DĂ©barquer Ă PĂ©kin aprĂšs 3 semaines de vadrouille en Mongolie, câest un peu comme se rĂ©veiller encore dans le coltar au milieu dâun magasin vide pour rĂ©aliser tout Ă coup quâon est le premier jour des soldes et que les grilles viennent de sâouvrir. Le rush.
La confusion, la foule, la chaleur, lâhumiditĂ©, la ville, le mĂ©tro, le gris, des chinois, des chinois partout ! Dans ce genre de situation tu cours Ă ton auberge, tu poses ton sac, tu prends une douche et tâessaies de comprendre 5 minutes ce qui tâarrive. Le temps dâune balade dans les environs tu commences Ă comprendre : les boutiques qui dĂ©bordent jusque sur la chaussĂ©e de bibelots plus dingues les uns que les autres, la nourriture quâon te vend sur le pouce et que tu es la plupart du temps incapable dâidentifier, les chinois qui se prennent en photo seuls ou en groupe, les ruelles Ă©troites qui sâentrecroisent dans tous les sens, la frĂ©nĂ©sie palpable de 7h du mat jusquâĂ tard dans la soirĂ©e. Avant dâavoir pu dire un mot, PĂ©kin tâa dĂ©jĂ absorbĂ© dans sa masse.
On devait y passer 4 jours, on y sera restĂ© 7 et on aura tout juste fait le tour. On sâimaginait une capitale polluĂ©e qui maintiendrait sous respiration artificielle ses reliques du passĂ©, on a dĂ©couvert des hutongs rĂ©investis et plus vivants que jamais, une richesse architecturale qui ne souffre dâaucun temps mort et des parcs oĂč lâidĂ©e de passer une demi-journĂ©e Ă siroter un verre en regardant le monde avancer Ă©tait loin dâĂȘtre absurde.