A photo of a miniature modell of the first class dining room of the Normandie (1935), made by Dan Ohlmann for the Musee Miniature et Cinema, Lyon.
Source : flickr (uploaded by user Gilles Daligand)
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A photo of a miniature modell of the first class dining room of the Normandie (1935), made by Dan Ohlmann for the Musee Miniature et Cinema, Lyon.
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Meet The Master Of Miniature Worlds
When I look at the craftsman ship it I am in awe at the skill of miniaturists like Dan Ohlmann. They make a setting look so amazingly real after spending hours , month and sometimes even years on one project. Since COVID I started on my first miniature and have become utterly hooked. Making scenes requires an amazing ray of skills and I find it extremely satisfying to learn new techniques in the process.Â
by Jessica Stewart
The best miniatures have the ability to transport people to another world without them even realizing it. So detailed and precise, they look and feel like a lifesize environment. Nothing proves this more than a collection of photographs from Lyon’s Musée Miniature et Cinéma. It was here that digital retoucher Diego Speroni shot Little Spaces, a fascinating series where one slowly realizes that seemingly abandoned environments aren’t actually real.
Speroni’s love of photography prompts him to bring his camera wherever he goes. So when he found himself in the museum during a recent vacation, it was only natural to start taking photographs. What began as just some quick shots to remember the museum became something much more when Speroni later viewed the work on his computer.
Each frame is a tribute to the miniature landscapes created by the museum’s founder Dan Ohlmann. This former woodworker and interior designer has spent over 25 years honing his craft. After meticulously researching and measuring the environments he’s inspired by, Ohlmann sets about creating these 1/10th and 1/12th scale models.
Since 2005, Ohlmann’s museum has helped introduce a wider audience to the skill and artistry of miniaturists. From a run-down theater to a sleek mid-century modern home, every interior has its own unique story to tell. And thanks to Speroni’s incredible photography, we can explore each miniature world in all its incredible detail.
Incredibly Detailed Miniaturized Rooms Meticulously Reconstruct Actual Film Sets
Return Visit to Lyon City to collect Marc
Return Visit to Lyon City to collect Marc
Museum of Miniatures and Cinema
My son Marc arrived in Lyon Airport yesterday to come and stay with us. Lyon City is 128km (about an hour and a half by car) away from Chalon Sur Saone. Nuala and I set of early in the day with a plan to revisit the Museum of Miniatures and Cinema, and then Lyon Zoo before going to the airport for 3.30pm to collect Marc. (more…)
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Another look at Dan Ohlmann's Musée Miniature et Cinéma
by Dan Ohlmann
Sentiment et photographie.
Malgré mes efforts, Mlle Chareyre, mon contact au Musée de la Miniature et Décors de Cinéma de Lyon m’annonce par mail que je ne rencontrerais pas Dan Ohlmann. « Il est très occupé, il prépare une nouvelle exposition. ». Tant pis, je verrais le musée et je trouverais quelque chose à dire.
Le 1er Avril, je suis pour la première fois à Lyon. Je trouve enfin la rue Saint Jean et à ma gauche, musée. Je prends un billet au prix étudiant et je demande si par hasard, Mlle Chareyre est là . « Attendez, je l’appelle. Oui il y a quelqu’un pour toi en bas, une étudiante en cinéma. D’accord. (Elle raccroche). Elle descend tout de suite.» Je la remercie, et je vais attendre dans la cour. Le bâtiment est beau. C’est la Maison des Avocats de Lyon.
Après quelques minutes, elle arrive et d’emblée, elle me dit : « Bonjour! J’ai parlé à Monsieur Ohlmann et vous pourrez le voir, pas très longtemps, mais vous pourrez. Allez faire un tour dans le musée, il viendra vous chercher. –Me chercher ? –Oui je vais lui faire une description, il vous trouvera. »
Je pars donc dans le musée. Je passe rapidement au premier étage où commencent les miniatures et objets miniaturisés. Mais c’est au deuxième étage que je trouve mon bonheur. Les miniatures exposées sont celles de Ronan Jim Sevellec, miniaturiste de talent, qui seul, à mes yeux égale le génie de Dan Ohlmann. Leur génie n’est pas dans le choix des lieux de la miniature, bien qu’ils soient toujours incroyables, originaux, impressionnants. Ce n’est pas non plus dans leur souci du détail, dans leur maniaquerie, qui pourtant témoigne ici de son paroxysme. Enfin, ce ne sont pas les matériaux utilisés.
C’est la présence. Ou l’absence. Ça dépend. C’est la sensation que le personnage, et ça peut être vous ou moi, est sorti une minute, et que si vous restez assez longtemps dans le coin, vous finirez par le voir ressurgir, s’effondrer dans ce confortable canapé, et se servir une tasse de thé dans la lumière du soir d’un pays d’Orient. Ou peut être verrez vous un peu plus loin, dans ce théâtre abandonné, surgir deux amoureux, enivrés par la beauté du lieu, lever les yeux pour y voir, au dessus des balcons aux décors fanés, quelques bouts de ciels par les trous du plafond. Et puis où mène cet escalier ? Et où sont douces jeunes filles brunes qui prenaient leur bain ici il y a un instant ? et l’enfant qui a oublié son jouet au fond de la piscine ? Il n’y a plus personne au quinzième étage, l’aspirateur traîne, et plus personne n’est là .
Un pas rapide passe à côté de moi. Ce n’est pas celui d’un visiteur. Je tourne la tête. Oui, c’est celui de Dan Ohlmann. Il me reconnaît par le sourire que je lui adresse, et m’invite à aller dans un coin tranquille pour discuter.
Nous nous asseyons, et je ne me sens plus très sûre de moi, mais je me lance. Je lui demande si il ressent un sentiment de domination en tant que miniaturiste. « Dans un certain sens, oui. Vous voyez, pour faire ça, il faut de l’adresse. Déjà , tout le monde n’en a pas. Et puis c’est impressionnant à regarder comme ça, donc, les trois quarts des gens adroits n’ont même pas idée de se donner le mal d’essayer. Alors évidemment quand on en arrive où j’en suis, les gens vous prennent pour un dieu. Au japon vous savez, les calligraphes sont sacrés. Eh bien, quand ils m’invitent, il me mettent au même niveau qu’un calligraphe, vous vous rendez compte ? Donc pendant deux ans, vous avez une tête grosse comme ça, à force de croire ce qu’on dit. Vous dominez le monde, oui. Et puis un jour, j’en ai eu marre, j’ai compris que j’avais encore à apprendre. Et voilà . »
Je lui dis qu’il existe une émotion incroyable dans ses œuvres. Il me répond que c’est le but de sa miniature.
« Les objets, nous les percevons tous, nous les aimons, nous les détestons, nous les oublions. Ils sont là , et ils font notre vie. Ils nous symbolisent. C’est pour ça qu’il n’y a pas de personnages dans mes miniatures, les objets suffisent. Mon but est de transmettre une émotion, de retracer un moment de vie, une torpeur, une attente. Je veux que celui qui regarde ma miniature y rentre. C’est le sujet du « théâtre abandonné », c’est le mouvement de la vie, la théâtralité de la vie. »
Il s’arrête un moment. Puis poursuit: « Vous savez, j’étais ébéniste avant. Je faisais surtout des plans de travail pour les mamies. Après j’ai travaillé en architecte d’intérieur, et pour expliquer un projet un jour j’ai fait une maquette. Voilà comment ça a commencé. J’aurais voulu être décorateur ou photographe, vous voyez. Et je fais mon métier de décorateur par la miniature. Et comme le photographe, j’essaye de capter un instant du réel. Je ne transforme rien dans ma miniature, je suis photographe. Sentiment et photographie, voilà ma miniature. Et puis il y a aussi le fait que, comme disait Victor Hugo, souvent, l’image d’une chose est plus forte que la chose elle-même. Je pense que c’est ce qui compte le plus en miniature, si cette image est bonne. Nos miniatures a Ronan Jim Sevellec et moi sont bourrées d’objets subliminaux. Ces objets on ne les voit pas, mais on les voit, on pense qu’ils ne servent à rien mais ils donnent cette impression de présence, ou d’absence. De vie, en tous cas. Mes miniatures ont une place dans le réel et dans le temps. Elles ne sont pas indifférentes aux intempéries, au temps qui passe. Elles existent. ».