De notre évolution personnelle avec Thelema
Nous n’avons pas besoin de cours en biologie pour vivre, même si une telle formation peut aider à comprendre ce qui se passe dans notre corps et pourquoi. Un bébé respire et mange même si ses parents ou géniteurs ne connaissent rien en anatomie ou en physiologie.
Une personne déficiente sur le plan psychologique n’a pas besoin de suivre un cursus en psychiatrie pour avoir sa propre idée sur le conscient et l’inconscient, même si elle est incapable de les nommer.
Ce dont nous avons tous besoin c’est de connaissances pragmatiques, qui ont une utilité dans notre vie de tous les jours. Nous aimons en savoir plus sur la biologie pour pouvoir nous alimenter mieux. Nous aimons connaître les études sur les réactions émotionnelles d’un bébé pour aider au mieux nos enfants. Nous aimons comprendre les causes du stress pour nous en protéger et éviter l’infarctus.
Il en est de même pour satisfaire notre envie d’améliorer notre condition quotidienne et le changement (parfois radical ou douloureux) qu’il implique, dans le sens où je l’avais abordé dans mon troisième post (cliquez ici).
Outre certaines autres notions (dont celle du temps que j’aborderai d’ici peu), une notion d’importance est celle de la différence (à première vue) entre la réalité physique et les autres (dont la réalité psychologique, par exemple).
D’un point de vue physique, l’homme est un point minuscule dans l’univers. Cela nous donne vite l’impression de notre fragilité, de notre insignifiance, voire de notre inutilité. Cela pourrait amener à des comportements inadéquats, asociaux, criminels sous cette justification que, après tout, en toute relativité, ça n’a finalement aucune importance.
D’un point de vue psychologique, pour chacun de nous pris individuellement, tout tourne autour de l’égo et démarre de lui. “Je” peux avoir une idée sur ce Post que je lis pour l’instant, mais comment pourrait l’avoir la “personne” assise juste à côté de moi qui n’est pas là parce que “pas née” ? (Je conçois qu’il faille relire cette dernière phrase.)
Pas d’égo sans corps. Et chaque égo devient un point dans lequel se concentre l’entièreté de l’univers donné à connaître à tout individu grâce à l’intellect. Mais pas uniquement, sans quoi ce serait un repli autistique qui apporterait aussi son lot de comportements inadéquats, asociaux, voire criminels.
Tout est une question d’équilibre.
Il nous faut regarder le graphique des Séfirots (cfr. Post #6) comme étant une interaction et un accès de Dieu (en haut) à l’Homme (en bas). Dieu (ou appelez-le “La Force”, ou le “Grand Architecte”, ou comme vous le (ou la) voulez) fait “émaner” quelque chose (les émanations ou Séfirots). Et la nature humaine se révèle dans sa création charnelle. Dans ce corps se déploie d’autres émanations. Certaines ne se déploient pas d’office et peuvent devenir l’objet de l’étude, de la construction et du développement de l’Homme. C’est ce que nous appelons “la route du retour” en Magie.
Il y a quatre grandes étapes dans la création par Dieu de notre réalité : Chiah, Neshamah, Ruach et Nephesh, Chacune de ces étapes correspond respectivement à une des quatre lettres formant le nom de Dieu chez les juifs, à savoir : Yod, Heh, Vav, He. Soit, en hébreu : יְהוָה
Ne pas développer ces quatre étapes c’est ne pas atteindre pleinement la réalisation de ce nom divin a la prononciation tenue secrète. Et donc, ce qui advient est dès lors un nom incomplet et donc différent. J’en parlerai plus loin dans ce Blog.
Crédit photo : image par Olga Ozik sur Pixabay
A ce niveau, ce qu’il faut c’est retenir que :
Chiah est la force de vie (élément : feu)
Neshamah est l’esprit supérieur (élément : eau)
Ruach est la conscience (élément : vent)
Nephesh est l’esprit animal (élément : terre)