La diglossie permet de mieux qualifier la rĂ©alitĂ© linguistique quĂ©bĂ©coise et Ă©voque Ă juste titre les processus actifs faisant de lâanglais une langue dominante en notre propre pays, estime l'auteur.
âOr, la notion de diglossie dĂ©crit de maniĂšre beaucoup plus utile et exacte le problĂšme de la langue au QuĂ©bec. Elle permet de caractĂ©riser trĂšs prĂ©cisĂ©ment le phĂ©nomĂšne oĂč, sur un mĂȘme territoire, deux langues cohabitent, mais dont lâune jouit dâun statut supĂ©rieur, cela pour des raisons historiques, politiques, Ă©conomiques, etc. Cette notion permet dâĂ©vacuer la fausse impression se dĂ©gageant du terme « bilinguisme », Ă savoir quâil y aurait Ă©galitĂ© de statut entre le français et lâanglais au QuĂ©bec et au CanadaâŠ
La diglossie Ă©voque Ă juste titre les processus actifs faisant de lâanglais une langue dominante en notre propre pays. Elle met en lumiĂšre les raisons pour lesquelles tant de QuĂ©bĂ©cois dĂ©veloppent, encore en 2017, des rĂ©flexes dâaliĂ©nation linguistique, ou se sentent gĂȘnĂ©s, voire handicapĂ©s de ne pas ĂȘtre des Anglais, pour ainsi dire. Aussi met-elle directement le doigt sur le bobo : malgrĂ© tous les efforts dĂ©ployĂ©s pour faire du français la langue commune au QuĂ©bec, il demeure que la langue la plus attrayante, la langue de prestige, la langue des affaires, la langue du succĂšs, la langue de lâĂ©lite Ă©conomique, la langue vĂ©ritablement utile, câest lâanglais.â
Continuer












