Pour ne pas perdre ses illusions, le mieux c'est d'en avoir le moins possible.
Alphonse Boudard
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Pour ne pas perdre ses illusions, le mieux c'est d'en avoir le moins possible.
Alphonse Boudard

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Iconologie Tiree de Divers Auteurs (1766). Found in the Internet Archive by AnitaNH
Pour ne pas perdre ses illusions, le mieux c'est d'en avoir le moins possible.
Alphonse Boudard
Pour ne pas perdre ses illusions, le mieux c'est d'en avoir le moins possible. Alphonse Boudard
"Une mégère coiffée d'un casque allemand brandit un fusil au coin de la rue. Elle braille des slogans des sa bouche édentée. "Pétain au poteau !" Cette fois c'est bien fini les amours du Maréchal avec ses populations. On glaviote son effigie sur la chaussée... on la piétine... "Pétain à mort !" C'est pas si loin le mois d'avril, les acclamations places de l'Hotel de Ville. Pour peu qu'on n'ait pas la mémoire si courte, ça vous donne à gamberger sur la fragilité du pouvoir,  la versatilité des masses."
Alphonse Boudard, Les combattants du petit bonheur.

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"On n'allait pas au cinoche la bouche pincée... l'âme perplexe... tout chancelant d'indécision. On se pourléchait à l'avance du gras naveton... n'importe ! Confectionné par des scénaristes aux abois, traqués par les huissiers... je connais maintenant l'engeance... la CAVMU aux trousses ! On se pointait avec notre petit pognon... on en voulait pour et même plus ! On acceptait tout... l'invraisemblable, le mauvais goût, les outrances, le patriotisme délirant, les fins heureuses.. les beaux assassinats... les faux singes, faux cils, fausses barbes... faux sentiments ! Tout faisait notre bonheur. C'était la fête le cinoche... si le spectacle était médiocre on mettait la main à la pâte. On améliorait la sauce aux quolibets... à la gueulante ! C'était ça le théâtre populaire. On recherche en vain la formule depuis. Ça venait tout seul, ça allait comme je te pousse. On n'avait pas besoin d'animateur subventionné."
Alphonse Boudard, Les combattants du petit bonheur.
Je vous place à une époque où seuls les écrivains de métier écrivaient… Mauriac, Maurois, Henry Bordeaux ! Ca démangeait pas tout le monde comme aujourd’hui… les chanteurs, les flics, les voyous, les prostituées, les coiffeurs, les bonnes d’enfant, les infirmières… la vie d’une plongeuse de grande restaurant ! Chacun écrit – ou se fait écrire – son petit ouvrage ! Et on vous sacre grand tauteur… on s’empresse… personne ne veut être en retard d’une découverte… la louange… cher maître ! Il devient fou de vanité, le Gugusse ! Suis-je Montaigne ou bien Stendhal ?... Les deux ensemble, plus Nerval ! Vous énoncez ça au plus calamiteux saltimbanque, il part prompt dans son froc… il arrête plus de se pogner la suffisance !
Alphonse Boudard, Les combattants du petit bonheur.
"Les intellectuels... si les Nazis avaient gagné la guerre, je suis certain, à nos télévises, ça serait peu de choses près les mêmes figures qui apparaîtraient. Avec la même véhémence, le même talent, la même sincérité à fleur de peau, ils soutiendraient l'inverse de ce qu'ils débagoulent de nos jours. Ils seraient pour l'ordre, la race, la famille. Ce qui compte avant tout c'est d'être du bon côté du manche... tenir la queue... de la poêle, je précise."
Alphonse Boudard, Les combattants du petit bonheur.