain ancêtre que j'ai pu retrouver dans cette branche qui vivait déjà à Chassey-lès-Rougemont (Haute-Saône) est Claude François FILSJEAN (mon sosa n°272 à la 9ème génération), marié à Jeanne François PAGOT. Vivant sous le règne de Louis XV, il apparaît dans les registres de Chassey à partir de 1736 pour la naissance de l'un de ses 11 enfants retrouvés. Bien évidemment il était cordonnier.
Illustration du métier de cordonnier. Source : http://www.voyagevirtuel.info/sardinia/postcard/tinnura-cordonnier-via-fontana-9307.php
Le saint patron des cordonniers est Saint Crépin qui se fête le 25 octobre.
Génération II Parmi les enfants de Claude François, mon ancêtre Claude Antoine FILSJEAN (1738-1798) était cordonnier aussi. Génération III Les petits-fils Pierre François (1774-1814) et mon ancêtre Jean Baptiste (1778-1844) poursuivent la profession. Génération IV Au niveau des arrière-petits-enfants on trouve pour cordonnier : Jean François (1803-1854), François (1813-1846) et encore mon ancêtre Joseph (1815-1866). Voilà déjà 4 générations consécutives !
GĂ©nĂ©ration V IntĂ©ressons-nous maintenant aux enfants de Joseph. MariĂ© en 1844 au village, il a eu 2 filles et 2 garçons. Ses 2 garçons Ă©taient Ă©galement cordonniers, au moins au dĂ©but de leur vie. La fille aĂ®nĂ©e Ă©tait brodeuse et s'est mariĂ©e Ă un cultivateur. Tandis que l'autre fille, JosĂ©phine, ma trisaĂŻeule, s'est mariĂ©e Ă un fils de maçon, ThĂ©ophile VERDER, qui racheta la maison des FILSJEAN Ă ses beaux-frères en 1878 et devint Ă son tour... cordonnier.Â
La maison FILSJEAN rachetĂ©e en 1878 par ThĂ©ophile. Au 1er plan Ă gauche, la brue de ThĂ©ophile, au fond devant la grange, son Ă©poux mon arrière-grand-père, peu avant 1930.  GĂ©nĂ©ration VI Sur les 4 enfants qu'eurent ThĂ©ophile et JosĂ©phine, un seul atteignit l'âge adulte, mon arrière-grand-père, nĂ© en 1876. Il exerça la mĂŞme profession jusqu'Ă son dĂ©part pour les tranchĂ©es de la guerre 1914-1918. A son retour, il abandonna le mĂ©tier qui ne rapportait pas assez pour se consacrer Ă pleinement l'exploitation de la petite ferme familiale.Â
Comme vous pouvez le voir dans cette ascendance, le mĂ©tier de cordonnier s'est transmis au moins sur 6 gĂ©nĂ©rations attestĂ©es, de père en fils et de beau-père Ă gendre depuis l'Ancien RĂ©gime jusqu'Ă la Première Guerre Mondiale dans ce charmant village haut-saĂ´nois.Â
Extrait carte de Cassini : Chassey.
Pour terminer, je tenais Ă vous faire partager ce petit sabot que j'ai retrouvĂ© dans ma maison familiale. La partie supĂ©rieure se glisse et Ă l'intĂ©rieur sont rangĂ©s des plombs. Qui l'a fabriquĂ© ? D'oĂą vient-il ? Je sais juste que mon bisaĂŻeul Ă©tait dĂ©jĂ en sa possession.Â

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Romances et Chansonnettes
.Geneathème Février: Archives personnelles, et spécial Saint-Valentin.
J’ai la chance d’avoir quelques archives familiales que m’a donné mon grand-père. Parmi celles-ci, il y a un petit carnet relié à la main que j’aime particulièrement. Il est à la fois mystérieux car je ne sais pas qui l’a écrit, et romantique par son contenu.
Sur la première page est écrit:
Recueil de Romances et de Chansonnettes  dédié à  Melle Eléonore, M. Sedan 7bre 1852
A…… Marie
Voici la liste des romances et chansons:
Le Voyageur (romance)
Enfants n’y touchez pas (romance)
Katchoucha (romance africaine)
Le Grenier (chansonnette)
Couplets tirés de la Favorite, grand opéra en 4 actes
Près d’un berceau (romance)
Les feuilles morte (romance)
Réponse aux feuilles mortes (romance)
Le Cavalier d’Abjoute (romance)
D’où viens-tu beau nuage, poèsie bretonne (romance)
Air chanté par le roi Alphonse au 2ème acte de la Favorite
Air chanté par Léonore au 3ème acte
Romance chantée par Fernand au 4ème acte
Grand duo du 4ème acte
Chansonnette, chantée par Bettly dans le Chalet, Opéra comique
Fleurette (romance)
La croix de Fanchette (romance)
A l’intérieur de ce petit livret se trouvent également deux feuillets libres avec une version de l’histoire du petit chaperon rouge et “Histoire de Melle Cendrillon, ou la petite pantoufle verte”, ainsi que “Adèle et Jeanne” petite histoire morale sur les bienfaits de l’étude.
Je vais recopier ces textes et je les mettrai en ligne sur le blog.
La personne qui a fait ce livret avait une belle écriture très lisible. Etait-ce un jeune homme ou une jeune fille (je penche pour une jeune fille)? Je n’ai que l’initiale de son premier prénom et le second prénom Marie (est-ce un prénom ou un nom de famille?). Je pense que la destinatrice, Eléonore M. était l’une des sœurs de mon arrière arrière grand-père Victor Félix Marchal.
Juste en dessous de l’air chanté par Léonore, les initiales “A” et “E” sont entrelacées. Le “E” est bien sûr celui d’Eléonore à qui est dédié le livret.
Il y a aussi une petite note ajoutée après “Chansonnette, chantée par Bettly, dans le chalet, Opéra comique” qui dit “Selon Melle Bettly, il vaut mieux rester jeune fille, que de se marier. Avis, aux jeunes demoiselles”.
Et à la fin du recueil, on a dessiné un cœur percé d’une flèche avec le mot “toujours” écrit dessous.
Bonne Saint Valentin
Généathème de Janvier: Epine Généalogique
Je continue les challenges, avec cette fois, le Généathème proposé par Sophie Boudarel de La Gazette des Ancêtres :)
J'ai eu plusieurs épines généalogiques, mais la plupart du temps, elles n'en étaient pas vraiment. Quand j'ai débuté les recherches généalogiques sur les sites des archives, j'ai fait pas mal d'erreur en me précipitant. Alors que si j'avais pris le temps de bien analyser les informations contenues dans les actes, les recensements, etc... je n'aurais eu aucun problème :)
Parmi celles qui me restent, il y a le couple Louis AUDES et Marie Anne LEBRUN. Tous les AUDES de mon arbre (du côté de la mère de ma grand-mère paternelle) viennent du Calvados, et comme vous le savez sans doute, les archives du Calvados ne sont pas accessibles gratuitement en ligne... L'année dernière, voulant offrir à ma grand-mère son arbre généalogique, j'ai fini par craquer et j'ai payé 2 euros pour avoir accès aux archives pendant deux jours.
Durant ces deux jours, j'ai essayé de réunir un maximum d'actes mais cela n'a pas été facile. Et je suis tombé sur ce couple: Louis et Marie Anne. J'ai leurs baptêmes et leurs actes de décès mais je n'ai jamais pu trouver la date et le lieu de leur mariage.
Louis AUDES serait né le 10 août 1745 à Aunay-sur-Odon (décès le 28 mai 1813 à Aunay-sur-Odon).
Marie Anne LEBRUN a été baptisée le 31 mars 1768 à Aunay-sur-Odon (décès le 19 août 1857 à Aunay-sur-Odon).
Louis se marie le 4 juin 1765 avec Anne MENARD à Aunay-sur-Odon (pourquoi ai-je marqué Cahagnes sur mon logiciel?? pourtant l'image de l'acte provient des BMS d'Aunay-sur-Odon).
Je ne sais pas quand Anne est décédée, mais cela doit être avant 1802, date de naissance de l'enfant de Marie Anne et Louis.
J'ai cherché à Aunay-sur-Odon et à Saint-Georges-d'Aunay pour retrouver cet acte de mariage entre Louis et sa nouvelle épouse, mais sans succès (j'ai dû aussi chercher dans les communes autour mais bien entendu, tête de linotte que je suis, je ne l'ai pas noté).
Il se trouve que Anne MENARD était la tante de Marie Anne LEBRUN. Est-ce pour cela que Louis et Marie Anne ne se sont pas mariés à Aunay-sur-Odon? Etaient-ils vraiment mariés?
Edit: Frédéric Pontoizeau m'a donné une bonne piste, merci à lui: les mariages entre 1798 et 1800 étaient célébrés au chef-lieu de canton.
Après une petite recherche sur le site des archives du Calvados, le chef-lieu de canton était Aunay-sur-Odon. Enfin, peut-être qu'ils se sont mariés dans un autre chef-lieu de canton? A voir quand même :)