La presse et la France : le divorce...
  Un grand quotidien chrétien du matin , ''La Croix'' pour ne pas le nommer, tout fier de sa nouvelle 'formule' (trÚs réussie, il faut le dire), ouvrait sa Une, hier, sur un grand titre : ''Medias : la confiance n'y est pas''... ce qui  s'apparente à une manifestation de charité chrétienne ! La vérité est toute autre, et bien plus cruelle : c'est d'un divorce entre la France et ses médias, surtout audio-visuels qu'il s'agit.
 La rĂ©action, attendue, a pris la forme d'une belle manĆuvre de contournement :  l'Ă©poque, n'est-ce pas, est ''de plus en plus'' dominĂ©e par la technologie... le secteur de l'information n'Ă©chappe pas Ă ce mouvement : les nouvelles vont ''de plus en plus'' vite... et le temps pour vĂ©rifier leur bien-fondĂ© est donc ''de plus en plus'' court, etc... Ce n'est plus du Albert Londres, c'est du grand n'importe quoi !
 Pourquoi l'esprit humain, capable de si belles choses, est-il si infichu de faire le moindre retour sur lui-mĂȘme, de se regarder droit dans les yeux, et mĂȘme tout au fond,  avec courage et luciditĂ© ? Les miroirs, pourtant, ne datent pas d'hier, mais c'est l'honnĂȘtetĂ© que le CrĂ©ateur a distribuĂ©e avec parcimonie et en oubliant au passage la majoritĂ© de la gent journalistique ! Mais rĂ©veillez-vous, ĂŽ journalistes intĂšgres : si on ne vous croit pas c'est... parce que vous n'ĂȘtes pas crĂ©dibles !
 Pour que vous compreniez oĂč vous avez tout faux, imaginez deux photographies. (1)- A droite, la population française. Elle a enfin ouvert les yeux et rejette donc Ă©nergiquement tout ce qui se rattache aux idĂ©ologies mortifĂšres et sans espoir qui ont endeuillĂ© les deux siĂšcles prĂ©cĂ©dents...Oui, vous savez : ces abstractions avec des dĂ©sinences en ''-isme'' ! Ce rejet (mĂȘme s'il n'a pas encore atteint le niveau ''zĂ©ro'' oĂč se situe sa vraie place) est indĂ©niable : les ''sondages en temps rĂ©el'' que sont des Ă©lections, le situent Ă un petit tiers de la population (un chouya plus dans le corps Ă©lectoral, un chouya moins dans le total des français). C'est avec ce score riquiqui que vous voulez, en leur nom, imposer vos idĂ©es au peuple français ?     (2)- A gauche, la seconde photo, celle de votre population Ă vous, gens de presse (Ă©crite et tĂ©lĂ©visuelle : la pathologie est la mĂȘme) : vous seriez dans les 85 %  (chiffre officiel, donc beaucoup plus !) Ă ââavoir une sensibilitĂ© de gaucheââ (comme câest bien dit !), et donc Ă ne pas avoir encore dĂ©couvert le XXI Ăšme siĂšcle !  C'est une premiĂšre cause de divorce, et elle est sĂ©rieuse : comment aimer quelqu'un qui s'entĂȘte dans des opinions ringardes et qui se refuse Ă voir le monde tel qu'il est ?
 Mais ce n'est pas tout ! Une grande faiblesse de toute pensĂ©e ''Ă gauche'', c'est de se croire chargĂ©e dâune mission sacrĂ©e : avoir raison contre le monde entier.       Cette particularitĂ© sera, Ă n'en pas douter, un superbe sujet d'Ă©tudes et de thĂšses pour les Ă©tudiants des Ăąges Ă venir : comment des gens si opposĂ©s Ă toute ingĂ©rence de Dieu dans les affaires du monde font-ils pour oser exhiber sans pudeur les cache-misĂšre qui sont leur raison d'ĂȘtre ? Câest un mystĂšre inexplicable !  Il nâempĂȘche que le rĂ©sultat est lĂ , insolent, dramatique : non seulement ceux qui ne pensent pas comme eux ont tort, mais ... ils n'existent pas puisque on ne doit pas penser autrement quâĂ travers  lâhorrible ''politiquement correct'', et quâon ne peut ĂȘtre ni contre la ''Doxa bobo-socialiste'', ni contre la mode germanopratine !
 Soyez sĂ©rieux : comment voulez-vous ne pas ĂȘtre rejetĂ©s, avec des Aymeric Caron, des LĂ©a SalamĂ©, des Laurent Ruquier ou des Audrey Pulvar (et tant dâautres !) comme rĂ©fĂ©rences ? ''On finit toujours par ressembler Ă ce qu'on veut-ĂȘtre'', dit le proverbe ! Bingo ! Vous avez gagnĂ© ! Eh ! bien, tant pis pour vous !      Vous avez choisi le rĂŽle de ''la voix de son maĂźtre'', vous vous retrouvez dans celui du chien gras de la fable : bien payĂ©s, choyĂ©s par le Pouvoir, mais privĂ©s de libertĂ©.
 Quoiqu'il en soit, c'est en vous, ''ĂŽ journalistes intĂšgres'' et en vous seuls que vous trouverez la rĂ©ponse Ă ce dĂ©samour profond que vous avez tout fait pour mĂ©riter : il y a un mois, un autre sondage vous classait derniers dans les mĂ©tiers dignes de confiance, loin derriĂšre les politiques eux-mĂȘmes (lĂ , ça devient vraiment grave !).   A votre place, je relirais la Bible : l'un des plus beaux miracles du Christ a Ă©tĂ© accompagnĂ© par ces mots, Ă©ternels de vĂ©ritĂ© : ''Effeta ! -ce qui veut dire ouvre-toi''.    Et si mes (bonnes) rĂ©fĂ©rences sont de celles que vous niez et reniez Ă longueur de journĂ©e... c'est parce que c'est d'elles, bien sĂ»r, que vous avez le plus besoin !Â
 Courage, on y arrive toujours, si on le veut vraiment : progresser, se remettre en cause, paraĂźt exigeant au dĂ©but, mais ensuite... on vous aimera bien, vous verrez ! ââEffeta -Ouvrez-vousââ !