Deux suggestions. D'abord contester le terme "babtou" (ou "gouère"), qu'il soit justifié par de l'argot, par du wolof, par le nombre, par la pression. Ce terme, dans un cadre "amical" où la réciproque n* ou b* n'est pas permise, constitue un test de soumission et démasque le cadre comme hostile. L'équilibre c'est la réciprocité. Et puis ne pas parler comme des gens d'une culture exogène, ne pas s'acculturer, ne pas adopter leur accent, leur influence, leur hiérarchie, leur panthéon. Seule la Civilisation est civilisatrice et il n'y a qu'une seule civilisation, c'est facile à voir et tout le monde le sait. La Rue c'est la vérité des rapports de force oui, mais descendre à la Rue ne demande nul effort. Monter à la Civilisation depuis la Rue suppose effort, étude, exercice.
Tout le reste découle de ces deux préalables. Une fois que l'on s'y tient et que l'on organise sa vie sur ces fondamentaux et plus du tout sur les catégories du Pouvoir par contrôle horizontal f*cho/pas f*cho - ra***te/pas ra***te tout devient clair. Non pas facile, mais clair. La moindre concession sur les fondamentaux et c'est le déshonneur par ingénierie sociale qui attend comme une toile d'araignée: le rapport au territoire, aux femmes, la dette (et donc, qui doit quoi à qui), le récit admis, le roman national, toute une cosmogonie tournée contre soi-même attend celui qui transige.
Mieux vaut cent fois prendre le large, vivre seul un temps, emporter avec soi ses pénates, refaire souche ailleurs, et laisser entre eux les piranhas se dévorer... que rester pour s'imaginer qu'ils sont des potes et leur servir d'exutoire. Eux d'ailleurs ne sont pas dupes et suspectent toujours quelque servilité indigne derrière le masque égalitaire affiché par les "babtous de cité". Égalité à laquelle ne souscrivent ni les traditions ni le mode de vie moderne réel des uns comme des autres ...
Instructif. Au moins ils disent presque tout tel que ça se passe dehors. Merci camarade pour la découverte !













