DEADPOOL 2 - SUPER DUPER CUT (2018) ĂtouffĂ© par son rythme trop forcĂ©, le premier DEADPOOL (2016) corrigeait Ă sa façon lâhorrible version du personnage MARVEL, Ă©tant pour la premiĂšre fois apparue dans X-MEN ORIGINS: WOLVERINE (2009): hĂ©las trop dans lâexcĂšs humoristique inutile, le film de Tim Miller avait beau proposer plĂ©thore dâeaster-eggs culturels que Deadpool ne sâavĂ©rait pas si âoutrancierâ que prĂ©vu. Bien sĂ»r, DEADPOOL Ă©tait sympathique lorsquâil cassait le quatriĂšme mur, mais un seul gimmick ne fait pas tout: David Leigh succĂšde Ă lâentreprise âRATED-Râ, pour le rĂ©sultat quâon craignait. Ryan Reynolds couve son bĂ©bĂ©, Ă fond dans le rĂŽle et endossant Ă©galement le poste de producteur sur ce second opus: DEADPOOL 2 va jusquâĂ faire voyager son antihĂ©ros Ă lâĂ©poque de X-MEN ORIGINS: WOLVERINE pour sâauto-exterminer, vĂ©ritable signe de ralliement envers la cause DEADPOOL que lâacteur principal tente de faire perdurer. Cool, Ă lâimage de cette sĂ©quence oĂč Reynolds himself modifie son propre destin, au moment de signer pour lâaffreux GREEN LANTERN (2011): on sent poindre le comique de rĂ©pĂ©tition, qui est omniprĂ©sent durant le long-mĂ©trage complet... Sans grand enjeu -un dĂ©faut pour une suite-, DEADPOOL 2 se dĂ©roule comme du papier toilette parfumĂ© et imprimĂ©, on rigole quelques fois avant de terminer les longues 2h15 de cette version âĂ©tendueâ nommĂ©e Super Duper Cut -rigole, jâte dis!!!- pour Ă©teindre sa tĂ©lĂ© comme on tire la chasse. De lâautre cĂŽtĂ©, lâincroyable INFINITY WAR (2018) fait office de titan du genre: si les comics au cinĂ©ma se portent bien, ce nâest pas chez DEADPOOL que ça se passe. Hormis la performance efficace du gĂ©nial et badass Josh Brolin en Cable, et du nouveau personnage ultra-chanceux Domino -protagoniste Ă fort potentiel mais pas assez dĂ©veloppĂ©e-, DEADPOOL 2 ne dĂ©tient pas de âquĂȘte prenanteâ digne de son nom: ok, on lâaccorde, le gĂ©nĂ©rique parodiant ceux des JAMES BOND (1962-2015) est trĂšs bien fait et amusant, contrairement au gĂ©ant Juggernaut et Ă lâantagoniste aux mains enflammĂ©es -un gosse-... Trop normal, gentil et sĂ©rieux pour la suite dĂ©jantĂ©e quâon nous promettait, DEADPOOL 2 Ă©tait plus apprĂ©ciable sous sa forme de bandes-annonces parodiques quâici: on sent le poids dâun cahier des charges ennuyeux, aussi lourd Ă porter pour nous que pour la X-Force Ă son complet. Relançons-nous les KICK-ASS (2010-2013), revoyons INFINITY WAR et oublions cette molle passade... POULE MORTE /20
















