FMEAT 2013: Rouyn-Noranda devient Las Vegas le temps d'une chanson
Nouveau collaborateur à Sudbury Christian Pelletier nous propose un premier billet sur son amour du Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue. Bon timing, Christian. Parce qu'on est ici, aussi.
Buck à bière. Check.
iPod loadé tight. Check.
Pleine tank d'essence. Check.
Une fois par année, la charmante ville minière de Rouyn-Noranda se transforme dans le Las Vegas du Nord du Québec. Dans ce pays qui pousse dans l'Nord, les soirées n'ont pas de fins, les poutines n'ont pas de fonds, et pratiquement tout les folies sont permises.
Le FME: happening mythique où je me suis prosterné devant Godspeed en performance psychique dans une ancienne église, où j'ai vu Organ Mood jammer avec le battement de cÅ“ur d'un spectateur dans une ruelle, où tu sors d'un bar avec ton buck bien rempli et tu entres dans le bar d'à côté sans problème (vive les lois de consommation plus slaque au Québec). Le FME c'est le plus meilleur petit festival au pays, hands down. J'arrive ô mon cher FME, j'arrive…Â
La route Sudbury-Rouyn se fait très bien. Quatre heures de route avec un petit pee break à Temagami et on débarque au paradis des mélomanes. En arrivant à l'accueil on nous offre immédiatement une bière (il faut s'hydrater quand même!). L'atterrissage se fait en toute douceur. Rouyn-Noranda, vous l'avez l'affaire!
J'ai souvent dis que Rouyn-Noranda est la ville jumelle de Sudbury. Séparé à la naissance, les similitudes entre ces deux villes minières perdus dans le Nord sont remarquables; deux grosses cheminées de la fonderie planent sur le vieux Rouyn comme la Super Stack par chez nous, le Lac Osisko s'étend, tout comme le Lac Ramsey, au cœur de la ville et une scène culturelle en ébullition constante. C'est un paysage familier. On se sent immédiatement chez nous, l'autre bord de la frontière imaginaire dressé entre le Nord de l'Ontario et le Nord du Québec.
Cher lecteur, laissez-moi me présenter. Christian Pelletier, ti-cul de Sudbury, Ontario, nouvelle voix derrière le mégaphone qu'est le blogue de BRBR. Au courant des dernières, j'ai fait semblant d'être diffuseur de spectacles avec La Slague, gérants d'artistes, DJ qui mix du vieux yéyé au rock'n'roll avec les DJs Masqués et là , pour la cause, je ferai semblant d'être blogueur. Au courant des prochains mois, j'aurai l'immense plaisir de vous faire découvrir la scène musicale émergente de mon coin de pays et pour ma premier billet, et bien je m'incline devant la grand messe qu'est le FME.
Après une première soirée bien arrosée hier à se laisser transporter par les grooves planants de Pawa Up First, les nouvelles folies clique-pop de Misteur Valaire et la chaleur contagieuse de Random Recipe au Diable Rond, je suis bien branché dans le mode FME. Je m'y lance à l'aveuglette, comme d'habitude, prêt à me laisser surprendre par les tripes musicaux de Sandy Boutin. Il est maintenant le temps de quitter ma chambre d'hôtel et affronter la charrue qu'est le FME en pleine face. Groenland et Gros Mené à soir, vous comprendrez que j'aime comme pu le goût d'être devant mon ordi. Je vous ferai part des impressions dans mon prochain billet.Â
Si Rouyn-Noranda devient Las Vegas le temps d'une chanson et que tout est possible, c'est tout sauf le fameux mantra "What happens in Vegas, stays in Vegas". Si tu n'es pas là , tu es garanti d'en entendre parlé par un des plusieurs militants de l'armée du bonheur qui quitteront Rouyn-Noranda lundi.Â















