LâUMP ne passera pas un joyeux Nowel
  LâUMP nâa pas passĂ© une bonne annĂ©e 2012
  Dâailleurs, lâUMP sâest carrĂ©ment plantĂ© depuis les Ă©lections prĂ©sidentielles de 2007 ; elle a perdu tous les scrutins - mĂȘme les internes -, tous les rendez-vous avec les citoyens, tous les espoirs et... Toutes ses promesses. Dâautant que son NanoPrĂ©sident en avait fait des promesses ; entre KarchĂ©riser la banlieue et sauver lâEurope ; on en avait entendu des conneries, que les beaufs de droite sâĂ©taient empressĂ©s de croire. Or, aujourdâhui, LâUMP est exsangue. Et pas seulement dâidĂ©es et de propositions. Mais lĂ oĂč ça fait mal pour une organisation politique ; le pognon.
  La CNCCFP donne le coup de grùce
  La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) a signifiĂ© vendredi le rejet des comptes de la campagne prĂ©sidentielle de Nicolas Sarkozy. En cause, certaines dĂ©penses, antĂ©rieures Ă la dĂ©claration de candidature de l'ancien prĂ©sident de la RĂ©publique - lire ou relire : Coup de théùtre : les comptes de la campagne Sarkozy pour lâĂ©lection prĂ©sidentielle 2012 sont rejetĂ©s par par la CNCCFP.
Au-delĂ des consĂ©quences politiques - seuls Jacques Cheminade et Bruno MĂ©gret avaient vu jusqu'Ă prĂ©sent leurs comptes invalidĂ©s -, l'affaire pourrait ĂȘtre catastrophique pour les finances de l'UMP. Le parti comptait bien rĂ©cupĂ©rer la moitiĂ© des frais engagĂ©s pour la campagne prĂ©sidentielle comme il se doit aprĂšs validation des comptes. Soit environ 11 millions d'euros, qui seront perdus si le rejet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy est confirmĂ©.
Si ce remboursement ne devait pas ĂȘtre versĂ©, la situation financiĂšre du parti, dĂ©jĂ sensible, pourrait s'aggraver. L'UMP fonctionnait avec un budget de 45 Ă 50 millions d'euros par an sous le quinquennat prĂ©cĂ©dent; le parti va devoir se contenter d'environ 35 millions d'euros pour 2013. La dotation publique versĂ©e en fonction des rĂ©sultats en nombre de voix aux lĂ©gislatives et de l'affiliation annuelle des dĂ©putĂ©s est Ă elle seule rĂ©duite de plus d'un tiers: elle passe de 30 millions d'euros Ă environ 20 millions en 2013.
Comment va faire lâUMP ?
 En plus du coût de la campagne présidentielle, l'UMP doit également assumer les frais des législatives: 7000 euros ont été attribués à chaque candidat, sans compter les dépenses nationales de communication. Le coût de l'élection à la présidence de l'UMP a également explosé, avec l'envoi de 180 à 200 huissiers dans les bureaux de vote pour contrÎler le déroulement du scrutin. Résultat: les finances du parti accuseraient en début d'année 2013 un déficit de plus de 50 millions d'euros.
 Pour se refaire une santĂ© financiĂšre, l'UMP comptait notamment sur une annĂ©e 2013 libre de tout scrutin. C'Ă©tait sans compter les dĂ©penses que va entraĂźner le scrutin de septembre pour une nouvelle Ă©lection Ă la prĂ©sidence de l'UMP. Et, si, vraiment, les UMPistes nâont pas de bol ; une affaire pourrait leur coĂ»ter trĂšs cher ; puisquâUn juge d'instruction va enquĂȘter sur un contrat conclu sans appel d'offres en 2007 par les services de l'ex-prĂ©sident Nicolas Sarkozy dans l'affaire dite des sondages de l'ElysĂ©e, a dĂ©cidĂ© la Cour de cassation.
Elle a cassĂ© et annulĂ© l'arrĂȘt par lequel la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris s'Ă©tait opposĂ©e le 7 novembre 2011 Ă ce qu'un magistrat enquĂȘte sur une plainte pour favoritisme dĂ©posĂ©e par l'association anticorruption Anticor.
  On leur souhaite une bonne annĂ©e 2013 ? Ben non ; quâils se dĂ©merdent.
  Le Kiosque aux Canards