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#Repost @robertpattinsonww ă»ă»ă» Per @robertpattinsonau: "IMDbPro Updates #TheStarsatNoon status to "Optioned" So, what does that mean? The term "Optioned" means, "In the film industry, an option is a contractual agreement pertaining to film rights between a potential film producer (such as a movie studio, a production company, or an individual) and the author of source material, such as a book, play, or screenplay,[1] for an exclusive, but temporary, right to purchase the screenplay, given the film producer lives up to the terms of the contract." per Wikipedia https://en.wikipedia.org/wiki/Option_(filmmaking) #robertpattinson #clairedenis #margaretqualley #optioned #film #producer #screenplay #indiefilms #indiefilm #indie https://www.instagram.com/p/CPJkItbHnS4/?utm_medium=tumblr
hier high life
je ne connais pas le cinĂ©ma de Claire Denis, je ne connais pas Claire Denis, je ne cesse dâentendre: le cinĂ©ma de Claire Denis, sans point de suspension, avec juste une question : tu ne connais pas ? et puis une autre, presque la mĂȘme : ah ? tu ne connais pas ?Â
plus prĂ©cisĂ©ment, jusquâhier, jusquâĂ High Life, je ne connais pas le cinĂ©ma de Claire Denis, donc je ne pourrais dire dâHigh Life que ce que jâen ai vu, sans perspective, sans autre perspective de son histoire, de son cinĂ©ma, du cinĂ©ma de Claire Denis
jâai vu du vide, des espaces vides dans le vide de lâespace, presque jamais montrĂ©, montrĂ© comme on montre lâintĂ©rieur dâun ventre le vide intersidĂ©ral, le vide, le vide creusĂ© Ă pleines mains errant dans un vide sidĂ©ral qui est tout aussi bien lâinfini quâun ventre, jâai vu des corps, des corps violents, des corps qui gravent au tesson, qui tuent et sont tuĂ©s, jâai vu un corps nu qui femme et ĂągĂ© spasmodique jouit dans une boĂźte noire, un corps qui refuse toute jouissance et qui corps dâhomme est violĂ©, un autre corps que la violence dâun homme ne parvient pas Ă violer mais qui femme le sera par la mĂȘme femme que celle qui viole le corps dâhomme, comme lâon viole lâespace que lâon veut insĂ©miner de notre prĂ©sence, et comme lâespace digĂšre, pour le moment, dans sa lumiĂšre, sans consĂ©quence, des corps qui tuent, qui devenus fous dâespace infini et dâhuis clos tuent et sont tuĂ©s pour pouvoir mourir le choisissant
âmĂȘme dans lâespace ce sont les noir-es qui meurent les premiersâ nous rappelle Claire Denis, et cette femme qui meurt la premiĂšre, cette femme isolĂ©e, racisĂ©e, ce nâest pas lâhomme racisĂ© du groupe en vrille qui la protĂšge, je pense Ă Audre Lorde, et les femmes et les hommes, et quels rapports entre eux, ce nâest pas cet homme, câest envers laquelle la violence sâexerce rĂ©pĂ©tĂ©e sans mĂȘme quâelle ne puisse se dĂ©fendre, une seule autre, pas toutes les femmes, une seule autre femme qui, Ă rĂ©pĂ©tions, tout le temps, dĂšs que possible, la protĂšge
jâai vu le temps sâĂ©couler, le temps Ă rebours, le temps lent, la lente mise en place dâune torsion, dâaucunes diraient narration, en flashback qui nâen sont plus, jâai pensĂ© Ă Stalker de Tarkowski, jâai pensĂ© Ă 2001 de Kubrick, appris compris se plaçant au mĂȘme endroit rĂ©flectif, dans la mĂȘme esthĂ©tique temporelle, lâavancĂ©e impossible, et les images qui viennent de temps immĂ©moriaux, quâon ne peut plus, que celles et ceux embarquĂ©s ne veulent ne peuvent veulent dĂ©sirer veulent dĂ©truire, virales images, celles des souvenirs dans les souvenirs qui ici, dans le vide de lâimmense emmĂšne, un meurtre pour un chien, le meurtre dâune jeune femme pour la mort dâun chien qui Ă©tĂ© aimĂ©, tenu en laisse et aimĂ©, adorĂ©, et cette laisse, cette laisse dĂ©faite du cou du chien, câest peut-ĂȘtre toute lâhistoire dâHigh Life, toute lâhistoire dâune libertĂ© paradoxale retrouvĂ©e dans le cĆur de la mort, la vacillance dâune vie,  Â
il y a deux plans dâune matĂ©rialitĂ© Ă©trange, une main au dessus dâun puits qui lĂąche quelque chose auquel rĂ©pond celui dâun navire interstellaire qui dans lâinfini reste immobile, câest Ă dire se meut par un mouvement de camĂ©ra supposĂ© - tout est parfois si lent que les mouvements de camĂ©ra parfois sâabsentent de notre percpetion ; et jâen oublie un troisiĂšme, celui du monstre que chevauche dans la boĂźte noire Ă fantasmes, Ă jouissance, le monstre que chevauche la scientifique, lâinfanticide, y a-t-il un mot pour dire celle qui tue son mari, que chevauche la scientifique, la tueuse, la violeuse, lâensemenceuse, peut-on dire que la sorciĂšre dans toute sa force vitale chevauche un monstre informe un Ă©norme Ă©tron avant que vieille et jeune, ses cheveux serpents, avant quâelle ne flotte ses cheveux Ă©pars tout autour dâelle se laissant glisser dans le vide, dans lâespace, dĂ©rivĂ©e habillĂ©e aurĂ©olĂ©e de ses cheveux noirs et longs dansant encore alors quâelle est morte, lâest-elle ?, tout y est de la sorciĂšre qui est aussi celle qui crĂ©e la vie, une vie, car peut-ĂȘtre sans elle cette vie sans tous ces mort-es aussi serait advenue, les parents dĂ©jĂ commençaient Ă se sourire, commençaient, pouce sur la mĂąchoire et follette, commençaient Ă nous promettre, Caire Denis commençait Ă nous promettre que peut-ĂȘtre dans le vide, deux ĂȘtres, peut-ĂȘtre, allaient sâaimer ?
jâai vu des images trĂšs plates, sans perspective, trĂšs rares sont les perspectives, tout est filmĂ© contre, tout contre, tout le temps, et il nây a de la distance qui apparaĂźt seulement quand lâespace se vide,
jâai eu le souffle suspendu, quâest-ce ?, quâest-ce qui sâest passĂ© ?, que se passe-t-il ?, qui ?, jâai vu comme le tournevis qui sâĂ©chappe dans lâinfini tous les ressorts des histoires de genre, du genre de la science-fiction, comme la panne, comme le manque de ressources, comme la catastrophe venue de lâenvironnement, comme lâextra-terrestre, ĂȘtre Ă©cartĂ©s, inopĂ©rants ; dans lâespace et lâinfini toujours encore la mort et la vie venue des ĂȘtres humain-es ; jâai pensĂ© Ă ces expĂ©riences Ă©tranges qui ont lieu, ont eu lieu dans le ventre de Moscou, Mars500, ces expĂ©riences Ă©tranges oĂč des hommes, de futurs cosmonautes qui ne partiront peut-ĂȘtre jamais dans lâespace sont enfermĂ©s pendant 500 jours pour voir, voir comment Ă quel moment lâĂ©quilibre, la bienveillance sâarrĂȘtaient, dâoĂč naissent les frustrations, pour mettre en Ă©quation les sentiments, pour imaginer comment rendre possible la vie dans un espace confinĂ©e le reste de la vie,Â
jâai vu un jardin, un petit jardin bleu et vert, dans lequel il est possible de vivre comme de mourir, qui permet de vivre comme de mourir jâai entendu âne mange pas ta pisse, ne mange pas ta merde, mĂȘme si câest recyclĂ©, câest tabouâ, dit Ă une toute petite enfant, pour laquelle le mot tabou devient un jouet sonore, ta-boo, ta-boo, ta-boo ; jâai vu une ellipse, pas dâĂ©ducation, âquâest-ce que tu fais ? - je prie - tu pries quel dieu ? - je ne sais pas, jâai vu faire ça dans les images qui nous parviennent de la terre, je voulais voir ce que ça faitâ ; juste lâadvenue dâune jeune femme Ă©trange et sage - âest-ce que je ressemble Ă ma mĂšre ?â ; ta-boo ; ta-booh ! ; ce mot est un ressort que Claire Denis, comme le premier tournevis, Ă©gare, nous Ă©gare, et nous confronte au tabou de lâinceste, Ă nous mĂȘme, nos constructions mentales, sociales, nos peurs, mes peurs, entre ce pĂšre et sa fille, que va-t-il advenir, que peut-il advenir, jusquâĂ quel point irons-nous dans lâespace, lâinfini et le vide,Â
jâai vu des couleurs, de trĂšs belles couleurs, pleines, vertes, jaunes, bleues, oranges, noires, pleines, rythmant stĂ©rĂ©oscopiques
je me suis demandĂ©e : science-fiction post-patriarcale, oui, non, oui les femmes et les hommes mĂȘme si genrĂ©s sont dĂ©sassignĂ©s, la violence des femmes est rarement celle de lâimpuissance, de la folie peut-ĂȘtre, mais celle qui transforme, transmute, femmes et hommes, femmes puis hommes puis femmes, jusquâĂ une rĂ©solution qui ne dit rien, ne rien dire câest dĂ©jĂ ne pas imposer, la suspension est souvent vertueuse, ouvre, permet de revenir, comme dans le jardin vert et bleu du navire interstellaire n°7, gros container maritime, y revenir, continuer Ă y penser, quâest-ce que câest cette lumiĂšre, la lumiĂšre du trou noir, est-ce que la douceur qui finalement est nĂ©e de la violence va-t-elle y disparaĂźtre ?  Â
One year ago today!! . . . .
I feel so privileged. Yesterday I had the opportunity to show Rob my support and my admiration for him and his talent. Great memories to treasured. The film High Life is amazing, donât miss when itâs released in your country #RobertPattinson #robpattinson #robsessed #clairedenis #juliettebinoche #miagoth #HighLife #66SSIFF https://www.instagram.com/p/BoRl3l9FD-6/?igshid=jdxn08ghg2km
Willow by tindersticks (featuring Robert Pattinson)

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Beau Travail (1999)
Dir: Claire Denis Dop: AgnĂšs Godard
Oblivion awaits. High Life âš is in theaters April 12, 2019.
Isaach De Bankolé & Alex Descas dans "S'en fout la mort" (1990), dir. Claire Denis.