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Little snippet from this year's @dunkfestival - Swim Team and an unreleased track. #repost from @claudiospanu #armsandsleepers #dnk16 (at Dunk!festival)
Retour au Dunk!Festival
En 2012, j'ai eu la chance d'assister pour la première fois au Dunk!Festival. En amateur de post-rock, le festival flamand m'apparaissait comme rien de moins que la terre promise. La faute au hasard de l'emploi du temps de l'époque, je n'avais pu assister qu'à une seule journée. Le festival s'imposait déjà comme l'une des références en matière de post/math/sludge/biffez la mention inutile. Cette année là jouaient déjà deux des pointures à nouveau présentes en 2016: Pelican et This Will Destroy You. Au delà de la qualité de la programmation, alliant groupes largement confirmés et découvertes, je me faisais la réflexion que ce festival avait quelque chose de singulier… de petites choses, révélatrices d'une organisation qui souhaite conserver une dimension humaine à son évènement… Le café gratuit toute la journée, le petit déjeuner offert au saut du lit, un camping indoor mis à disposition de tous sans plus de frais supplémentaires,… J'en étais revenu avec la sensation d'avoir découvert une perle dans le paysage festivalier belge.
En 2016, certaines choses ont changé, d'autres non. La programmation reste très qualitatives, même si l'une ou l'autres incartades vers un registre curieusement metal (Eleanora, Obscure Sphinx) sont à mentionner. Mais pourquoi pas. Pour le reste, il y a les valeurs sûres: le math-rock imimplacable 65Daysofstatic, un This Will Destroy You à chaque fois plus convaincant ou un Nordic Giants qui ne semble jamais aussi efficace qu'en live. Quelques découvertes notables également avec les Fall of Messiah qui avaient la lourde tâche d'ouvrir le festival ou Barst, formation belge jusqu'alors inconnue au bataillon et dont la section rythmique en a laissé plus d'un sur le carreaux. Pas mal de choses ont pourtant évolué au Dunk depuis 2012. Le site tout d'abord. On quitte le gymnase pour la prairie. Ca tombe bien, le soleil ne nous lâche pas durant les 3 jours et on passe à deux scènes, dont un chapiteau de taille respectable, quelque part vers les 1000 ou 1500 personnes. Le festival a pris une certaine ampleur, c'est évident, mais n'a en rien sacrifié sont âme en chemin. L'ambiance se veut toujours aussi conviviale, le public, composé pour une bonne partie d'habitués, est toujours aussi détendu. D'ailleurs sur les trois jours de festival le service de sécurité n'a été aperçu qu'une fois, subrepticement. Il y a peu de temps morts entre les concerts, ceux-ci se succédant avec 5 minutes intervalle. On prend tout de même le temps d'aller se rassasier à la cantine avec l'un des plats home-made du jour ou bien on va se ruiner au merchandising où l'on peut dégoter quelques pépites dans les bacs des différents vendeurs, notamment l'intégralité du catalogue Dunk!records. Le dernier jour on peut également assister à un concert en sous-bois. Kokomo se laissant aller à l'appel de la forêt suggéré quelques jours plus tôt par les organisateurs comme remerciement à l'égard du public. Surprise de polichinelle, Terraformer (autre signature Dunk!records) s'étant livré au même exercice deux ans plus tôt, me dit un autre photographe, plus habitué des lieux que moi.
De ce week-end à Zottegem on revient rassasié, détendu et même pas fatigué, avec le sentiment d'avoir participé à un événement qui nage à contre-courant des règles édictées par les grosses machines (f)estivalières, et avec la ferme intention d'y revenir dans un an.
D’ici là , un bon paquet de photos sont à retrouver par ici.
L.
Photos: 65Daysofstatic, Kokomo, Pelican