(source : @cheminer-poesie-cressant​)
vos navires emportés par les près, leurs carènes qui heurtent ici la terre - et les marins qui doivent alors marcher aux côtés de leurs embarcations ; de cette première image fulgurante et formidable, intemporelle et première, est née la seconde celle où l’on voit sortir de l’eau des maisons avec leurs habitants, les hommes marchant sur l’onde : seconde fulgurance, celle que l’on voit toujours aujourd’hui, la ville ; fulgurance première qui serait l’origine du miracle de Venise ; la fulgurance ici qui est affaire de sublime illusion et c’est cette sublime illusion qui a poussé les hommes à s’installer en cette lagune, un monde où réel et illusion dialoguent nuit et jour ; ainsi il convient de cheminer dans la lagune afin de retrouver l’origine, cette première fulgurance maîtresse du Tout qui suivra ; l’ensablement qui était aussi un miracle que l’on a voulu garder, utiliser comme matériau de construction, d’urbanisation, de rêve possible de ville
© Pierre Cressant
(mercredi 29 février 2012)















